ARTICLES. NOMS DES RÉDACTEURS
Chauffage et ventilation . ’
MM. Wazon.
Les tissus .
Renouard,
La sucrerie .
Horsin-Déon.
L’architecture navale .
Leclert et Galtigny.
L’art militaire .
De Loyette et Lacouture.
L’art industriel .
Demay.
La météorologie .
Boillot.
La serrurerie .
Husson.
L’hygiène .
Nicolas.
L’aréostation .
Miret.
L’hydraulique ( canaux ) .
Georges Dumont.
La sylviculture .
Frochot.
Les machines à vapeur fixes , locomo¬
tives et lonomobiles .
J. Gaudry.
Les cartes et les globes .
Château.
Le fer .
Anceau.
La musique .
Hervé.
Les machines à vapeur marines et
les chaudières .
Leclert et Galtigny.
L’enseignement agricole .
Cail Dahmer.
La fonte malléable .
Dalifol.
La distillation .
Horsin-Déon.
Les chemins de fer .
Cossmann.
Et enfin les petits métaux .
Dupuis.
La nomenclature que je viens de vous lire, Messieurs, nous donnent un total de 22 questions déjà traitées pour la lr* partie. Chacun des auteurs que je viens de citer ont déjà parcouru l’Exposition et ont pu recueillir des notes [précieuses qu’ils compléteront pendant le cours du présent trimestre, afin de faire connaître à nos lecteurs dans une 2e partie, tout ce qui se sera manifesté de remarquable, et venir ainsi compléter ce qu’ils auront dit dans leur piécédent article.
C’est donc maintenant à nos collaborateurs en retard, à nous apporter le résultat de leurs études.
Nous avons donc de grandes obligations à remplir, et nous ne pouvons ni ne voulons y manquer.
Aujourd’hui pour me servir d’un de nos vieux proverbes : Le vin est tiré il faut le boire ; nous espérons donc que ceux d’entre nous qui sont en retard voudront bien regagner le temps perdu.
Nous avons le regret de dire que quelques collaborateurs ont reculé devant la tâche qu’ils s’étaient imposée, soit par impossibilité matérielle, soit pour toute autre cause.
Nous regrettons tout particulièrement de ne plus pouvoir compter au nombre de nos collaborateurs MM. Kæppelin et Belin.
D’autres personnes d’ailleurs instruites, mais qui n’avaient pas bien compris le but et la portée de notre publication, ne m’ont présenté des manuscrits qu’après examen et je n’ai pu les accepter.
Il s’agira donc de combler ces pertes qui sont peu nombreuses.
Les deux principaux chapitres pour lesquels nous aurons à trouver des collaborateurs, sont:
4° Pour le chapitre, blanchiment, blanchissage , teinture et apprêts des tissus.
Le 2e, X exploitation des mines . Les autres questions ne sont que secondaires, et vous pourrez vous-mêmes, Messieurs, lorsque vos articles principaux seront terminés, les résoudre en vous les partageant.
Il se présente une autre difficulté, celle-là est toute matérielle, et peut-être par cette raison encore plus difficile à surmonter, c’est le manque de typographes.
Les ouvriers typographes sont en grève depuis le mois de mars, non-seulement de nombreux travaux sont en retard, mais d’autres ont dû être ajournés, et quelques-uns se font imprimer à l’Étranger.
Quoique je n’emploie que des compositrices , cette grève m’a frappé, en ce sens, qu’au moment où j’étais obligé pour imprimer rapidement nos Études, d’augmenter mon personnel, je l’ai vu décroître, plusieurs de mes compositrices étant entrées dans les ateliers désertés parles typographes.
A ce sujet je] vous recommande un petit article de la dernière chronique qui a rapport à l’art typographique exercé par des femmes (1).
Puisque nous parlons du chapitre chronique, je dois vous dire que c’est après notre dernière réunion, que j’ai eu l’idée, pour donner à chaque livraison hebdomadaire un attrait d’actualité, de publier un 9e volume formé de la chronique de la semaine, c’est-à-dire de toutes les questions générales qui ont trait à l’Exposition.
J’ai assumé sur moi seul cette nouvelle tâche, mais 16 pages à faire par semaine, est fort difficile, c’est pourquoi je vous demanderai de m’aider à la rédaction de cette partie des études et lorsque vous trouverez l’occasion de rédiger quelques petites notes en dehors de vos études spéciales, de vouloir bien me les adresser.
