‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 106 sur 161 · Travels through Spain, Londres, 1780, p. i · texte numérisé non relu

Travels through Spain, Londres, 1780, p. i

3. Voyage de Londres à Gênes j trad. de l'anglais, Amsterdam, 1777, t. II, p. 317.

dans les classes supérieures un goût inné pour les choses du cru. Tout Espagnol aimait à s'envelopper dans la cape traditionnelle, à en relever un pan pour se cacher le visage et à rabattre sur ses yeux le chapeau mou ou la montera * . Dans une casaque ou une redingote, quel que fût son rang, il se sentait mal à Taise et comme endimanché. Souvent aussi l'ajustement dit militaire manquait de goût et d'harmonie. « Le vestido militar, qui est l'habit européen, mais mal fait..., en général sied très mal aux Espagnols... On voit souvent un grand d'Espagne avec un habit brodé et des bas de laine ou des souliers malpropres ou une perruque mal peignée et une queue ^ »

La compétition qui régna assez longtemps entre l'habit français et la cape espagnole fait aussitôt penser à la fameuse émeute qui éclata à Madrid au mois de mars 1766, et dont le motif apparent fut une ordonnance relative précisément aux capes et aux chapeaux retroussés, que

1. « Depuis trois jours j'ai un rhume de cerveau affreux; mais je m'enveloppe dans mon manteau espagnol, avec un bon grand chapeau détroussé sur mon chef, ce qu'on appelle être en capa y sombrero^ et quand l'homme, jetant le manteau sur l'épaule, se cache une partie du visage, on appelle cela être embossado » (Lettre de Beaumarchais à son père, dans L. de Loménie, Beaumarchais et son temps, Paris, i856, t. I, p. i44)-

2. État d'Espagne en 1765 (Bibl. Mazarine. Ms. 1910, p. i38).

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