Hispaniip hihliotlieca. Francfort, 1608. p
144 II. LE lâzarille de tormes.
cette opinion ne devait-elle avoir cours que dans un cercle assez restreint d'érudits et de bibliographes, puisque ni l'éditeur des poésies de Mendoza (1610)^, ni Baltasar de Ziiniga, auteur d'une courte biographie de ce personnage (1G27) ", n'y font la moindre allusion, ne marquent en aucune manière que ce brait leur ait paru digne d'être seulement noté au passage.
Mais le racontage de Schott se propage au xvii° siècle, grâce à Tamayo de Vargas, compilateur érudit, quoique fort dépourvu de critique et discrédité par son intervention dans la triste affaire des fausses clironiqiies"'. Dans sa Jiinta de libidos, la mayor que Espana ha visto Jiasta el ano 16*22, bibliographie manuscrite, qui, dans quelques cas, peut encore être utilement consultée, Tamayo (à l'article Mendoza) se réclame des Belges, André et Schott, et adopte leur avis : « Comiinmente se attribuie este
1. Obras del insigne c(n'(dlero Don Diego de Mendoza, embaxador del emperador Carlos Qui n ta en lioina, rccopiladas por Frey Juan Diaz Hidalgo, Madrid, 1610, in-4".
2. Ih'eve memoria de la s'ida i niiierte de Don Diego de Mendoza, escrita por don Baltazar de Çuniga, dans l'édition de la Guerra de Granada de Mendoza, publiée à I^isbonne, 1627, in-4''.
3. J. Godoy Alcânlara, Historia ciitica de los falsos cronirones. Madrid, 18r)8, p. 221.