Cette chronique doit être la note gaie de la publication, c’est dans ce but que j’ai eu l’intention d’offrir ce 9e volume supplémentaire à nos souscripteurs.
(1) Cet article a été publié dans le 5° fascicule.
Je terminerai en vous annonçant que le 6e fascicule est terminé comme composition, et j’espère pouvoir l’expédier avant samedi prochain.
Le 7e fascicule composé des vingt premières planches de l’atlas, paraîtra le samedi suivant.
Enfin, il y a entre les mains de nos graveurs une centaine de dessins en grande partie terminés.
C’est là, chers collaborateurs, tout ce que je crois avoir à vous dire.
Je vais donc maintenant, si vous le voulez bien, quitter la parole et recueillir les observations que vous auriez à me présenter au sujet de la publication qui nous occupe et aussi au sujet des Annales du Génie civil que nous ne devons pas oublier, puisque l’une est le complément de l’autre.
M. Noguès ayant demandé la parole, elle lui est accordée.
M. Noguès se plaint de n’avoir reçu que 2 fascicules alors qu’il y en a 4 de parus. M. Lacroix qui avait déjà répondu à ce sujet à son honorable collaboiateur avant l’ouverture de la séance, rappelle aux membres présents qu’il ne considère comme collaborateurs sérieux que ceux qui, dès à présent, lui ont adressé du moins, en tant qu’ils s’y sont engagés, un 1er chapitre comme’preuvc de bon vouloir et d’activité.
Aucune autre observation n’étant faite, on passe au dépouillement de la correspondance et au travail collectif du dépouillement de toutes les feuilles scientifiques, françaises et étrangères, adressées à la rédaction.
Etaient présents :
MM. Baltet.
MM. Horsin-Déon.
Grandvoinnet.
Guillemant.
Hervé.
Château.
Courtier.
Droux.
Dufréné.
Dumont.
Erhard.
Blanchard.
Boillot.
Bonald (de).
Bouvet.
Broise, père.
Broise, fils.
Bardin.
Benoit.
Berlioz.
Houry.
Labesse.
Lacouture.
Letort.
Loyette (de).
Miret.
Monrocq.
Nicolas.
Noguès.
Nouvelle.
Odent.
Pégard.
Pifre.
Robinson.
Tronquoy.
Yigreux.
Wazon.
La séance ouverte à 8 heures est levée à I 1 3/4.
Notables visiteurs.
Sont arrivés hier à Paris le Prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha et le premier ministre du bey de Tunis. Ce dernier était accompagné de la mission tunisienne, composée de dix personnes.
La section anglaise.
L’Angleterre avec ses colonies occupe la plus large place à l’Exposition.
La moitié du grand vestibule qui fait face à la Seine, le pavillon d’angle ouest, une partie des salles affectées à l’industrie et la galerie des machines sur une longueur de 200 mètres lui appartiennent. Dans la galerie des Beaux-Arts, elle occupe trois salles dont une de 34 mètres sur 25 mètres, et sur l’Avenue de l’Architecture internationale, elle possède cinq façades types, dont fait partie le pavillon du Prince de Galles. Elle a encore différentes annexes dans les jardins du Champ- de-Mars, celles réservées aux machines agricoles et à la petite mécanique; l’une a 80 mètres sur 50 mètres, et l’autre 160 mètres sur 20 mètres. Une installation de chaudière, et deux petits pavillons complètent l’espace dont elle dispose à elle seule.
Les bureaux de la Commission britannique sont situés Avenue de Suffren, dans la belle maison de MM. Flaud en face la porte Desaix, une des entrées latérales de l’Exposition. Tout à côté, au coin de larue Desaix, se trouvent les bureaux de plusieurs des gouvernements coloniaux, ce qui a l’avantage de réunir et de concentrer en un meme point tout le service, de manière à lui donner une certaine unité d’action. Les 80 ouvriers anglais occupés à l’Exposition, ont été logés, grâce à la libéralité de plusieurs membres de la Commission Royale, dans une maison de la rue Desaix, où ils ont trouvé un plus grand confort que celui qu’ils se seraient procuré en vivant dispersés, ils ont en effet à leur disposition, une salle à manger, une salle de billard et une salle de lecture. Tout près de là, dans la rue Kléber une troisième maison sert d’habitation aux agents de police et aux inspecteurs du service d’incendie.
