PROJET DE RETRAITE DANS UN CLOITRE
nales masmorras de los negocîos de los hombres. Mi dolor, mi verguenza y mi compléta ruina, hija de la suya, no me dejan mas refugio que un tranquilo convento. No es esto, como creen mi familia y amigos, un rapto de exaltacion, de lo caido de mi ânimo, de mi alejamiento del mundo. No seré monja, seré una senora recogida ea un retiro, como M* Recamier y otras muchas...
L'idée de renoncer au monde, de chercher paix et consolations derrière les grilles d'un couvent était bien naturelle chez une femme de sentiments si pieux et abattue par un tel désastre moral et matériel ; mais ses parents et ses amis comprirent tout de suite que Fernân n'avait pas le tempérament d'une recluse et que la monotonie du cloître, avec ses renoncements et ses strictes obligations, répugnerait vite à sa nature si vivante et si sociable, à l'activité et à l'agilité de son esprit. Elle-même le sentait bien : « Je ne serai pas religieuse, mais une dame confinée dans une retraite. » C'était encore trop, et sa sœur Aurore, qui la connaissait bien, le dit très clairement à Latour en le priant d'agir pour détourner Fernân de son projet : (( Ma sœur a toujours été faite pour charmer la société ; la société la distrait et elle s'y complaît, comme le soleil, s'il était une créature sensible, jouirait de ce qu'il éclaire, de ce qu'il embellit et surtout des bienfaits qu'il répand autour de lui. Elle manquerait à la société et nous ne devons
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pas la laisser s'enfouir dans Tobscurité... Une fois que la religion aura rasséréné son âme, elle se trouvera mille fois mieux auprès de sa famille et de ses nombreux amis que chez de bonnes religieuses, qu'elle connaîtrait à peine et qui sur quantité de points ne la comprendraient pas : elle vivrait ainsi dans une double solitude spirituelle, très concevable à coup sûr, mais à laquelle il faut être poussée par une vocation particulière que Dieu ne concède qu'à peu d'âmes. » Fernân se rendit bientôt à ces raisons : ne pouvant s'absorber dans la contemplation ni surtout réduire la belle indépendance dont elle avait si noblement usé jusqu'alors sous le joug d'une règle, elle préféra accomplir sa destinée dans le monde, luttant, travaillant et écrivant, d'autant mieux que les supérieures des couvents où elle aurait pu entrer — et cela sans doute à l'instigation de ses parents et de ses amis — refusaient de l'accueillir en «dame recluse », ou bien lui inspiraient une certaine aversion ; elle déclina, par exemple, et assez catégoriquement, l'offre du roi de l'admettre au couvent de S. Pascual à Aranjuez gouverné par la fameuse Sor Patrocinio : elle ne voulait à aucun prix aliéner sa liberté d'action.
He tenido cartas de Ochoa con generosas ofertas del Rey, sea para llevarme a las Salesas, Galatravas 6 bien
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S*-Pascual en Aranjuez, donde esta de priera Sor Patrocinio. Esto ûltimo nunca lo liubiese admitido, aunque Sor Patrocinio me inspira gran respeto, à pesar de lo que la calumnian y que ella desea que yo vaya alla ; pero con razon 6 sin ella se mezcla su nombre en la polii^ica y no es mi genio ni son mis ideas para asociarme à este asunto ni perder mi propia é independienle atmosfera. Si volviese a escribir, se diria que era bajo una influencia estrana : prefiero la de Santa Teresa, y
Aussi bien, voyez-le, vous entendrez sa voix Du fond de TAlcazar, morne couvent des rois.
Que dans un cloître solitaire...
L'Alcâzar de Séville I Voilà qui nous rappelle un des grands bonheurs qui illutoinèrent une existence parfois si triste et si semée de mécomptes et d'infortunes. On sait que la reine Isabelle concéda à Fernân Caballero un appartement dans son royal Alcâzar, dans la partie de ce palais qu'on appelle le Patio de banderas. Sujette fidèle et royaliste éprouvée, elle pouvait certes, sans rien sacrifier de son indépendance, recevoir une telle faveur, d'autant mieux que cette faveur ne coûtait rien au budget de la nation et qu'en l'acceptant Fernân restait seulement l'obligée de la reine. Elle vint donc, à la fin de l'année i856, s'installer dans cette demeure historique, si pleine de grands souvenirs particulièrement chers à son cœur d'Espagnole et .d'Andalouse. Sans la mort de son mari, qui
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la surprit si douloureusement dans ce merveilleux séjour, les douze années qu'elle y passa, jusqu'à la révolution de 1868, compteraient à coup sûr parmi les plus heureuses de sa vie.
