‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 130 sur 212 · D. Pedro de Silva, frËre da mirquia de Sauta Cruz · texte numérisé non relu

D. Pedro de Silva, frËre da mirquia de Sauta Cruz

GRANDS d'eSPAGNE

Charles III. Grimaldi cependant ne tomba pas tout de suite. Le rusé et intrigant Italien essaya d'ane savante manœuvre pour rétablir son crédit fort ébranlé ; il pensa faire un coup de maître en persuadant au Roi d'admettre dans son conseil d'État son fils aîné, le prince des Asturies, qui avait été jusque-là soigneusement tenu à l'écart de la politique: il était grand temps, disait- il, que le Prince qui devait régner un jour fîiit initié aux secrets de l'État. En réalité, Grimaldi cherchait par là à réduire un ennemi, à amadouer le futur Charles lY, accaparé et dominé par les Aragonais qui travaillaient depuis longtemps à ruiner le ministre italien pour s'emparer de la direction des affaires. La manœuvre de Grimaldi ne réussit pas. Comme auparavant, le Prince n'agit que sur les insinuations de sa femme et de sa camarilla, et continua son opposition au ministre. En sorte que ce dernier mécontenta le père, fort jaloux de son pouvoir absolu et qui n'aimait pas à le partager même avec ses proches, et ne gagna pas non plus le fils. Dans ces conditions, la place devenait intenable et le moindre incident devait décider une retraite que tout le monde considérait comme forcée. Une question d'étiquette quelconque amena Grimaldi à donner sa démission, qui fut acceptée en novembre 1776*. Pour reconnaître ses services, le Roi le nomma ambassadeur à Rome ; puis, l'année d'après,

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