LETTRES DE VIBRA A CAVANILLES
Presbitero Comendador de Eljas en la ôrden de Alcdntara, Capellan mayor del Convento Real de la Encarnacion^ por los ahos de 1780 y 1781 (204 pages). — 3° Viaje a Alemania (93 pages). C'est le voyage qu'entreprit le marquis de Santa Cruz pour aller épouser à Vienne la comtesse de Waldstein. — 4** Carias familiares escritaspordonJoséde Vieray Clavijo à varias personas esclarecidas por sus dignidades, clase, empleos, literatura 6 buen caràcter de amistad y virtud (61 pages). ^' Lettres de Viera des années 1777 à 1791, à Antonio Capmani, Gasimiro Ortega, Domingo Iriarte, Antonio Gavanilles, marquis de Santa Cruz et autres personnages. Voyage en France et en Flandre (1777 et 1778). — Départ de Madrid le 24 juin 1777. La compagnie passe par Lerma, ville du duc de l'Infantado, où, le 28 juin, Fernan Nunez et D. Pedro de Silva viennent prendre congé de leurs parents. — Burgos, Miranda de Ebro. A l'entrée de la province d'Alava, berceau des Mendoza, diverses députations du solar de la Torre de Mendoza et des Siete Hermandades viennent complimenter leur seigneur. — Irun, Bayonne. Logé à V Hôtel Saint Etienne où avait habité peu auparavant Joseph II ; vu, dans la cathédrale, l'épitaphe de Marie Léopoldine de Lorraine, première femme du duc de Béjar. — Orthez, Pau, Tarbes, Toulouse, puis Carcassonne, où la foule, à la promenade, se presse sur les pas du duc de rinfantado le prenant pour un « infant d'Espagne, un prince du sang, un frère du Roi ». — Pézenas, où le duc reçoit les compliments de M. Benesech, ancien cuisinier du duc d'Arcos ; Montpellier, Nîmes, Valence et Lyon. Passé dix jours dans cette ville où Emmanuel de Salm Salm est venu à la rencontre de sa sœur et de son beau-frère. Visites aux manufactures de soieries ; la femme d'un des fabricants, amie d'Olavide, se lamente sur le sort de cette victime de l'Inquisition. — Mâcon, Chalon, Dijon, Sens et Fontainebleau. — Entrée à Paris, le 13 août, par la barrière d'Enfer. « Les gardes de
1 octroi arrêtent les voitores et les fouillent dans tous les coins et recoins, jusqu'à lever les jupes des dames avec assez d'insolence. » Descendus à VHôiet de Trévilk, rue de Toumon ; « A la porte, des poissardes viennent offrir des bouquets à la duchesse et Tacclament bruyamment. » Cet hôtel ayant paru mal tenu, le duc et sa famille s'installent, le lendemain, à Y Hôtel de Tours, rue du Paon. — 14 août. Reçu la visite de la duchesse de Vera^uas et d'une princesse de Salm. — 15 août. Dîné chez Aranda. — 16 août. Passé la soirée à la Comédie Française dans la loge de D. Luis Pignatelli avec Emmanuel de Salm et le comte de Crillon. On jouait V Amant bourru de Monvel. — 18 août. Visité la place des Victoires avec D. Ignacio de Heredia, secrétaire de l'ambassade d'Espagne. — 27 août. Dîné chez Aranda. —
2 septembre. Arrivée de Tévêque deTournay, Guillaume Florentin de Salm, frère de la duchesse. — 9 sep-, tembre. Le duc et sa famille quittent V Hôtel de Tours pour venir habiter la maison du prince de Salm, située rue d'Enfer. — 10 septembre. Première messe aux Feuillants, couvent voisin de l'hôtel de Salm. — 11 septembre. Dîné chez Aranda avec la duchesse deVeraguas, le marquis et la marquise de Mejorada, D. Luis Pignatelli, Emmanuel de Salm, l'abbé Rojas et D. Ignacio de Heredia. — 24 septembre. Dîné chez Aranda. — 16 octobre. Départ de la famille pour la Belgique. — 18 octobre. Mons, où Emmanuel de Salm se joint à la compagnie. — 20 octobre. Arrivée à Bruxelles ; dîné le soir à V Hôtel d'Angleterre avec la princesse de Starhemberg, sœur de la duchesse. — 21 octobre. Dîné chez la princesse de Starhemberg avec le duc de Bragance. — 3 novembre. Départ de Bruxelles et retour à Paris par Mons, Valenciennes, Cambrai, Saint-Ouentin et Compiègne. — 7 novembre. Arrivée à Paris. — 8 novembre. Assisté à la représentation du Père de famille de Diderot, à la Comédie française, avec Emmanuel de Salm. — 17 novembre. Ouverture du cours de