La Commission a loué en outre, au coin de la rue Desaix et du boulevard de Grenelle un vaste terrain où elle a élevé des hangars destinés à l’emmagasinage des caisses vides.
Les poteaux en bois qui portent la couverture, sont marqués des lettres correspondantes aux divisions de l’Exposition, avec les numéros des caisses, de manière à éviter toute confusion lorsqu’il s’agira de réexpédier les objets.
L’organisation de la Commission anglaise est toute particulière: c’est la première fois dans l’histoire des expositions internationales qu’il n’a pas été nommé de commissaire général pour présider à une œuvre aussi délicate.
Dès l’origine, son Altesse royale le Prince de Galles, fit part de son intention de remplir les fonctions de commissaire exécutif et de président, et nomma le Dr Andersen à la tête de la section des machines et M. Broudreth Gibbs à celle de l’agriculture. Le poste de secrétaire fut confié à M. Cunliffe Owen. Une commission de cinquante-cinq membres choisis dans les principales professions et
industries, fut chargée d’aider à l’organisation de l’Exposition, mais elle n’a pris aucune part à l’exécution.
On compte 1600 exposants dans la section anglaise, et le nombre en aurait été sans doute plus considérable encore, sans les préoccupations de la guerre d’Orient.
En entrant par le grand vestibule dans la grande galerie des machines, on rencontre tout d’abord la locomotive exposée par MM. Sharp, Stewart et Cie de Manchester, les pompes à incendie de MM. Shand et Mason, celles de MM. Merry- Weather. A droite sont rangées plusieurs machines à travailler le bois, dont les plus importantes appartiennent à MM. Ransome et Cie, à MM. Worssam et à MM. Robinson, plus loin sont celles de MM. Powis et de MM. Reynolds. A gauche se trouvent les machines-outils de MM. Sharpe Stewart, puis celles de MM. Smith et Coventry, les roues à émeri de MM. Thomson, Sterne et Cie; les outils de MM. Fox, Walker et Ci8, de Sir J. Whitworth. Plus loin sont les machines à imprimer de MM. Judd, Green et Johnson, puis les métiers à tisser de MM. Platt frères de Oldliam, de MM. Lawson et Sons, de MM. Fairbairn, Kennedy et Naylor, de MM. Dobson et Barlow, de MM. Coombe et Barbour; le groupe suivant comprend les deux belles machines à vapeur horizontales de MM. Galloway et Sons, mettant en mouvement la transmission de la section anglaise.
On rencontre sur la môme ligne les métiers à tisser de MM. Hattersley et Sons, les pompes et autres engins mécaniques de MM. J. et H. Gwynne, les pompes à vapeur de MM. Davis, Hathorne, Campbell et Davey, les machines de MM. Tyler et Cie, les appareils à laver les laines de MM. M. G. Naught. A gauche, près des machines de MM. Galloway, Ylllustrated London Newes expose sa machine à imprimer Ingram. M. Tweddel’ et Yhydraulic Engeneering Company occupent l’espace contigu; après eux viennent MM. Tangye, puis MM. Appleby frères avec leurs belles grues, MM. Massey avec leurs marteaux à vapeur, MM. Aveling et Porter avec leurs machines à rouleau compresseur, MM. Fowler et Ci0 avec leurs machines d’extraction. Ces dernières complètent le troisième et dernier groupe de la partie centrale de la galerie des machines dans la section anglaise. On a groupé sur les bas côtés un grand nombre d’appareils mécaniques de tous genres.
La petite galerie couverte extérieure qui fait face à l’Avenue Suffren, est ellemême occupée par de nombreux objets, parmi lesquels nous citerons les échantillons de plaques de blindage de MM. John, Brown et de MM. Cammell, des tôles et des rails de MM. Brown et Dixon, des signaux de chemins de fer, et l’exposition très-intéressante de la Société sanitaire.
Quant aux deux grandes annexes, ce sont des bâtiments sans prétention architecturale. La plus grande est presqu’entièrement consacrée à l’exposition des machines agricoles ; du côté de la Seine, celle de MM. Hward et Cie, de MM. Clayton et Shuttleworth, de MM. John, Fowler et Cie, MM. Ransome, Sims et Head, MM. Aveling et Porter et MM. Garrett. Plus loin sont les machines de MM. Roby et C‘8, de MM. Ruston et Proctor, de MM. Hornby, etc. La seconde annexe, la plus étroite est occupée parles produits alimentaires, les graines, les voitures, les harnais. Tout à côté de ces annexes, il y a deux petits pavillons occupés, l’un par une machine à tailler les pierres, l’autre par une locomotive du London, Brighton and South Coast Railway, une seconde locomotive de MM. Hughes et Ci9, et un modèle de frein à vide.
