H. Doniol, /. c, t. I, p. 65. — 16 mai
ORIDA.BLA.NCA 155
bassadeur, de le ménager ir crainte : car en Espagne président de Castille ne B fut bien pis en 1775, er, dont l'insuccès fut ion, au général commanf du cabinet, Grimaldi. Il x à Madrid, parmi les er la présence d'Aranda :
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stre dirigeant, l'arrivée au successeur de Grimaldi, orts de l'ambassadeur avec >roduisirent aucun apaise- !, très versé dans les deux . prudent, mais empesé et 'exaspérer encore plus le ibord, Floridablanca était de cette clique qu'exécrait que dans ses conversations nsable des maux qui afllik'est plus le peuple qui est jour à un ecclésiastique , dont l'esprit est gâté, et
tf le bourgeois raisonneur, qu'on dit ici homme k « perruque. * » Puis, José Monino manquait de naissance, — ce qui n'empêchait pas ses flatteurs de lui fabriquer de pompeuses et ridicules généalogies — il se trouvait donc être un bien petit personnage pour servir d'intermédiaire entre Âranda et le Roi. L'antagonisme des deux ministres devait se manifester bientôt.
A plusieurs reprises lors de la rupture des alliés avec l'Angleterre, en 1778 et 1779, Aranda, qui présentait impérieusement des plans de campagne et prétendait tout diriger, adressa à Floridablanca des « dépêches de douze pages pleines de sarcasmes « et d'ironie* », que celui-ci, par modération sinon précisément par grandeur d'âme, essaya d'abord de cacher à son souverain, mais qu'il fut enfin obligé, pour sa propre justification, de mettre sous les yeux du Roi et aussi du prince des Asturies, fauteur, comme on sait, du parti aragonais, Charles 111, bien entendu, donna raison au ministre de plume sur le ministre de cape et d'épée, et eut, à ce propos, une conversation avec l'ambassadeur de France, M. de Montmorin, où il avoua sans réserves tout ce que depuis longtemps il avait sur le cœur. « Mandés <( à M. de Vergennes de ma part qu'il prenne garde « de se livrer aux idées d' Aranda ; il a la tête
1. Clément, Journal de correspondances et de voyages d'Italie et d'Espagne, t. II, p. 120.
2. Montmorin à Vergennes, 16 novembre 1778 (H. Doniol, /. c, t. III, p. 586).