Mémoires du marquis de Bouille, Paris, 1821, p
,A REVOLUTIO» 283
peut-on croire que, s'il le marquis de Bouille Q? D'autre part, une mois de septembre 1790 e Paris, mab prêt à y ne diâère plus, mon ! nous menons l'un et rons quitté Paris ; vous nouvement et moi dans e objets nouveaux vous înt des idées de guerre, . .
lis jours et nous ne repremiers jours du mois z aussi k peu près dans
nous produirons plus bas nent que Salm, dè$ qu'il it, vers la Sn sans doute 1 maison qu'il possédait ain, près l'hôtel Coati, nagne, puis en Suisse, )esse de Bouillon et où ;s le mois de mai 1791, à ses affaires. Ce qui le tait d'établir sa qualité aux lois édictées contre il possédait de mobilier Ion absence n'est point
ar BeauvaU. 18 septembre le 1868, t. II, p. 457).
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(( assurément une émigration », écrit-il à son agent à Paris, un nommé François Bernard, ce un étranger « ne peut jamais être censé avoir émigré parce qu'il « a voulu se retirer chez lui^ )>. Puis il lui fallait encore obtenir la liquidation de son régiment et s'en faire rembourser le prix, conformément au décret rendu, le 28 mai 1791, par l'Assemblée Nationale. Ces affaires délicates et difficiles donnèrent lieu à une longue et active correspondance où Salm laisse parfois percer ses sentiments sur Tétat des choses, trahit ses regrets et ses appréhensions. Ainsi, dans un billet à Bernard, après l'avoir prié de passer à l'ambassade d'Espagne prendre des nouvelles de son ami le comte de Fernan Nunez, il ne peut s'empêcher de railler cet agent qu'avait un' peu trop séduit la faconde révolutionnaire : « Je « vous supplie de ne point me parler du bon « peuple^ ou apprenés moi le françois. Ce qui est « bon, c'est vous, et puis tous les honnêtes gens; « mais, en conscience, est-ce la majorité* »?
A d'autres moments ce sont ses meubles, ses livres surtout et ses lettres dont il se montre très inquiet et qu'il recommande aux bons soins du fidèle Bernard :
« Comme vous allez bientôt déloger et transporter par conséquent tous mes effets, je ne puis trop vous recom-
1. Lettre datée du Désert, près Lausanne, le 12 juillet 1791 (Arch. Nat. T 515, 1-2).
2. Lettre datée du Désert, près Lausanne, le 5 juillet 1791 (Arch. Nat. T 515, 1-2).