Sur le bord de la Seine, on a élevé un petit pavillon destiné aux modèles de bateaux, et aux différents objets de navigation.
La chambre des chaudières et la cheminée de la section anglaise, ont été construites sur les plans de la Commission française ; la première renferme trois chaudières en acier de MM. Galloway et Sons.
Nous terminerons cette revue par la description sommaire des façades architecturales anglaises.
L’espace alloué à la Grande Bretagne dans cette partie du palais, se trouve occupé par cinq pavillons distincts, offrant chacun un caractère particulier et affectés aux besoins mêmes de l’Exposition.
Le premier a été construit sur les plans de M. Norman Shaw, par M. W. H. Lascelles. C’est un édifice du style de la Reine Anne, le type d’un manoir seigneurial de la vieille Angleterre. Il est bâti en pierres agglomérées avec parement en ciment de couleur pour simuler des briques rouges.
Il a été mis à la disposition de son Altesse Royale pour l’usage de la Commission.
Le second pavillon, celui du Prince de Galles est bâti sur les plans de M. Gilbert Redgrave d’après le style du règne d’Elisabeth, c’est une construction massive aux fenêtres ogivales. Il a 25 mètres de long, la porte d’entrée ouvre sur une antichambre : en face se trouve la salle à manger de 9m,50 sur 6m,50, éclairée par le haut par un très-beau châssis vitré. Les murs sont recouverts de panneaux avec cadre en chêne sculpté, incrustés d’ébène et d’ivoire. Les panneaux sont recouverts de tapisseries représentant chacun une scène des «joyeuses commères de Windsor », et exécutées par l’Ecole royale de tapisseries à Windsor. Un portrait de Sa Majesté occupe le panneau au-dessus de la cheminée. A droite de la salle à manger, un petit vestibule orné de portières d’un travail très-délicat, œuvre de l’Ecole royale de travaux à l’aiguille, conduit à une chambre octogonale servant de boudoir à la Princesse de Galles, et décorée d’après le genre grec imité de l’Adelphi. Les tentures sont en soie bleue pâle et la décoration de couleurs tendres. Il y a du côté opposé, une autre salle octogonale réservée au Prince de Galles et tendue de broderies exécutées par l’Ecole royale de South Kensington et de Sloane Street. Plusieurs autres salles au premier étage servent de bureaux.
Le troisième édifice de style gothique, est l’œuvre de MM. Schoolbred, c’est une maison de ville presque entièrement bâtie en terre cuite.
Le quatrième est une construction remarquable de MM. Cubitt et Cie, d’un style tout particulier qu’on rencontre dans les vieux châteaux du Cheshire et du Staffordshire. Les murs sont presque entièrement cachés sous une boiserie finenement sculptée, dont le dessin et l’exécution sont plutôt du ressort de l’ébénisterie que de la menuiserie. Cette maison est affectée aux bureaux des commissaires de l’Etat du Canada. On y a exposé de nombreux produits du pays.
La cinquième et dernière façade représente une maison anglaise d’architecture anglo-hollandaise du temps de Guillaume III. Elle est meublée suivant le goût de cette époque. Ce cottage est encore aujourd’hui- le gracieux modèle des charmantes habitations du pays de Kent du Devonshire ou de l’île de Wight.
L’association des propriétaires d’appareils à vapeur du Nord de la France, Normande et Parisienne.
M. E. Cornut, Ingénieur en chef de l’Association du Nord, ancien élève de l’École polytechnique, présente â l’Exposition un Catalogue ou résumé d'études sur les défauts de tôles, corrosions, incrustations, etc., Catalogue descriptif et raisonné.
Le catalogue publié par M. Cornut lui a permis de condenser les faits observés dans les visites intérieures et extérieures des générateurs, et de résumer les résultats de nos inspections journalières ; c’est donc, avant tout, un vrai livre de pratique.
Le Conseil d'administration de l’Association du Nord, en décidant au mois de décembre 1870 de prendre parta l'Exposition Universelle de 1878, s’est proposé d'appeler l’attention des industriels sur le but humanitaire et par suite d’utilité publique des associations.
