RÉFUTATION DU « VOYAGE
La troisième, dont il s agit ici, renchérit sur les deux autres, non seulenient par la manière dont certains articles ont été retouchés, mais encore par Taugmentation d'une soixantaine d'autres nouveaux, qui tous respirent le même esprit d'outrage et de mépris contre la Nation Espagnole. De plus, TAuteur encouragé peut-être par des exemples récens, a mis son nom à la tôte de cette dernière édition, ce qu'il n'avoit pas osé faire dans las précédentes.
V. Ex^ peut se rappeler que j'eus l'honneur de lui parler de ce libelle, Û y a déjà plusieurs mois, en lui remettant un exemplaire de l'édition in-18 ; et qu'elle voulut bien écrire à M. le lieutenant général de police, pour en arrêter la distribution à Paris.
Une personne instruite a depuis entrepris de relever dans un petit écrit les écarts révoltans et les faussetés grossières qui forment le tissu de cette étrange production. Elle a soumis son ouvrage à la censure ordinaire et ce n'est qu'avec la permission du gouvernement qu'il a été imprimé et mis en vente chez un libraire de Paris. Cela s'est fait en mon absence, et pendant mon séjour à Bagnères.
C'est précisément dans le même tems qu'a été publiée la troisième édition du Voyage en Espagne. Quoique la réfutation n'ait pu embrasser tous les articles de cette dernière édition, qui n'existait pas encore, elle suffira néanmoins pour détruire les nouvelles impostures qui s'y trouvent ; parce qu'en voyant de quoi l'auteur a été capable dans les deux premières éditions, on saura s'en tenir sur tout ce qu'il se permet de plus dans la troisième.
Il faut que V. Ex«« prenne la peine de parcourir cette troisième édition pour se convaincre par elle-même de la licence et de la témérité de l'écrivain. Il n'est point d'objets ni d'ordres de personnes dont il ne fasse le suget de ses sarcasmes. Le Militaire par exemple, cet ordre si délicat sur l'honneur, à quel point ne le dégrade-t-il pas, et dans les deux éditions anonimes et dans le second vo-
lume de celle qui paroit qu'il soit, ou bien ignorar réduire, comme il le fait, régimens d'infanterie nat moins trente deux, indëpt gers dont il fait mention ?
dû à la personne sacrée di cente dont il parie, dans t de Sa Majesté. Mais mon i toutes les impertinences d mieux dans l'Ouvrage mêi
Je suppose que la trois chàtel, comme le frontisp est étrangère, la personn M. de Langle est un gent même qu'il est ofEcier c librement dans le royaumt la première édition de son quelque temps à Lyon, Il deux volumes, pages 116 a été enfermé dans le chai
Je sais qu'il y a en Fr qui méprisent comme il c les sarcasmes indécens di de Langle. Mais je sais ai un bien plus grand nombr Je suis même souvent cor a la simplicité de me témi guliéres que j'ai à essuyer ce sexe aimable et respect ses adhérens, a le droit d« sentimens. D'ailleurs, Mo grossières, à force d'être rent enfin une consistancE à la longue une i m près sic s'efface point.
Je crois donc devoir rei