DÉFENSE DE SES ROMANS
pos de Lady Virginia, elle eut avec son ami D. Fermîn Apezechea une petite discussion assez divertissante dont elle rend compte à Liatour.
Gomo las madrés dan a sus hijas mis novelitas a leer desde que tienen lo aiîos, me he propuesto que no les den la idea de que pueda haber nifios nacidos fuera de matrimonio y aun menos que les puedan tener mugeres casadas sin que sean los maridos de estas sus padres. Asi inventé, para evitar este escollo, la donnée, que con muchisima razon halla V. innaceptable y preferi mil veces incurrir en esta justa critica que el no respetar la inocencia. Yo me decia : espero que conoceran que la horrible situacion de la marquesa es debida a un adulterio que Fernan da à entender sin patentizarlo ; pero Fermin tiibo cuidado de quilarme esta esperanza, anadiendo de su cabeza a mi rclacion estos inconcevibles renglones : « Aquellas relaciones tan peligrosas en las cuales no llegué à traspasar todos mis deberes. » — « Pero, Senor, le decia yo, si lo que deseo es cabalmente que el lector créa à L. Virginia mas culpable de lo que yo, por respeto a la inocencia, lo hago ! Mi historia con esta perentoria declaracion no es probable. — Si lo es, se han visto casos semejantes, y asi es mas moral. — Senor, si quiero que L. V. sea uria gran pecadora ! — No es menester; estci mejor asi. — Pero, Seiîor, jTuo ve V. que eso de iodos sus deberes despierta en las jovenes la idea que hay aun otros deberes que el de guardar su fé y su corazon ? » Nada le combecio y la desgraciada frase que me quitaba toda esperanza de ser adivinada se puso.
En somme, elle désire que les petites filles n'y comprennent rien et que les personnes d'âge
3^2 IX. — fernAn caballero
sachent lire entre les lignes. Procédé dangereux, car il y a partout des petites filles très précoces et curieuses, et précisément le mystère qu'elle laisse planer sur certaines situations risque de les intriguer bien plus qu'elle ne le croit. Il ne faut pas jouer avec le feu, et c'était l'opinion du sage D. Fermin. Mais elle, ayant beaucoup vécu, aimé, souffert, ne se résignait pas facilement à ne pas toucher aux grandes passions : seulement dès qu'elle a posé ses personnages, elle s'effraie elle-même des sentiments et des actes qu'il serait logique de leur prêter ; elle atténue alors autant que possible, elle se dérobe aux conséquences de ses prémisses : sa mission morale la rappelle à Tordre. « Je veux faire un plat succulent avec du riz. du lait et du sucre, et même en y mettant un brin de cannelle je ne ferai jamais que de Varroz Gon lèche, » dit-elle un jour à son ami, non sans quelque léger dépit peut-être et sous le coup d'un article de la Revue d'Edimbourg, où l'on traitait ses romans d'insipides.
Sur plusieurs de ses romans, la correspondance nous apporte de curieuses informations et qui rectifient parfois ce qu'en ont dit ses biographes. Ainsi nous savions bien que La Gaviola, la première publication espagnole de Fernan, avait été écrite d'abord en français, mais