Historladc Ëspanay liv. XV, ch. i
de Haro ; celui-là aime la reine, il Taime profondément, Fadinire et la respecte ; il se pose même en champion de son honneur. Aussi, bien (prafïilié au\ traîtres en politique, redevient-il vassal loyal dès qu'il s'agit de défendre la reine contre des imputations calomnieuses. Personnage historiquement peu vraisemblable, ce Haro représente une concession au goût de l'époque qui ne concevait pas de comedia sans • amour ni galanterie ; il tient l'emploi du galan primero, mais d'un jeune premier qui aime sans espoir d'être payé de retour : la dame, matrone castillane avec des sentiments romains, se nourrit d'autres pensées.
Au premier et au deuxième acte, deux scènes analogues, — la découverte de deux complots qui aboutissent a un pardon précédé de l'annonce ou de la simulation d'un châtiment, — ont une origine historique, mais qu'il faut chercher ailleurs que dans la chronique de Ferdinand IV, comme l'a déjà fait voir Hartzenbusch * . Tirso a adapté ici un épisode fort dra- |\ matique du règne de Henri HI, qu'on trouve dans certaines continuations de la chronique de Pedro de Ayala, mais que les Espagnols du xvi* et du xvii*" siècle connaissaient uniquement par