‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 136 sur 161 · RÉPONSES AUX ADVERSAIRES · texte numérisé non relu

RÉPONSES AUX ADVERSAIRES

trasiuce el nino, las demas poesias en su mayor parte me parecen, francamente, fuera parte de las que dirige à su madre, para un hombre bien poca cosa," para un nino chocantes. Ese nino tiene disposicion, buena memoria, buen oido, ha leido (en lugar de estudiar) muchas poesias y forma las suyas con reminicencias. Y moralmente hablando, mas vale que asi sea. ^jPues, puede en un aima de nino de 12 anos caber ese desencanto raquitico del mundo, ese ardor amoroso contra naturaleza :

Vi tu seno alabastrino

Que mil encantos augura, etc.?

^ Caben estas sentencias dogmâticas en boca de quien oirâ que le dicen : nino, estate quieto, sino no corneras postres * ?

Le nifio Cao et la réprimande que lui inflige ici Fernan nous rapprochent du groupe des adversaires. Fernân avait des ennemis. Dans les partis politiques hostiles au régime ou même dans les rangs de l'opposition au gouvernement quand il penchait du côté autoritaire et rétrograde, on prenait souvent un malin plaisir à attaquer cette femme auteur parce qu'on la savait bien vue en haut lieu et protégée par la famille royale. Ces critiques lui étaient naturellement sensibles, mais elle en exagère quelquefois la portée et prête à ses adversaires des intentions

I . Ce jçune talent fut fauché dans sa fleur, mais la piété de ses admirateurs lui a élevé un monument: Obras literarias del precoz nino don Jésus Rodriguez Cao. Madrid, 1B69-1870, 4 voL in-80.

Morel-Fatio. III. — a3

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perfides qu'ils n'avaient sans doute pas. Elle en veut ainsi beaucoup à D. Juan Valera, que ses idées libérales et ses relations avec le personnel de la cour impériale française rendaient très antipathique à une traditionnaliste si convaincue, à une amie et à une obligée d'un prince d'Orléans. Il est vrai que, de plus, D. Juan Valera avait le malheur de trouver ennuyeux les romans de Fernân Caballero.

La Discusion ha escrito un articulo sobre Fernàn, en el que, aunque dice que es neocalôlico, que sermonea^Qic, hace un grandîsimo elogio de él. No asi el S®** Valera, eunado del duque de Malacoff, que, segun me han dicho, ha escrito un terrible articulo contra Fernân, sobre el que ha caido como su cuilado sobre aquella torre. Lâstima es que no recoja tan ta gloria como aquel de su hazana y que la Reina no le nombre duque de Fernân Caballero. Dice que le empalago y que probarâ que dcbo empalagar à todo el mundo ; j Que triste tarea contra una pobre muger que no se ha metido ni con él ni con nadie ! No he podido lograr ver el periodico en que vio su famoso articulo la luz publica. Es un periodiquillo avinagrado y burlesco que por antonomasia se llama La Malva. ^ Que habré hecho â ese Serior ?

« Il me hait », dit-elle dans une autre lettre, en ajoutant : « Un auteur français a dit : la haine que nous portons à d'autres nous fait plus de mal qu'à eux. Cependant j'en suis fâchée, on n'aime pas à être haïe, quoique la conscience nous dise que c'est sans raison. » Certainement,

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•elle exagérait beaucoup : D. Juan Valera, parfait égalant homme, n'a jamais pu nourrir contre une femme, dont il ne connaissait que la littérature, •des sentiments si noirs. Mais voilà, empalaga : le mot était un peu dur.

Bien plus justifiés sont ses griefs contre un autre écrivain de l'époque, D. Adolfo de Castro, auteur, comme on le sait, d'une supercherie littéraire assez piètrement forgée, le Bascapié. Personnage louche et méprisable, comme le sont tous ceux qui se livrent à des falsifications, •ce Gaditan, très faiseur, quoique muni d'une -certaine érudition, commit à l'égard de Fernân une action fort vilaine qui révolta la pauvre femme et contre laquelle elle protesta en termes indignés.

He podido hallar El Constitucional Gaditano que hablaba de mi. Traduce del Critique el articule que el mismo mandaria a Paris, y sin decir una palabra de mis escritos (pues es la tàctica que han tomado), y llamândome nuestro distinguido novelista, dice unas cuantas mentiras •que, sinser malas, estan pueslas para ponerme en ridîculo, y acaba por contar alegremente, nombrando las personas, la atroz catâstrofe de mi vida ! La desgracia tiene sus fueros ; la prensa de Madrid los respeto, por muchos era ignorada ml desgarradora ignominia ; y ese periodico, cse D. Adolfo Castro (que ni de vista conozco), casi en mi presencia, en eseCadiz del que he hablado con tanto amor, se echa al pûblico con una insolencia que no tiene comparacion sino con la crueldad que la ha dictado. Ahora conozco mas que nunca que una muger, que esta

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cxpuesta à tal barbarie, no debe tener mas refugio que las cuatro paredes de un convento que la escondan !

D'autres encore firent soufiFrir, non plus, il est vrai, la femme dans sa vie intime et ses plaies les plus douloureuses, mais Tauteur dans son amour-propre très légitime d'écrivain, et ceux-là furent ses traducteurs français. M. Asensio nous a fait connaître déjà le corrigé par Fernân d'un de ses traditori, et la correspondance nous en fournirait bien d'autres, de fort instructifs, car Fernân, qui aimait l'exactitude et possédait bien les deux langues, ne se contente pas de souligner les contresens et les nonsens ; elle indique ce qu'il aurait fallu mettre, elle redresse et remplace, comme un bon professeur. Tous y passent, mais elle se plaint surtout de Germond de Lavigne et d'Alphonse Marchais, sans acrimonie, d'ailleurs, et parfois plaisamment. Ainsi, quand elle apprend la mort du dernier et sûre que ses péchés littéraires ne le damneront pas, elle apaise son courroux en lui composant cette épithaphe :

Ci-gît Marchais. Ah I qu'il est bien Pour son repos et pour le mien !

Disons toutefois, pour la décharge de ces traducteurs, que la tâche n'était pas aisée. Indépendamment des étrangetés d'un vocabulaire souvent très provincial, la familiarité extrême

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