CERVANTES ET LES MORISQUES
OÙ Cervantes rinvoqiiait, il préparait l'annexion du Portugal, cherchait à « recoudre le lam- « beau jadis arraché à la robe de l'illustre « Gastille » ^ Après, il forma des projets plus ambitieux encore, il prémédita une sorte de monarchie universelle catholique dont la vision s'évanouit dans le désastre de l'Armada. Les dernières années du règne s'écoulèrent sombres et furent traversées par beaucoup de difficultés intérieures. Il mourut ne comptant même pas que son faible successeur tiendrait tête aux ennemis -du dedans et du dehors ni ne réussirait à conserver intact l'immense héritage. La croisade tant désirée par Cervantes n'eut jamais lieu, les bagnes retentirent longtemps encore des cris de douleur des captifs et les pères rédempteurs recommencèrent leurs lamentables pérégrinations.
Des Morisques, Cervantes a été amené à parler à plusieurs reprises, dans le Don Quichotte, dans les Nouvelles, dans le Persiles\ et