‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 18 sur 161 · SENTIMENTS DES PRETENDANTS ^I · texte numérisé non relu

SENTIMENTS DES PRETENDANTS ^I

rey don Fernando su hijo los reynos sin contienda, y aunque le haria cobrar otros tantes reynos como los que dexara el rey don Sancho su padre, que ella non lo haria, y que an tes queria con bondad fincar con lo que Dios quisiesse que non con aquello que el le cometia con grande poder nin con ninguna otra honrra que ser pudiessc, y que fiava de la merced de Dios que con mantener bondad ayudaria ella a reynar a su hijo, que non con el consejo que le dava ' .

Mariana, suivant sa coutume et celle des historiens de Tantiquité qu'il imitait, a mis le passage de la chronique au discours direct ; le récit devient chez lui un dialogue ". Possible que ïirso ait lu Mariana, mais la chronicjue lui suffisait ; elle explique très bien la scène des prétendants. L'apport du poète consiste ici dans les sentiments particuliers qu'il prête à chacun I Ides candidats. D. Enrique réclame la main de la reine par droit d'ancienneté et de prééminence sur ses rivaux ; cet honneur lui revient comme fils de saint Ferdinand, comme tuteur du roi. Non moins politiques s'annoncent les prétentions de D. Juan. Son cœur ne parle pas, il n'invoque qu'une parenté plus proche et la raison d'Etat ; plus tard il invoquera aussi l'amour, mais cet aveu n'est qu'une feinte et ne trompe personne. Tout autre nous apparaît D. Diego

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