A VIENNE
uer, c'est absolu ment le on doit laisser son
etien. Mon cher neveu du premier coup d'œil ant à fouetter.
t, il n'a pas crû devoir 11 est donc venii le 'êtes point en peine à îu sur son ini^ratîtude, uément sur sa belle é<]uipée ici et ce charmant dëbul dans le monde.... Il me l'a amené pour me faire des excuses. Je l'ai fort assuré que je n'avois que de la pitié mais point de rancune contre lui, que je savois trop bien qu'il seroit mis à la raison pour avoir voulu perdre mon tems à me fâcher contre un enfant, que d'ailleurs je ne reconnoissois ni son cœur et encore moins son stile dans ces belles epitres. Il m'a assuré avec beaucoup d'esprit que tout venoit de lui. J'ai levé les épaulles et je suis tombé de la - sur M' de Lœuvenstein que je n'ai pas épargné ; quand à son abbé, j'ai tranché le mot en disant que c'étoit un malheureux, un coquin, qui ne seroit jamais que colfré et de ma façon, que c'étoit ainsi qu'on faisoit grâce à un perturbateur du repos des familles. Je lui ai fait envisafer la honte qui rejaiUissoit sur lui d'arriver dans la première cour de l'Europe escorté d'un fripon et d'un autre espèce, son conseiller de Mayance, qui, parparentése, s'est trouvé mal embarqué et mouroit de peur.
M. de S... a appuyé tout ce que je disois, il a fini par lui conseiller de ne pas voir l'Empereur, mais de revenir dans quelque temps, de votre consentement, lorsque tout seroit oublié et de se faire présenter pour lors d'une manière convenable ; mais c'est de quoi il n'a tenu compte non plus que tout ce qu'on lui a dit.... Il nous a dit d'autres impertinances que j'ai oublié. Enfin deux jours après, M. de S... sortant de chés l'Empereur
GRANDS D ESPAGNE
qui étoii prévenu, M. de S..., dis-je, a trouvé notre neveu dans les antichambres. Il est entré et TEmpereur a dit que, prévenu par mon mari, il a voit fait la leçon au jeune homme en lui faisant sentir son bonheur d'être dans la dépendance de son oncle, homme d'esprit, de mérite et dont la réputation étoit bien faite... Le neveu a paru sentir ses torts, s'en repentir, et l'Empereur l'a exorté à s'en remettre à vos bontés. De là il a quitté Vienne avec sa courte honte...
M. de S... dit à présent que vous ne devez pas mollir sur sa séparation d'avec M® de Lœuvenstein, absolument essentielle, de même que sur le renvoyé des deux espèces Gomorel et Bleaux ; si vous faites grâce à cet égard, il n'y a rien de fait
Adieu, mon cher frère, vous aurez de la peine à lire ceci, et j'en suis moi fatigué ^ ».
Tous ces démêlés si piquants, mais dont nous ne pouvons pas poursuivre Thistoire plus longtemps, avaient amené le prince Emmanuel à Bruxelles auprès de sa sœur de Starhemberg. Il est vraisemblable qu'il profita de son séjour en Belgique pour s'arrêter à Spa et y prendre les eaux que réclamait, paraît-il, l'état de sa santé. C'est ce qui résulte de moins d'une lettre que lui adressa son ami le comte de Grillon: « Il me tarde bien, mon cher ami, de «( vous savoir arrivé à Spa, et surtout d'apprendre « que les eaux vous font du bien... Revenez-nous... (( avec cette santé que j'aurais enviée à tout autre (( et cette gaieté qui vous rend heureux vous et vos « amis^ ».