LE CRIME DE DON MAÏR
ENRICO
Ya es mi sospecha ma y or. — I Ah don Maïr !
(Tdrbase don Maïr.)
DON MAÏR
^ Senor mio ?
ENRICO
^ Que lemes ? ^ Que hay ?
RUY
Un judio No puede estar sin lemor.
ENRICO
^ Porqué ?
RUY
Seîïor, don Maïr Hà mucho que al Dio * aguarda, Y como ve que se tarda, Piensa que no ha de venir.
ENRICO
Basta, que haceis pasatiempo De lo que es delito grave. — Dadme, tomaré el jarabe Que me traeis.
DON MAÏR
Ya no es tiempo
I. L'édition de Mesonero Romanos (Dramàticos contemporâneosâ Lope de Vega de la Bibl. Rivadeneyra, t. I, p. 45 1) porte a/ Z)ios ^ mais le juif espagnol dit toujours el Dio,
ENRICO
Dadme, acabad, tomarélo.
DON MAÏR
En el suelo lo verti.
ENRICO
Pues, jîtraeislo para mi, Y lo verteis en el suelo ?
^ Que mayor indicio quicro ?
Aqui sin duda hay Iraicion.
I Ah infâme !
Le roi ordonne qu'on Tarrêtc et qu'on fasse lécher le sol par un chien : (( Si le chien meurt, nous saurons ce qui en est. » Don Maïr, confondu, se rend et confesse son crime. Le roi TenAoie à la mort.
Et maintenant que nous savons ce que Tirso a emprunté aux annales du règne de Ferdinand IV, ce qu'il a puisé ailleurs dans d'autres ouvrages historiques ou dramatiques et ce qu'il a improvisé, il reste une question à examiner. Un poète peut respecter scrupuleusement la vérité historique, reproduire exactement des faits tels qu'ils se sont passés, et néanmoins nous donner une impression très fausse de l'époque et des hommes qu'il essaye de faire revivre. Dans