ANCIENS ET NOUVEAUX MIQUELETS
oes volontaires s'étaient placés*. Quoi qu'il en soit, les miquelets restèrent longtemps des corps francs, desguerrilleros. Beaucoup plus tard, pendant la guerre de la succession d'Espagne, sous Philippe V, on leur opposa, en Catalogne, des compagnies équivalentes ^ et ce furent ces nouveaux miquelets réguliers qui, avec le temps, devinrent une troupe de gendarmerie qu'on a dénommée mozos de la escuadra, ou aussi mifions dans d'autres régions. Milan n'a jamais connu de miquelets d'aucune sorte ^
La conclusion de ces quelques remarques, c'est que l'espagnol du romancier semble d'origine livresque, un fruit de ses lectures ; tout au plus pourrait-on admettre, en outre, l'intervention d'un Espagnol peu instruit et médiocre connaisseur des idiotismes de sa langue, que Manzoni aurait consulté.
1. Joseph Pella y Forgas, Un Catald il-lustre, D. Joseph de Margarit y de Biure, Girone, 1876, p. 17.
2. La Guardia civil por un Oficial del ejército espanol, Madrid, i858, p. 421.
3. Gallego, sans y regarder de près et parce qu'il y avait micheletti dans Toriginal, a mis migueletesy mot qui est pour lui l'équivalent de gendarme et choque moins dans sa traduction que dans l'italien de Manzoni, qui a fait en l'employant de la couleur historique à faux.
MÉUNGES DE PHILOLOGIE