‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 122 sur 212 · PLANS DE DÉBARQUEMENT · texte numérisé non relu

PLANS DE DÉBARQUEMENT

« le cas où la surprise, sur laquelle il comptait « aveuglément, n'aurait pas pu avoir lieu. »

Partie dans les derniers jours dejuin de Carthagène, l'escadre espagnole mouillait en vue d'Alger le 1®' juillet 1775, et, dès ce moment, commencèrent les hésitations, les tâtonnements, les contre-ordres et aussi les tiraillements entre O'Reilly, commandant en chef de l'expédition, et D. Pedro de Castejon, commandant de l'escadre \'^ Le jour même, des ingénieurs de la flotte explorèrent la côte nord-ouest, entre la place d'Alger et la Pointe Pescade, mais ne purent en lever qu'un croquis insuffisant qu'ils s'appliquèrent à rectifier et à compléter le 2. Aucune reconnaissance ne fut tentée ni dans la grande baie de l'est ni sur la côte occidentale, au delà' de la Pointe Pescade.

Dans le conseil de guerre tenu également le 2 juillet, les officiers généraux décidèrent, sur la proposition d'O'Reilly, que le débarquement aurait lieu le lendemain 3, sur un point de la baie situé entre la place et la rive gauche de la rivière l'Harrach. Mais les ordres ayant été communiqués tro^ tard aux commandants des navires, l'opération fut difiPérée et renvoyée au 4. Sur ces entrefaites, c'est-à-dire pendant la journée du 3, le vent fraîchissant, un ordre intervint de tout suspendre. O'Reilly saisit alors le conseil d'un autre projet : cette fois, il s'agissait de

1. D. Pedro Gonzalez de Castejon, marquis Gonzalez de Castejon, qui fut ministre de la marine et mourut le 19 mars

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•débarquer, non plus sur la graade plage de l'est, lais à l'ouest, dans la baie nommée par les Espagnols e la Mala Muger, qui se trouve comprise entre le ap Caxine et le Ras Acrata. Quoi qu'on ait pn dire, : plan consistant à débarquer à l'ouest d'Alger, soi ne plage qui n'était défendue par aucun ouvrage, et s'emparer ensuite des hauteurs de la Bouzaréa qui ominent la ville et le Fort l'Empereur, pendant u'une partie de la flotte ferait une diversion entre Harrach et le cap Matifou, ce plan était bon en soi, t c'est à peu près celui qui a été suivi en 1830, sauf ue le point de débarquement a été reporté encore lus à l'ouest, sur la plage de Sidi Ferruch. Un aime plat, survenu tout à coup, détruisit ce second rojet et l'on revint au premier, qui ne put être mis exécution que dans la nuit du 7 au 8.

L'opération du débarquement s'effectua dans le lus grand désordre; les chaloupes, chargées des -oupes qu'elles avaient prises à bord des navires, rrivèrent toutes en même temps à terre. II en réiilta que tes divers détachements, environ huit mille ommes, débarquèrent lentement et bruyamment, u'ils se mêlèrent d'une façon inextricable et que les flGciers perdirent un temps précieux à reconnaître ;urs hommes ; il en résulta en outre que ces détahements, au lieu de se former en colonnes, comme avait prescrit O'Reilly, se massèrent instinctivelent en bataille. Si les Algériens avaient su profiter

ces p]

heures de confusion, ils

■es facilement rejeté dans la mer toute ta première ivision de l'armée espagnole, qui, dans la situation

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