Le lecteur pourra se convaincre, en effet, en parcourant ce volume que tous les générateurs, par suite de leur construction et de leur service, sont soumis à des maladies nombreuses qui peuvent presque toutes devenir mortelles avec le temps. La visite intérieure des générateurs, faite avec soin et par des hommes compétents. est donc le seul et unique moyen d’arrêter le mal quand il s’est produit et môme souvent de l'empêcher de se produire.
L’auteur n’a pas cru devoir se contenter, surtout dans la question des corrosions, de représenter le dessin des défauts exposés. 11 a tenu à ce que des coupes mathématiquement exactes montrent bien les épaisseurs vraies du métal avant et après sa destruction partielle ou totale.
Pour obtenir ce résultat, il a fait opérer des moulures au plâtre sur les pièces et pendant que le plâtre était encore à l'état pâteux, il coupait suivant les différentes directions qu’il devait représenter. Ces profils ont été reproduits sur le dessin en grandeur naturelle.
Cet ouvrage forme un volume de 285 pages gr. in- 8 avec 106 figures dans le texte et 86 planches.
Anthropologie
Une des nouveautés intéressantes do l’Exposition universelle de 1878 sera sans contredit l’Exposition des sciences anthropologiques, organisée par les soins de la société anthropologique de Paris.
Iii. Krantz a mis à sa disposition une partie des galeries entourant l’hémicycle central du palais du Trocadéro. La Société d’anthropologie a compris toute l’étendue des services qu’elle pouvait rendre à la science, grâce au concours des savants du monde entier qui lui était acquis d’avance. Elle a nommé une commission chargée de s’aboucher avec chacun d’eux, de réunir les matériaux,
de les classer, en un mot, de mener à bonne fin l’œuvre considérable qu’il lui a été permis d’entreprendre.
Cette commission est composée d’hommes éminents, tels que MM. Quatrefages, Broca, de Mortillet, Topinard, Bertillon, Barbier, Hovelacque, etc., etc. D’un autre côté des comités locaux: se sont formés partout, en Autriche, en Russie, dans les pays Scandinaves, en Espagne; un comité polonais fonctionne à Paris 'sous la présidence d’un ethnographe distingué, M. Duchinski.
Tous ces comités travaillent activement à rendre l’Exposition anthropologique aussi complète que le permet l’état actuel de cette science nouvelle.
On compte déjà plus de 140 exposants, dont 16 musées, parmi lesquels figure au premier rang le musée de Raperswyl, en Suisse, appartenant au comte Plater, et qui est si connu par ses richesses ethnographiques et archéologiques concernant la Pologne avant son démembrement.
Los colonies françaises.
L’Exposition des colonies est installée à l’extrémité de la section française, dans la grande galerie du travail manuel.
Elle est formée d’une vaste salle rectangulaire que le regard embrasse d’un seul coup d’œil. Sur la façade de gauche, côté de la galerie des machines, est une vaste mappemonde où sont indiquées par des teintes conventionnelles les colonies françaises; sur les murs sont appuyés des trophées d’armes et des costumes indigènes, sauvages panoplies des peuples les plus divers et des pays les plus lointains.
L’Algérie possède en outre un palais mauresque et plusieurs petits pavillons au Trocadôro.
Il est regrettable que l’on n’ait pas installé les produits également importants de nos autres colonies dans autant de pavillons ou plus simplement de salles typiques, comme celles de la section étrangère, par exemple, où l’on remarque, entre autres organisations, celle des Etats de l’Amérique centrale et méridionale, dont les figurations extérieures et intérieures présentent une si curieuse et si intéressante originalité : le Pérou, avec son portique de cité indienne et ses décorations de l’ancienne dynastie des Intns; le Nicaragua, avec son rustique rancho si merveilleusement aménagé à l’intérieur.
La Guyane compte 120 exposants. On remarque dans ses vitrines des poteries indiennes exposées par le service des pénitenciers de Cayenne; une très-belle collection d’oiseaux empaillés, des peaux de tigres, des échantillons de bois, des curiosités indiennes, des cafés et des épices, etc., etc.
La Martinique, cette fleur des Antilles, qu’il 'nous a été donné de visiter, compte 122 exposants, ses sucres et ses cafés tant estimés, son rhum si goûté, son tafia et ses conserves, confitures de goyaves, pommes d’acajou, paimi lesquelles des vins d’orange, d’ananas et de pommes d’acajou.
