Cuaderno des Cortès de Valladolid de
plaintes aussi se renouvelèrent. Elles émanent même de ceux qui avaient appartenu à la maison et n'y avaient, parait-il, point fait fortune. Voici celle d'un commis remercié que la misère a rendu poète : « Oh Bourgogne, Bour- « gogne, pour mon mal tu as été inventée ! « Sept années je t'ai servie, sans rien obtenir « sinon de me voir sans un sou. Le peu que (( j'avais est engagé et mon nom traîne dans
« les livres des marchands Ah non, je ne
« regrette pas de te quitter, car ton service « m'assomme! tu as plus de cérémonies que « l'ancienne loi des Juifs, etc. * »
Nous avons vu les Flamands en Espagne ; nous allons voir les Espagnols en Flandre. Ceux-ci vont prendre leur revanche. Après avoir été pressurés et foulés, ils vont à leur tour o|)primer leurs anciens maîtres. A Charles- Quint, qui fut toute sa vie plus Flamand qu'Esjjagnol, qui favorisa ses sujets des Pays-Bas autant qu'il put, souvent môme au détriment des autres, à Charles-Quint succède Philippe II, qui lui fut bien décidément Espagnol, par conviction et volonté, plus peut-être que
1. liomancc cuiUraheclio al de Bclerina, par Don lîcrnardiiio de Ayala (Bibl. nat. de Paris, ms. esp. n° 373, fol. 1 15 \°).