LA « MAISON' DE BOURGOGNE
« gaiges » de tant de chanteurs de la grande et de la petite chapelle, de tant de chambellans, maîtres d'hôtel, panetiers, échansons, écuyers tranchants, écuyers d'écurie, varlets servants, coustiliers, sommeliers, saussiers, fruitiers, fourriers et que sais-je encore ? A peine l'Empereur a-t-il renoncé à sa couronne que les Cortès adressent leurs plaintes à son fils : « La Majesté Impériale en maintenant « tant d'années sa maison à la façon et mode « de Bourgogne et vous, Sire, en procédant (( de môme, avez fait dépenses telles qu'elles « sufïiraient à conquérir et gagner un royaume « et avez consumé une grande partie de vos c( rentes et patrimoine : de quoi résultent bien « des dommages. Et ce qui est plus grave, « c'est que ces royaumes reçoivent par là, en « quelque manière, défaveur et injure, et que « la nation oublie la maison royale à la façon et « mode de Castille, qui est la nôtre pro|3re, « très ancienne et moins coûteuse ^ » La supplique ne fut pas entendue; les rois d'Espagne ne diminuèrent pas leur train, ils l'accrurent au contraire et la orande machine l^ourguignonnc continua de fonctionner comme devant j en multipliant seulement ses rouages. Les