Bibl. Nat., Ms. Esp. 407, fol
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colonel ne se fit pas prier, mais il n'est pas défendu de supposer qu'il éprouva quelque mauvaise humeur à renoncer aux délices de la blanche ville andalouse. Comme lord Byron, le prince Emmanuel devait trouver un charme assez particulier au meneo des Gaditanes, et même nous en avons la preuve. Dans les papiers qu'il rapporta d'Espagne se trouvent quelques billets à lui adressés et qui ne brillent ni par l'orthographe ni par le style, mais qui n'en sont pas, pour cela, moins tendres. L'une de ces gentilles épîtres, écrite par une Manolita au tocayito de su corazon *, nous montre que l'insipide vie de garnison offrait, en 1772, quelques compensations agréables aux Manolitos qui savaient se faire aimer et qui étaient princes. Cuidado con las senoritas de Ceutal dit en terminant la Manolita : par acquit de conscience, sans doute, car on aime à croire qu'elle était assez avenante et avait laissé à son colonel d'assez doux souvenirs pour n'avoir point à redouter la concurrence des (( demoiselles » de Ceuta. Au reste, où qu'il séjournât avec ses petits Wallons, les jolies filles eurent leur bonne part des loisirs du colonel, et les femmes occupent une assez grande place dans sa correspondance avec Fernan Nuîiez pour qu'il ne soit pas permis de mettre en doute les aptitudes galantes du futur cavalier servant de M™® de Bouillon. A force de harceler ses protecteurs, de les apitoyer sur son malheureux sort, Salm finit par obtenir d'être
1. Cadix, 29 septembre 1772. Bibl. Nat., Esp. 407*«'.fol. 42.
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rappelé en Espagne: un ordre du l*"^ octobre 1772 assigna pour garnison au régiment de Brabant la vieille ville d'Âvila. Séjour peu plaisant, certes ; mais au moins n'y était-on pas trop éloigné de la cour et des résidences royales. Salm, il faut le croire, ne se montra pas beaucoup, plus satisfait de cette garnison que des autres, puisqu'il se fit, Tannée suivante, octroyer un nouveau congé. De 1773 à 1777, nous le perdons un peu de vue ; nous savons seulement par sa correspondance avec le duc de Tlnfantado qu'il passa presque toute cette période hors d'Espagne. Ces absences si fréquentes, qu'elles fussent ou non justifiées par des raisons de famille et d'intérêts, nuisaient incontestablement à sa situation militaire et devaient mécontenter ses chefs ainsi que ses camarades. Salm le comprit bien; aussi crut-il devoir adresser au Roi la démission de son emploi de colonel, au printemps de l'année 1774. La démission fut acceptée et il fallut beaucoup de peine à la duchesse de rinfantado pour obtenir des ministres que le Roi conserverait, au moins, au prince par trop nomade son grade de colonel. Libéré de ses devoirs militaires, Salm se remet à voyager, visite l'Allemagne, la Suède et la Russie; puis, en 1775, parcourt l'Italie et y rencontre l'empereur Joseph II qui l'attache pendant quelque temps à sa suite. De retour à Madrid, vers la fin de 1776, il en repart de nouveau, en avril 1777, toujours muni d'une permission du ministre, car, quoiqu'il n'exerçât plus de commandement, il appartenait néanmoins par son grade aux armées du roi d'Espagne.
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Une circonstance qu mais qui parait être l'i l'Infantado à Paris, pou ment le service du Roi C au Roi Très Chrétien. C Pacte de famille autc armées à passer, sous i dans l'autre ; ce fut d expresse de Charles III < au service de France.
Salm, qui depuis lougtt à la suite [coronel agr. pagne une requête à !'< servir « une autre branc!
L'autorisation sollicitée le 21 septembre, Rida que, puisque ses intér France et que cette na qu'un [por sangre y .
accédait volontiers à s( M. de Moutbarrey, min annonçait au prince de S lui accorder le grade de l'intention de Sa Majes a. au nombre des offîci régiments étrangers' »