X. L*E8PAG!«OL DE MANZONI
xYu" siècle, Anton Maria Salvini, citant ces deux vers d'un sonnet de Burchiello :
Pirramo s*invaghî d'un fuseragnolo A piè del moro bianco in diebus illî,
remarque ce qui suit : « Di qui è nato il dire d'una cosa d'importanza o d'un punto forte :
Questo è il busillis^. » Le passage cité de Burchiello ne prouve pas qu'au xvi* siècle déjà on eût fait en Italie la plaisanterie en question. D'autre part le bus illis, transcrit à l'espagnole busilis, se trouve dans la seconde partie du Don Quichotte (i6i5) et Quevedo en parle dans le Cuento de los cuentos (1626). Manzoni savait sans doute par Cervantes que le mot était aussi espagnol qu'italien et c'est pourquoi il l'a mis avec à propos dans la bouche de Ferrer.
Une fois sortis de la maison, Ferrer continue son manège. Pour protéger son compagnon accroupi au fond du carrosse, et le défendre contre l'animosité populaire, il se met à la portière, crie que justice sera rendue et que le vicaire va être conduit en prison, au château, sous sa garde ; et pendant qu'il donne ainsi satisfaction aux émeutiers, il rassure du mieux qu'il peut le pauvre vicaire, plus mort que vif, lui faisant
I. Discorsi accademici. Parte seconda. Florence, 17 12, p. 78. Je dois la copie de ce passage, cité par la Grusca, à mon ami M. Mario SchiflT, qui a vérifié aussi la citation de Burchiello.