El castigo del penséque, acte I, se
qui choquent ou étonnent les Espagnols sont par eux mis trop en relief, présentés comme trop essentiels, alors qu'ils ne nous paraissent qu'accessoires ou secondaires. En général, l'Espagnol n'aime pas dans le Flamand ce qui est naturel, spontané ; il n'aime ni ses sentiments, ni ses appétits, ni ses allures, tandis qu'il prise beaucoup, au contraire, ce qui chez lui est le produit de la réflexion, de la volonté. Gela est logique. Des hommes de tempérament contraire ne sympathisent pas ; mais quand ils ont fait abstraction du sentiment et se cantonnent dans le domaine de la raison, rien ne les empêche alors de s'entendre, ni même de s'apprécier mutuellement.
(c Les Flamands sont beaux, grands, bien « faits, mais de nature phlegmatique, froids « et lents. Ils ne sont ni colériques, ni hautains, « ni vicieux, et l'on peut compter sur leur vé- « racité et leur fidélité ; mais la nouveauté les « séduit, la soif du gain et l'avarice les domi- « nent. Crédules, ils se laissent facilement « tromper. Leur ténacité est incomparable. Au « pied du gibet, ils montrent un courage bar- « bare. Un verre à la main, vous les voyez « boire à la santé du bourreau et de ceux qui « les entourent, faire tranquillement des « recommandations à leurs parents et amis,