Ses occupations — car cette femme à la foi* ardente et pratique conserva jusque dans ses dernières années une faculté de travail et un besoin d'activité étonnants — ses occupations soit charitables, soit littéraires, prenaient tout le temps qu'elle ne consacrait pas aux hôtes de San Telmo, à quelques amis éprouvés et au\ membres de sa famille résidant à Séville. Dans les œuvres dé charité, d'éducation et de moralisation, qu'elle dirigeait sous le patronage de l'infante duchesse de Montpensier, s'accusent bien les traits essentiels de son caractère : Tordre, la méthode, le sentiment des convenances, la dignité. Et jamais ce bel ensemble de qualités morales ne s'est mieux fait jour, n'a plus complètement éclaté qu'à propos d'un incident assez curieux que j'appellerai « l'affaire des communiantes». Le cardinal-archevêque de Séville, sur une indication sans doute du duc de Montpensier, qui se souvenait des usages de France, avait manifesté le désir que les petites communiantes pauvres assistassent à la cérémonie vêtues de blanc. On dépêcha à Fernân une dame d'honneur de San Telmo pour l'informer de ce
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désir, qui, ainsi exprimé, ressemblait un peu à un ordre. Elle y fit sur-le-champ,, à son ami Latour, la réponse que voici :
La generala Thierry acaba de estar aqui a decirme de parte de SS. AA. RR. que, en vista del deseo del senor Cardenal, y porque asi lo habia hecho en Cordova, deseaban que las nînas que fuesen a comulgar fuesen vestidas de blanco, y para eso, segun yo entendi, que se reunieran las seiioras para vestirlas. Fué tal el susto queesto me diô, que exclamé : « Senora y amiga ! yo demito mi cargo, porque se la impresion que esto va a causar y el sin fin de negativas que voy a llevar. » Ademas, debo decîr, aunque siento decirlo, que veo taies inconvenientes à esta idea que son inumerables. V. sabe que tanto en la alla como en la baja esfera je connais mon monde, incluso la parte del clero. Las inovacîones son aqui antipaticas y mucho mas lo son en materias de culto y de religion. Lejos de aumentar a la solemnidad del acto, lo va desolemnizar, siendo aqui el color que se prescribe en la Iglesia â las mugeres el negro y el que generalmente se gasta por modestia y decoro, pues como dice el pueblo : lo negro honra vivos y muertos. Las gentes cullas dirân< que todo se quiere hacer a la Francesa hasta el comulgar, y las del pueblo soez que aunque en cuaresma dura el carnaval, y habrà aquello de las 1 1 mil virgenes, etc., etc. Pues, entre V. ahora por el énorme é inulil gasto ! Por mi cuenta, aunque todavia no lo se de fijo, pasarân quizas de 3oo las que comulguen : ponga V., por bajo, un vestido blanco, unos con otros de 8 baras, genero à 3 r*, seràn de siete mil r', sin contar que con este vestido se necesita zapatos nuevos, vélo y taca blanca ô pafiuelo. ^ Donde sube eso ? Habrà madré que no sepa hacer un^ vestido adecuado. Las nifias, alborotadas con una compostura que nunca han tenido, estarân mas dispuestas a pensar en ella que no en el acto a que van a concurrir..
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Esos vestidos no les podràn servir despues para nada, sino para enaguas blancas, que les duraràn poco. Lo que la costumbre hace en Francia bonilo y sencillo, aqui eso mismo llenarà a todos de sorpresa y tendra mucbo de teatral, delo que me parece debemos huir, tratândose de lo mas pobre y humilde de la sociedad, y aseguro a V. que eso va a hacer mal efecto, y dar mucho pabulo à la crîtica entre los que con tanto empeno la buscan en todos los actos religîosos. Una vez establecîda esta inovacion, todos los anos habria que hacer este énorme gasto. He ido à ver al senor Gardenal y le he hecho présente todas estas razones, y mi empeno con V. es que me haga el favor de hacerselas présente a S. A. R. el Ser"** senor Infante, porque yo no quisiera que su A. R. me creyese bastante atrevida para contradecir su deseo v voluntad, que tanto respeto y honro, a no ser que poderosas razones, que puede que ignore S. A., me Ueven a ello en favor de la Institucion...
On conviendra qu'il n'était pas possible de se mieux tirer d'un pas quelque peu difficile. Et quelle heureuse combinaison de bon sens pratique qui descend au détail précis, de connaissance profonde de l'état d'âme des diverses classes, de tact parfait, de fermeté digne et franche, mais qui n'exclut pas le respect ! Il faut croire que son plaidoyer pour le noir contre le blanc triompha aisément des velléités princières et archiépiscopales et qu'elle obtint vite gain de cause. Je ne connais pas la réponse que lui fit Latour, mais un joli quatrain, qu'il écrivit luimême au dos de la lettre de Fernân, nous