‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 138 sur 161 · LES DEMOISELLES A ALBUM · texte numérisé non relu

LES DEMOISELLES A ALBUM

<jiiand la vie s'éclaire d'un rayon de soleil, dejoyeuses plaisanteries, de bonnes andalousades , En voici une où nous retrouvons, en guise de^ morale de la plaisante histoire, Fernân (( protectrice des animaux » .

Un chisme, pero gracioso. Los S... han comprado la casa que fue de Ureta, el que ténia fama de rico, y à su muerte nada se hallo en metàlico. En un hueco de escalera, al hacer la obra, se hallaron à un gato que alli habia muerto y esta va desecado. Los amigos les dijeron por broma que habian hallado el gato de Ureta. Llega «t les oidos de ellos, se alborotan, quieren reclamar y hasta consultar con avogados. Losolros dicen que sientenhaber tirado el gato à la basura para poder enviarselo. Todo el mundo se rie, menos yo que digo : infâmes albaniles que se divirtieron en emparedar à un infeliz animal !

Un autre accès de bonne humeur lui rappelle la façon amusante dont elle punit une petite demoiselle à album, une collectionneuse d'autographes célèbres. La punition consista à lui composer deux quatrains d'un prosaïsme voulu, parodie de ce coplear andalous dont elle ne put jamais apprendre le secret.

Vous savez quelle corvée vous imposent les albums. La fille de M..., qui est mon amie intime, a une petitefille à elle qui possède un de ces instruments de torture. Elle me pria d*y écrire quelque chose. Mon désespoir ne me rendit pas folle, mais presque folle, c'est-à-direrimailleuse. Je pris la plume, comme Cléopâtre son aspic,, et voici ce que j'écrivis :

364 IX. — fernXn gaballero

A tu abuela quiero mucho, A tu madré mucho mas.

Te quiero à ti, niîia mia, Y â los hijos que tendras.

Este vînculo de amor Poco vale, pero es tal.

Que ni el mismo Mendizaval Lo puede desmortizar.

Mais c'est surtout l'amitié qui l'inspire, qui lui dicte ses mots les plus gracieux. Pour louer son ami, dont les articles sur l'Espagne la charmaient et la consolaient si souvent, elle fait de vraies trouvailles. Une étude de Latour sur le Tage lui rappelle le grand poète chrétien ; elle l'invoque pour remercier son ami : « Ojalâ hubiese un Fray Luis que prestase habla al rio y le hiciese alzar su cabeza para darle â V. las gracias, como lo hizo para que reconviniese â un Rey I )) Une autre fois, elle dira au même : ce Da V. siempre en el blanco, y es el Guillermo Tell de los criticos. » JElle sait aussi que rien ne gagnera mieux le cœur de Latour que de faire valoir l'esprit et la grâce de sa femme ; elle y réussit et de la façon la plus ingénieuse :

Vous avez une média naranja qui a de Tesprit comme un petit diable, dont elle use comme un ange ! Me ha escnto : Je permettrai à M. de Latour de faire la cour à Cecilia, si Cecilia permet à Fernan de me la faire à moi. « No hay sino una Francesa que pueda decir una cosa tan aguda y amable â un tiempo », exclamaba entu-

Page 1