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A PROPOS DE LA POÉSIE POPULAIRE

4iussi parle-t-elle avec une conviction entraînante : no transige la conciencia.

Nada toma el pueblo de poesias cultas que ni oye ni ■sabe, y el libro que nos recomienda (les Cantares- de Palau) toma del pueblo sus ideas, su género, sus exprersiones, sus santos y cosas... toma su sans façons en el decir, sus modismos, sus palabras, eso si, y nobsiante, yo, tan identiQcadaî con el pueblo, conozco al instante le que es genuino y lo que es imitado. La espontaneidad, la fé, la sencillez, los defectos le faltan ; es cosa mejor, pero no es aquella ; son ninos bien educados y no ninos sin educacion, y estos me gustan mas. Por eso decia yo A V. que Gaiïete se contradice de una hoja a otra en su prologo y afirma lo que no es ni sera, y es que el pueblo cantarà las copias de Palau. Nunca ! asi como no pronunciarâ à la Madrilena. Cada uno sabe lo que sabe, y yo en el humilde y ordinario estudio del pueblo se mas que Canete. Bastaria la chocantisima inovacion de Palau de bablar de besos, para reconocer que no es de la casta musa popular que canta sus amores a las puerlas de los padres y madrés de sus novias. Jainas he oido al pueblo ■asociar esa palabra sino en sus cariiïos a los ninos. La retenue y décente severidad de este pueblo la expresa bien este su refran : « Entre santa y santo, pared de cal y canto. »

Je ne suis pas sûr pourtant qu'il n'y ait pas une bonne part de vérité dans l'opinion soutenue par Canete, et que partagent plusieurs folkloristes de nos jours, mais le plaidoyer pro domo de Fernan méritait bien d'être entendu : il part du cœur; c'est la mère qui défend son enfant.

Avec les femmes, même celles qui n'étaient

348 IX. FERNÂN GABALLERO

pas de Yotro bando, elle se tenait peut-être un peu plus sur la défensive. Il ne serait pas exact de parler ici de rivalité, car Fernan avait rame trop élevée pour déprécier le mérite des autres femmes écrivains qui se produisaient à côté d'elle *. Aucune, à vrai dire, ne lui portait précisément ombrage, car les plus émînentes s'exerçaient dans d'autres genres ; mais elle se montre peut-être plus attentive à leurs défauts, elle les surveille davantage et leur pardonne moins, ne fût-ce que pour l'honneur du sexe.

Je ne toucherai ici qu'à ses relations avec la célèbre 2:)oétesse D" Gertrudis de Avellaneda, dont un critique de notre temps a pu dire, non sans quelque exagération andalouse, qu'il faut remonter dans l'histoire jusqu'à Sapho pour trouver à qui la comparer^. Fernân admirait certes autant que personne son talent, mais elle avait moins de sympathie pour son caractère, ses allures ; elle lui reproche volontiers quelque pose et note assez malicleusemeut la contradiction qui éclate entre certaines aspirations au repos, certains repentirs de ses lettres intimes

1 . Parmi les poétesses de son temps, elle a surtout admiré ]yime Desbordes-Valmore, dont elle disait à Latour : « C'est la plus douce, la plus pure, la plus éloquente et la plus féminine des voix qui ont chanté en France. » Ce jugement lui fait honneur.

2. D. Juan Valera, Disertaciones y juicios literarioSt Madrid, 1878, p. 24i.

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