‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 113 sur 161 · AVEC ANTOINE DE LATOUR · texte numérisé non relu

AVEC ANTOINE DE LATOUR

Mon intention n'est pas, à propos d'une correspondance de Fernân Gaballero avec l'un de ses meilleurs et plus fidèles amis, de raconter à nouveau sa vie* : deux écrivains espagnols, D. Fernando De Gabriel y Ruiz de Apodaca* et D. José Maria Asensio^, se sont déjà acquittés de cette tâche avec piété et diligence, et ont bien dit sur la femme et sur l'auteur ce qu'il y avait

1. Cette correspondance, qui m'a été communiquée par M. Albert de Latour, neveu et héritier d'Antoine de Latour» appartient aujourd'hui à l'Université de Chicago.

2. Ultimtis prodacciones de Fernân Caballero. Esiar de mas, relaciùnt y Magdalena, obra inédita, precedidas de una noticia biogrâfica escrita por el Excelentisimo senor Don Fernando De Gabriel y Ruiz de Apodaca. Sevilla, Gironés y Ordufia, 1878.

3. Fernân Caballero y la novela coniemporânea, étude publiée en 1898 dans le tome l*"" des Obras complétas de Fernân Caballero (Colecciôn de escritores castellanos) ,

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-de plus essentiel à dire. Mais je voudrais, avant de montrer ce que les lettres à Latour nous apprennent de nouveau en nous introduisant dans rintimité du célèbre romancier, insister un peu plus que ne Tout fait ses deux biographes sur les origines, la famille et l'éducation de Cécile Bohl de Faber. Cette femme, en effet, qui occupe une place considérable dans la littérature espagnole du xix" siècle, nous offre, au point de vue moral et intellectuel, la combinaison ou la résultante du génie de plusieurs nations. Allemande et Allemande du Nord par son père.

Espagnole par sa mère \ Irlandaise par sa grand'mère maternelle, et, je n'hésite pas à le •dire et pense pouvoir le prouver. Française jusqu'à un certain point par la première culture de son esprit, elle semblait plutôt destinée à garder dans sa façon de penser et d'écrire un certain éclectisme, quelque chose de cosmopolite répondant aux circonstances de sa naissance et de l'éducation qu'elle reçut. Il n'en a pas été ainsi.

I. Sa mère, qui fut élevée en Angleterre (N. H. Julius, Le- •hemnachrichi iiber J. N. Bvhl von Fabepy t. Il, p. 6^4» d© la traduction allemande de Ticknor). On peut lire dans le tome IV (Séville, 1867) de la Revista de ciencias, Ute ratura y art$s, une traduction du Manfred, de'Byron, « por la madré de Femân -Caballero ». — Le nom de Larrea qu'elle portait est basque, mais j'ignore si le grand-père maternel de Fernân naquit dans 4es Provinces.

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