‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 154 sur 161 · DE PUNTA EN BLANCO · texte numérisé non relu

DE PUNTA EN BLANCO

explicatoin de roso par un raso volontairement déformé ne m'appartient pas ; elle a été donnée par M. Sbarbi, qui connaissait la variante du texte de Martînez de Barros : (( la citada locucion hubo de enunciarse en un principio de es la matera : à raso y velloso, habiéndola adulterado mas adelante el vulgo, segun hoy se usa, por efccto del consonante. Y a creerlo asi nos induce la disparidad tan notable de significacion que existe entre los términos componentes de dicha frase ; pues sabido es que roso équivale a rojo, y raso a imberbe, atendida la correlacion de las palabras en esta ocasion\ » On le voit, tout en admettant que dans la locution roso est pour raso, M. Sbarbi tient encore pour le roso=i rojo de Covarruvias. Je vais plus loin que lui : j'estime que tant qu'on n'aura pas produit d'exemples de roso employé isolément avec le sens de (( rouge )) et qu'on n'en aura pas expliqué la phonétique, le mot doit être regardé comme un monstre et comme n'existant pas par lui-même, en dehors de la formule roso y velloso, qui seule lui a donné naissance.

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