LA (( FAMILIA ALVAREDA )) ET MORA
Tious ne savions pas que ce fut José Joaquîn de Mora qui en fit la traduction en castillan. Fer- Tian nous raffirme, ajoutant, ce qui n'était pas connu, qu'elle écrivit La Familia Alvareda preiTiièrement en allemand.
Guando dice V. que escribi la no vêla en francés, dire a V. que fué, no para imprimirla, sino por si acaso la «queria leer algun estrangero, como escribi La Familia Alvareda en aleman, como de tal suerle estaba persuadida que nadie nacional podia pasar aqui, ni lograr mas <jue la burla y la califîcacion de chabacano, ganso y ordinario, vulgar y trivial. Mora que la leyo fué el que se -empeno en publicarla, y él la tradujo.
Peut-être, par amitié pour Mora, a-t-elle un peu exagéré la part de collaboration qu'il lui apporta; mais de toutes façons cette part fut grande et il y a lieu d'en tenir compte dans tout jugement sur le style au moins de la nouvelle. De son côté, Mora, par discrétion sans doute et délicatesse, n'en a rien dit et dans un charmant billet adressé à Fernan, en 1849, P^^ après la publication de la Gaviota dans El Heraldo, que nous ont conservé les papiers de Latour, il se •déclare simplement V éditeur de son amie.
Desde que se ha metido V. a palaciega, no hai forma •de arrancarle siquiera los buenos dias. ^l^iga V., nina, tan absorla se halla V. con su infanta y sus besamanos y sus monos y sus jaleos que no encuentra cinco minutos jpara decirle buenos ojos tienes al que ha tenido la honra
344 IX. FERNÂN CABALLERO
(le ser editor de sus obras ? ^ Que buena ocurrencia habria sido, al insertar cierto nombre en las columnas det lieraldo, anadirle un (*) y al pie de la columna : « (*)Ia aulora de la interesanle novela la Gavioia ! » Mais, n'ayez pas peur : cl secrelo esta hermelicamente guardado, como se guardara el de la Familia Alvareda, la cual saidra à luz cuando se retire de la escena la insoportable Ana Maria ^. A proposito, la tal familia me ha gustado casi tanto como el pajaro. Es un cuadro perfecto y acabado, cuya publicacion anadirà nuevos laureles à los que ya adornan las sienes de mi amigo Fernan.
J*ai hâte d'en venir aux jugements qu'elle porte dans ses lettres sur les écrivains espagnols contemporains, amis et adversaires. Droite et franche, se sentant d'ailleurs en pleine sécurité avec Latour, qui partageait beaucoup de ses idées, elle dit très ouvertement ce qu'elle pense de l'un ou de l'autre et sans les ménagements qu'elle eût observés en toute autre occurrence. Quelque chose de la combativité de la mère revit dans la fille dès qu'il s'agit de ce qui leur tenait au cœur à toutes deux, de leur credo politique et religieux, mais dans les questions littéraires Fernan est plus portée à la modération et à l'indulgence. Sans réussir à être tout à fait impartiale, ce qui serait beaucoup demander à une femme, elle consent à admirer le talent