I. TesorOy éd. complétéepar Antoine Oudin, Bruxelles
leur glose : « Quiere decir que ni los chicos ni los grandes carecerian del infortunio que se aparejaba a lodos comunmenle (Pulgar)... quiere decir que si el pueblo persévéra en sus malas obras, de esta vez chicos y grandes perecerân con sus haciendas, sin que nada quede que de este infortunio se libre. » (Martînez de Barros.) Remarquons que le texte de la copia tel qu'il est reproduit dans le commentaire de Martînez de Barros porte raso et non roso, et peut-être Oudin a-t-il connu cette variante. Leg deux commentateurs, on vient de le voir, interprètent roso ni velloso autrement que Covarrurias ; pour Pulgar, roso équivaut à (( rasé », ou, si Ton veut, à (( imberbe » puisqu'il traduit par (( ni petits ni grands », et quant à Martînez de Barros, la leçon raso de son texte l'obligeait naturellement de traduire de la même façon. Cette interprétation des deux gloses des copias et dont l'Académie espagnole n'a pas tenu compte, nous la voyons reparaître dans le Diccionario de etimologias de la lengaa caslellana de Ramon Cabrera (Madrid, 1887): « Roso y velloso. Modo adverbial. Todo, sin eceptuar ninguna cosa.
Roso en esta locucion se toma, segun se advierte, en un sentido contrapuesto à velloso, y por consiguiente significa raso, terso, lo que no tiene pelo. Asentados estos antécédentes, que en mi
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concepto son innegables, cualquiera puede facilmenle conocer que Roso viene de Raso terminac. masc. de ablat. del adj. lat. rasus, sa, sum, que vale tambien lo que esta raso y sinpelo, como se vé en Juvenal satir. 2. verso 97. que dice asi :
Gaerulea indu tus scutulata, aut galbana rasa. »
Cabrera et ses deux devanciers me semblent avoir raison quant au sens à attribuer à roso, et je pense que l'interprétatien de Govarruvias, qui repose sur l'équivalence roso-rojo, ne saurait être admise. D'abord l'opposition entre roso désignant la couleur rougeâtre d'un fruit mûr et velloso est imaginaire, car ni la pèche ni le coing, les deux fruits cités par Govarruvias, ne perdent en mûrissant leur duvet. Mon savant jimi M. Cuervo, que j'ai consulté à ce sujet et qui comprend roso comme une antithèse à velloso et équivalant à raso, a bien voulu me donner la précieuse consultation que voici : (( Me ha ocurrido la duda de si la expresion se aplico en un origen a las telas : « la polilla acabo con (( raso (roso) y velloso », 6 al ganado ; el lobo 6 la pestilencia no dejo raso (roso) ni velloso. » Me inclino a lo ùltimo, lo uno por el pasaje de Mingo Revulgo, y lo otro porque en el primer sentido creo que se decia mas bien velludo. El
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coiilraslc entre velloso y raido aparece ya en este verso del Apolonio (5i8):
De dcnlro so vellosa, e de fuera rayda.
Y que raso era lo mismo que raido aparece en un fragmenlo de traduccion antigua de la Riblia que Irae Scio, Baruch, VI, 3o : (( Las camisas fendidas, é la barba rasa. »
Reste la question de phonétique. Roso, avec 5 sonore, ne saurait venir ni de rassus ou russeus ni de rubeus et cela écarte l'hypothèse de Covarruvias. D'autre part, Fétymologie rasas proposée par Cabrera n'est pas non plus a phonétiquement )), possible; la bonne étymologie serait rosas S si ce participe avait jamais pu signifier (( épilé )) : malheureusement je ne crois pas que ce sens apparaisse à aucune époque de la latinité. Il convient donc de s'en tenir à raso, mais en admettant une entorse à la phonétique, une de ces déformations auxquelles se plaît la langue populaire : raso a été refait sur velloso pour obtenir entre les deux mois une consonance parfaite. M. Cuervo me rappelle des altérations semblables : à diestro y sinieslro; ni hablar ni pablai\ également antiphonétiques. Au surplus, cette
I. La i3® édition du Dictionnaire de l'Académie espagnole connaît deux roso^ l'un qu'elle traduit par rojo et tire de russus, l'autre qu'elle traduit par raidOy sin pelo et tire de rosus.