‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 145 sur 161 · CONSTRUCTIONS IMPROPRES · texte numérisé non relu

CONSTRUCTIONS IMPROPRES

entendre que toutes ces démonstrations et les paroles qu'il profère s'adressent au peuple et ont pour but de détourner son attention.

(( Si, signori : pane e giustizia : in caslello, in prigione, sotto la mia guardia. Grazie, grazie, grazie tante. No, no ; non iscapperà ! Por ablandarlos, E troppo giusto ; s'esaminerà, si vedrà. Anch'io voglio bene a lor signori. Un gastigo severo. Esto h digo por su bien.., Sara gastigato : è vero, è un birbante, uno scellerato. Perdone, usted. La passera maie, la passera maie. . . si es culpahle. Si, si, li faremo rigar diritto i fornai. Viva il re, e i buoni milanesi, suoi fedelissimi vassallil Sta fresco. Animo ; estainos ya quasi fuera. y>

A ablandar, un peu cherché, on substituerait volontiers une locution plus usuelle et plus simple, par exemple aquietar ou sosegar, construit avec joara et non pas avec por. Il y a des cas où por prend la place de para, mais ce n'est pas le nôtre. Esto lo digo por su bien. En supprimant esto, nous aurions, je crois, une phrase plus rapide et meilleure : Lo digo por su bien. Je passe sur usted et culpable dont il a été question déjà et m'arrête sur : Animo ; estamos ya quasi fuera. Si estamos fuera, dans le sens de estamos en salvo, est admissible, il conviendrait au moins de changer l'ordre des mots et de dire : Ya es-

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386 X. — l'espagnol de manzoni

tamos casijuera, La même expression revient plus loin, lorsque le carrosse se trouve déjà sous la garde des soldats et n'a plus rien à craindre des Milanais. Levantese, levantese ; es tamos y a faera, et là encore ya doit précéder estamos * .

Grâce aux deux files de soldats qui protègent la marche du chancelier, le cocher rassemble ses rênes, fouette ses chevaux, et le vicaire, du fond du carrosse où il s'était pelotonné, se risque à avancer la tête et reprend un peu d'assurance. De son côté, le chancelier, satisfait d'avoir, par son énergie et son adresse, gagné la partie dangereuse qu'il jouait et arraché à la fureur d'une populace en délire la vie d'un agent du roi, parle plus hbrement ; mais il pense aussi à la responsabilité qui lui incombe, lui le premier représentant de l'autorité royale en l'absence du gouverneur ; il se demande ce que ce dernier va dire des incidents de la journée, ce que dira le Comte-Duc, ce que dira le roi : (( Que dira de esto su excelencia,,. Que dira el conde duque, » etc. Tout cela va bien, sauf qu'on supprimerait avantageusement de esto dans la première phrase ^

I . Dans ce passage, Gallego emploie les expressions suivantes : para sosegarlos (por ablandarlos), esto es para bien de usted (esto lo digo por su bien), si es culpado (si es culpable), ânimo ya estamos fuera de riesgo (animo, estamos ya quasi fuera), respire usted, ya estamos fuera (levantese, levantese, estamos ya fuera).

a. Gallego: Que dira S. E. ?

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