‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 90 sur 212 · Tome XXVII, p. 192. l^r avril · texte numérisé non relu

Tome XXVII, p. 192. l^r avril

2. Lettre à Vergennes, du 29 mai 1774 (H. Doniol, Participation de la France à U établissement des Etats-Unis d'Amérique, t. I, p. 50).

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« 2 de ce mois une conférence avec M. le comte I c(. d^Aranda au sujet des limites de Saint-Domingue ; I « le 9 nous en aurons une seconde. Si elle doit être I « du ton de la première, certainement nous ne I « terminerons pas ; mais ce sera un miracle si nous I « ne nous brouillons pas. J*ai connu bien des hom- I « mes d'un caractère très difficile, j'ai manié dans I « ma vie plusieurs affaires épineuses, y 'ai négocié avec I « les Turcs, c'est tout dire, mais je nai rien vu de I « pareil à cet ambassadeur, ^ » A quelques mois de I distance, Yergennes formule les mêmes plaintes, 1 bien qu'il reconnaisse à Aranda, malgré son tem- I pérament colérique, un fonds de bonhomie, (c Vous I (c connoissés cet ambassadeur et la chaleur de son I « caractère, mais peut-être n'avés-vous jamais 1 « éprouvé combien il est dur et quelquefois déso- 1 « bligeant en affaires, quoique dans le fond il soit I c( assez bonhomme*. » 1

Des deux côtés donc, à Madrid aussi bien qu'ai Paris, on s'entendait poiy* ne pas faire grand cas des \ lubies ou des emportements de l'ambassadeur espagnol : les mémoires et les projets dont il accablait, à tout propos, les secrétaires d'Etat, tombaient dans les cartons des ministères où ils gisent encore sous une respectable couche de poussière. Néan- 1 moins, les violentes sorties d' Aranda déconcertaient souvent le cabinet espagnol et surtout indisposaient de plus en plus Charles III, obligé, tout eh contre-

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