La Guadeloupe et ses dépendances, 54 exposants. Les élèves des deux sexes des écoles communales de la Basse-Terre, de la Capesterre et de la Pointe-à-
Pitre exposent leurs travaux ; puis, ce sont des sucres et des épices, des cafés et des cacaos, des échantillons de cotons, etc. On remarque encore des collections de bois, de minerais, des coquilles et des crustacés.
Saint-Pierre et Miquelon (20 exposants). Belles collections de filets pour la pêche. Saint-Pierre a envoyé son huile de foie de morue, et file aux Chiens ses morues conservées.
Passons en Afrique, Sénégal (212 exposants). Son exposition, très-remarquable, comprend des gommes, des cires et des graines alimentaires; des collections d’oiseaux, des échantillons de bois, des poteries, des tapis, des peaux de tigres; des cornes travaillées, des instruments de musique absolument inconnus à nos orchestres et d’autres curiosités indigènes, armes, bijoux, coussins en peau, etc.
Les Comptoirs de la côte occidentale d’Afrique (8 exposants), ont une importance productive et commerciale très-secondaire. Le Gabon (35 exposants), qui fait suite, présente plus d’intérêt : des bois, des peaux, de l’ivoire et des graines.
Notre colonie de la Réunion est riche, représentée par près de trois cents exposants. Les échantillons de café sont surtout nombreux; puis viennent les sucres, la vanille, les fécules de diveises espèces; des tabacs, des graines et des matières textiles ; des nids d’hirondelles, des fruits conservés, du rhum, etc.
Une exposition curieuse et qui se rencontre d’ailleurs dans chacune de nos colonies, c’est celle des types indigènes figurés par des statuettes-poupées revêtues des costumes populaires : types de Cafres et de Cafrines, Annamites, créoles, mûlatres, etc. Cette exhibition, très-complète, attire et intéresse longuement les visiteurs.
Mayotte , Nossi-Bé , Sainte-Marie de Madagascar dans une même vitrine, exposent leurs cafés, leurs cotons, et des bois et autres produits indigènes (37 exposants).
h' Inde (134 exposants), nattes finement tressées, tapis fabriqués dans le goût oriental et charmants ouvrages de tabletterie, soieries, toiles de Guinée et étoffes de coton, tabac, indigo, graines, collections d’oiseaux, d’insectes et papillons, plusieurs collections de divinités indoues, des instruments de musique et une quantité de statuettes artistiques, etc.
Les envois de la Cochinchine sont très-nombreux. Saigon, Sadec, Bien Hoa, Tay Ninh, Rach Giâ, les inspections de Soctrang, de Go Kong, etc., sont représentés par 240 exposants.
Les classes de l’enseignement et de l’imprimerie, de la céramique, des petits meubles sculptés et nacrés, et de la tabletterie, sont bien représentées ; les fins tissus de soie et les bijoux seront également remarqués.
De très-beaux cotons, des filets de pêche, envoyés par le comité agricole ; des modèles de barques, jonques annamites, etc. La Société agricole et industrielle de la Cochinchine, du Cambodge et de l’Annam a envoyé plusieurs échantillons de tabacs. Plusieurs herbiers fixent encore l’attention.
Les îles Marquises et Tahiti (45 exposants) , sucres , cafés et vanille , pierres taillées, ornements en coquilles, cocos, etc. ; des costumes populaires et des armes; des laines et des tabacs; des produits pharmaceutiques. Les. huîtres perlières des îles Pomotou sont très-remarquées.
La Nouvelle-Calédonie attire l’attention par ses curiosités et termine l’exposi tion des colonies françaises. Une centaine d’exposants nous ont envoyé leurs
produits. Une exposition qui sera des plus remarquées, c’est celle des fonderies de nickel de Nouméa; de nombreux échantillons de minerais de nickel, de cobalt et de cuivre ont été envoyés par un certain nombre d’exposants. De nombreux échantillons de bois, un modèle de case canaque exécuté par les ordres du service pénitentiaire ; des huiles et des cafés.
Une idée tintamarre s que.
M. Léon Bienvenu, directeur du Tintamarre , vient d’adresser à M. Krantz une lettre demandant qu’un album soit placé à l’Exposition, auprès du pavillon de la Ville de Paris, où les visiteurs seraient invités à laisser leur nom et une ligne en souvenir de leur venue.
Le deuxième dimanche.
