Un peu moins : Farinelli était né à Naples, le 24 janyier
2. Vida de Carlos III, fol. 45. — Il faut lire, sur Farinelli et son chant, les intéressantes observations de D. Francisco Asenjo Barbieri dans son introduction à la Crdnica de la opéra italiana en Madrid de D. Luis Carmena y Millan, Madrid, 1878, pp. xli et suiv.
« génii et compétent en matière d'honnêteté, comme <c tu sais, et qui n'entend pas plaisanterie sur ce « chapitre, m'a affirmé qu^il en était, ainsi. » L'impératrice Marie-Thérèse jugeait différemment le personnage, qu'elle traite quelque part d'intrigant ifaccendone)^ accuse de hanter la mauvaise compagnie et dont, en cette même année 1773, elle demanda officieusement le rappel à son fils, rarchiduc Ferdinand ^ Mais laissons à Fernan Nunez ses illusions. — Au Colloredo, nommé tout à l'heure, il a voué un culte. Ils s'étaient déjà beaucoup connus en Espagne, où le prince avait été ambassadeur impérial de 1767 à 1771 '; mais cette nouvelle rencontre en fit des amis intimes.
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« L'opinion que j'avais conçue de lui m'a été confirmée dans une conversation que nous eûmes ensemble, au sortir de mon accès de fièvre, la première fois qu'il est venu me voir. Jamais de ma vie je n'avais causé si longtemps ni d'une façon plus suivie avec homme ni femme. Notre entretien commença à six heures du soir, et, sans quitter nos chaises, tousser ni cracher, et nous coupant alternativement la parole, nous entendîmes sonner une heure après minuit, alors que nous croyions qu'il était à peine onze heures. Tu peux penser si nous avons passé un moment agréable. Je t'assure que je lui ai plus parlé pendant ces sept heures que pendant tout le temps qu'il a demeuré en Espagne ; vraiment, il a fait ma conquête par sa manière de penser et son honnêteté [hombria,
1. A. von Arneth,. Briefe Maria Theresa an ihre Kinder, Vienne, 1881. t. I, pp. 148 et 238.
2. Il présenta ses lettres de créance le 10 juin 1767, et ses lettres de rappel en septembre 1771.
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