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physique de Sigaud de Lafond, auquel assistent régulièrement le duc, le marquis del Viso, le comte Carlet de Valence, Ga vanilles et Viera. — 22 novembre. Visite au laboratoire du chimiste Sage. — 1®' décembre. Dîné chez le prince Emmanuel de Salm. — 6 décembre. Ouverture du cours d'histoire naturelle de Valmont de Bomare. — 10 décembre. Dîné chez le prince de Salm avec Tastronome Messier. — 15 décembre. Dîné chez Kmmanuel de Salm avec le duc de Bragance. — 12 jan^ vier 1778. Visite de l'abbé La Garenne, ancien précepteur des fils du comte de Fuentes à Madrid. — 15 janvier. Assisté avec le duc de Veraguas à une réunion littéraire chez Pahin-Ghamplain de La Blancherie. — 27 mars. Dîné chez Aranda avec D. Sébastian de Llano, ministre d'Espagne en Suède. — 20 mai. Emballage, sous la direction de Sigaud de Lafond, des instruments de physique destinés au laboratoire du marquis de Santa Gruz à Madrid. — 29 mai. Informé le marquis de Santa Gruz de la maladie de son fils que le célèbre médecin Bouvard déclare atteint de mélancolie. — 27 juin. Reçu une lettre du marquis de Santa Gruz annonçant son arrivée prochaine à Paris. — 1®' juillet. Arrivée du marquis de Santa Gruz. — 4 juillet. Gonsult'ation des médecins qui ordonnent le renvoi du marquis del Viso en Espagne. — 6 juillet. Grand dîner chez Aranda auquel assistent les ducs de l'Infantado et de Veraguas, les comtes de Priego et de Siruela, les marquis d'Almodovar et del Viso, le comte Garlet, la duchesse de Veraguas, la comtesse de Siruela, D. Ignacio de Heredia, Gavanilles et Viera. — 8 juillet. Achat d'une voiture au Marais pour emmener le marquis del Viso. — 21 juillet. Départ de Paris avec les marquis de Santa Gruz et del Viso, et retour en Espagne par Blois, Tours, Bordeaux et Bayonne. — Du 4 août au 18 septembre. Séjour à Saint- Sébastien. — 10 septembre. Tolosa, où les marquis se rencontrent avec le duc et la duchesse de Villahermosa qui se rendent à Turin, et avec D. Pedro de Silva venu
au devant de son frère et de son neveu. — Du 11 au 17 septembre. Vergara, Victoria, Pamplona, Olite et Gadreita, ville appartenant au marquis del Vise. — 28 septembre. Saragosse. — 12 octobre. Arrivée à Valence. L^état du marquis del Viso s'aggrave de jour en jour; il meurt le 5 janvier 1779. *
Quoique très intéressant à divers égards, le voyage en Italie de Viera avec le marquis de Santa Cruz et D. Pedro de Silva ne Test pas autant pour nous, parce qu'il contient moins de détails sur les personnages qui nous occupent. Transcrivons seulement le récit de la visite que les voyageurs firent à Farinelli en passant par Bologne; il est curieux de le comparer à la relation de Fernan Nunez qui a été citée en son lieu. « 7 octobre 1780. L'après-midi « nous allâmes à la maison de campagne du célèbre « Farinelli, située non loin des portes de la ville. Ce « vieux capon^ chevalier de Calatrava, qui, ainsi qu'il le « disait, portait déjà trente-cinq ans sur chaque épaule, « se montra si ému et si incapable de prononcer une « parole, en embrassant le marquis, qu'il nous parut « très drôle. Sa figure, sa grande veste et sa perruque « lui donnaient une tournure et un aspect singuliers. Il « témoignait être très attaché aux Espagnols et conser- « vait dans son salon des tableaux représentant les scènes « principales des opéras joués devant Ferdinand VI. 11 « gardait aussi comme une chose sacrée un piano dont a lui avait fait présent la reine Barbe et nous y joua un « fandango. »
Nos trois Espagnols arrivèrent le 18 novembre 1780 à Vienne, où le marquis de Santa Cruz et son frère furent splendidement reçus, aussi bien par leurs deux tantes, la comtesse de la Puebla et la comtesse de Collalto, que par l'ambassadeur d'Espagne, comte d'Aguilar, et les autres Espagnols attachés, à divers titres, à Tambassade: les secrétaires, D. Domingo de Iriarte et D. Isidore