Une multitude innombrable se meut à l’intérieur et à l’extérieur du palais dès 9 h. du matin.
A huit heures, les portes ont été ouvertes aux porteurs d’un double ticket. Beaucoup d’ouvriers n’avaient pas regardé à la dépense pour avoir deux heures de plus à se promener dans les vastes galeries. A partir de neuf heures, des queues interminables se sont formées à tous les guichets. Les fronts ruisselaient déjà sous le soleil.
Les abords de la porte Rapp offraient l’aspect le plus animé. Gardiens de la paix, ouvriers chargés d’outils, voitures, familles endimanchées, tout se mêlait, s’enchevêtrait. Sous la marquise de cette porte, les conducteurs de fauteuils roulants, en uniforme gris à liseré rouge, étaient rangés sur deux lignes parallèles près de leurs véhicules. Nous devons louer la bonne tenue de ces humbles serviteurs parleur urbanité et leur politesse qui pourraient servir de modèle aux cochers dont l’impolitesse a si souvent besoin d’être réprimée.
On voyait en l’air, à trente ou quarante mètres du Trocadéro, une énorme bouteille en caoutchouc sur le ventre de laquelle se détachaient des lettres blanches. Si c’est une réclame, le but n’a pas été atteint : l’inscription était indéchiffrable.
Le public a suivi le même itinéraire que le dimanche précédent, c’est-à-dire qu’il n’en a suivi aucun, il est allé à l’aventure, sans but précis. C’est une ville, cette exposition, avec des rues, des ruelles, des carrefours ; il faut des visites répétées pour s’y reconnaître.
Naturellement la galerie du travail a retenu beaucoup de curieux. Rien de plus intéressant, en effet, que cette centaine d’ouvriers fabriquant, sous les yeux du public, les objets les plus divers. Plus d’un visiteur, arrivé dès le matin dans la galerie du travail, s’y est retrouvé le soir, ayant oublié que les heures
passaient tandis qu’il regardait courir dans une broderie des petits doigts de Parisienne.
Les beaux-arts, le pavillon de la Ville de Paris, les machines françaises et l étrangères, les différentes sections, les grandes voies, parsemées de statues de bronze et de marbre, n’ont pas désempli.
Daus les galeries françaises, on a pu constater que les installations étaient à peu près terminées. Quelques vitrines sont encore incomplètes, mais les objets sont là.
Les Tziganes attirent un auditoire nombreux. Leur petit établissement couvert en chaume, regorge de consommateurs; ceux qui n’y peuvent pénétrer, faute de place, s’asseoient en rond sur les terrains voisins. Le vin blanc des Tziganes est fortement baptisé, mais leur musique ne laisse rien à désirer. Ils ont le diable au corps, ces Hongrois ! Ils exécutent les valses de Strauss avec un brio indescriptible, et si vous leur demandez la Marseillaise , ils vous la jouent tout de suite.
Les musiciens de Tunis, dans leur café du Trocadéro, n’obtiennent pas le même succès. Les Tziganes sont de terribles rivaux.
Le public a pu pénétrer dans l’aquarium d’eau douce. Seulement les poissons n’y sont pas encore au grand complet. On n’y voit que quelques carpes et anguilles qui ne paraissent nullement enchantées de leur nouveau domicile. Si elles se doutaient de l’intérêt que leur portent leurs visiteurs, elles changeraient d’avis.
En attendant qu’on lui ouvre les portes du palais du Trocadéro, le public stationnera longuement devant la cascade, qui, de près, offre un spectacle charmant.
Il est question d’une grande fête que le Conseil municipal de Paris donnerait aux municipalités de France et de l’Etranger pendant l’Exposition.
Il y aurait réception au Trocadéro, feu d’artifices, illuminations, etc.
Service de la poste à l’Exposition
[document officiel)
Un bureau temporaire de poste et télégraphe sera établi pendant la durée de l’Exposition internationale qui doit avoir lieu à Paris, du 1er mai au 31 octobre 1878, pour le service intérieur de cette Exposition.
11 sera installé, dens l’enceinte fermée du Champ-de-Mars, dans le bâtiment affecté aux services administratifs, avenue de la Bourdonnaye, au débouché de l’avenue Rapp.
Le public ne pourra y accéder que par une des portes payantes de l’enceinte.
Ce bureau sera désigné sous le nom de Bureau de poste et télégraphe du palais de l'Exposition universelle internationale de 1878 , à Paris.
