Grand-maître de l'ordre de Montesa
2. Le duc nomme la marquise del Vise Frazquita, du nom de son mari Don Francisco.
&NTONIO C&VANILLES
de Vtera à son ami
ent parmi les papiers liothèque Nationale, liv.) ; la première est une copie de l'époque ; la seconde, loriginal même que Cavanilles, sur la demande de Viera — comme l'indique le post-scriptum de la lettre — avait communiqué au prince. L'une et l'autre furent écrites après des séjours que le précepteur du marquis del Viso avait faits à Paris, en 1777, 1778 et 1781, et donnent sur les Infantado et les Santa Cruz divers renseignements assez curieux.
Il convient d'autant plus d'imprimer ces deux lettres que nous avons lieu de les croire inédites ; en tout cas, elles ne figurent pas dans la correspondance familière de Viera publiée, il y a une quarantaine d'années aux Canaries, en un volume petit in-i", à la suite de récits de voyages du même auteur. N'ayant pas pu prendre connaissance de cet ouvrage assez à temps pour l'utiliser dans le corps même de notre volume, il nous a paru
i. L'amitié que Viera portait à Cavanilles était payée de retonr. Ce dernier rendit mênje publiques, daaa un écrit imprimé à Paris, l'estime et l'afrectioii que lui inspirait le savant canarien: « Son vrai mérite ut sa vaste érudition, dit-il de ■ Viera, autorisent mon amitié à lui oOrir l'hommage de mes a seotiments pour lui » {Obstrvalions ^ M. l'abbé CavaniUts sur l'articU Espagne de la nouvelit Encyclopédie, Paris, 17Si, p. 35).
indispensable d*en extraire ici ce qui peut servir à compléter rhistoire des principaux membres de la colonie espagnole à Paris.
Le volume en question porte ces titre et adresse : Biblioteca Islena, Viages a Francia, Flandes, Italia y Alemania, por los aîios de 1111 a 1781, de D. José de Viera y Clavijo, escntos por el mismo. Santa Craz de Tenerife, 1849. Imprenta y libreria islena. Reg. Migael Miranda, et se compose de quatre parties qui ont chacune une pagination spéciale. 1^ Apuntes deldiario éitlnerario de mi viage a Francia y Flandes, en compania de mi alamno el Exmo. Sr. D. Francisco de Silva y Bazan de la Cueva, Marques del Viso, primogénito del Exmo. Sr» Marques de Santa Cruz, de su esposa la Exma, Sra. Dona Maria Leopolda, de los padres de esta sehora, Exmos. Duques del Infantado, y de toda su familiay comitiva, en los arios de 1777 y 1778, por Don José de Viera y Clavijo {lAA pages). Ce premier récit commence le 24 juin 1777, jour du départ de Madrid des Infantado, accompagnés du marquis et de la marquise del Viso, de Ca vanilles et de Viera, et se termine le 12 octobre 1778, date du retour à Valence du jeune marquis fort Tnalade, que son père avait été chercher à Paris et ramena avec son précepteur en Espagne oii il devait mourir quelques mois plus tard. Comme celles qui suivent, cette première relation de voyage est rédigée en forme de journal sans aucune recherche de style ; de simples notes, maiè bien prises par un homme instruit, intelligent, curieux et dont les réflexions sont parfois assaisonnées d'une petite pointe de malice. Il y règne la même humeur et le même ton que dans le Voyage à travers la Manche^ que nous supposions bien être de Viera et que nous pouvons maintenant, grâce à cette constatation, lui attribuer sûrement. — 2° Estracto de los apuntes del diario de mi via je desde Madrid a Italia y Alemania, en compania del Exmo. Sr. D. José de Silva Bazdn, Marqués de S ta. Cruz,.., y de su hermano el Sr. D. Pedro de Silva,