‹ Études sur l'Espagne (volume 4)Chapitre 129 sur 197 · LA FLANDRE AIMABLE · texte numérisé non relu

LA FLANDRE AIMABLE

« la représente dans les tableaux. Ici un mont, (( là une agréable vallée où courent deux daims « que poursuivent trois lévriers. Au tournant « d'une côte, voici deux chasseurs qui préce sentent leur épieu à un sanglier. Plus loin, « au son de quelques instruments, deux dames « vêtues de vert écoutent l'amour subtil d'un « cavalier à pourpoint jaune, qui, assis sur « un pont, leur débite des propos tendres. « Ailleurs, un jardin où un galant charme trois « dames avec sa viole, pendant que d'un chà- « teau, qui a un pont-levis, trois tours et cent « fenêtres, on apporte une collation. Ailleurs « encore, on danse des pavanes. De tous côtés (( jaillissent sources et fontaines. Et voilà a Flandre... en peinture \ »

Sans doute, l'auteur de cette description devait avoir présent à la mémoire quelque tableau d'un Brueghel de Velours où sont représentés les divertissements champêtres des archiducs et de leur cour de Bruxelles.

Après la nature, les hommes. Ici la matière est plus complexe , les jugements aussi plus sujets à caution, parce qu'ils sont souvent entachés de parti pris ou d'exagération.

Il arrive que des traits du caractère flamand

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