Il effectuera toutes les opérations des bureaux de poste et des bureaux télégraphiques de plein exercice. 11 débitera des timbres-posto de toutes les catégories, recevra des valeurs déclarées et des objets recommandés, délivrera et payera les
mandats d’articles d’argent à destination ou provenant tant des bureaux français que des bureaux étrangers avec lesquels les conventions internationales autorisent l’échange de ces mandats. 11 y sera mis en vente des tickets d’entrée à l’Exposition.
Les exposants installés dans le palais et les parcs du Champ-de-Mars, du Trocadéro et du quai d’Orsay pourront se faire adresser des lettres et des télégrammes au bureau de l’Exposition, soit poste restante, soit à la place de leur installation, Les correspondances portant cette dernière indication leur seront remises par l’intermédiaire des facteurs attachés au bureau de l’Exposition ; les autres devront être retirées au guichet de ce bureau.
Les correspondances et les télégrammes adressés aux exposants installés à l’Exposition spéciale des animaux, sur l’esplanade des Invalides seront compris dans le service ordinaire de la distribution à Paris.
Il sera établi dans l’enceinte de l’Exposition et ses annexes quatorze boîtes aux lettres supplémentaires pour le dépôt de la correspondance des exposants.
Le bureau de l’Exposition sera ouvert de 8 heures du matin à 8 heures du soir les jours ouvrables, et de 8 heures du matin à 5 heures du soir les dimanches et les jours fériés.
Il sera fait, dans l’enceinte de l'Exposition, sept distributions et sept levées de boîtes supplémentaires par jour.
Les distributions auront lieu :
La première, à 8 heures du matin,
La deuxième, à 10 heures du matin.
La troisième, à midi.
La quatrième, à 2 heures du soir.
La cinquième, à 4 heures du soir.
La sixième, à 6 heures du soir.
Ls septième, à 8 heures du soir.
Les levées des boîtes supplémentaires seront effectuée* :
La première à 7 heures du matin.
La deuxième à 9 heures 30 du matin.
La troisième, à 11 heures 30 du matin.
La quatrième, à 1 heure 30 du soir.
La cinquième, à 3 heures 30 du soir.
La sixième, à 3 heures du soir.
La septième, à 9 heures du soir.
Les dimanches et les jours fériés, les deux dernières distributions et les deux dernières levées des boîtes supplémentaires seront supprimées.
La dernière levée générale de la boîte aux lettres du bureau de l’Exposition sera opérée à 5 heures 45 du soir pour les départements et les pays étrangers.
Les lettres déposées dans ladite boîte et tous autres objets de correspondance remis au guichet du bureau après ce délai pourront profiter; quel que soit leur poids, des départs du jour moyennant les taxes supplémentaires fixes d’affranchissement ci-après indiquées :
20 centimes pour les dépôts effectués de 5 heures 45 à 6 heures du soir.
40 centimes pour les dépôts effectués de 6 heures à 6 heures 15 du soir.
Ces taxes seront acquittées en timbres-poste apposés par les expéditeurs sur les lettres ou autres objets.
Les visiteurs. (5e dimanche).
Dans la journée du dimanche 19 mai, il est entré à l’Exposition 96,200 personnes. Le nombre des tickets vendus jusqu’à présent s’élève au chiffre de 1 ,500,000.
Exposition de la marine.
Le bateau le Frigorifique vient d’être amené au quai d’Orsay, où on l’a amarré en face du hangar de l’exposition maritime.
Plusieurs autres bateaux, dont un espagnol arrivé aujourd’hui à Paris, sont amarrés sur différents points des quais.
Opinions de la presse étrangère.
La Tages Press considère l’Exposition de 1878 comme une grande victoire morale delà France, comme un triomphe de l’humanité civilisée.
Aux yeux de la Nouvelle Presse libre , la troisième Exposition de Paris est surtout une démonstration, une manifestation politique dans la véritable acception du mot, et à laquelle la protestation de l’Allemagne donne un relief tout particulier. Cela constitue une revanche, plus éclatante et plus durable que toute la gloire militaire, que toute conquête, et c’est dans cette démonstration, dans cette propagande que l’Exposition de Paris trouve sa signification et sa justification.
Il n’y a rien de plus extraordinaire dans l’histoire moderne, dit la Gazette d'Augsbourg, que de voir un peuple qui, sept ans à peine après les plus affreux désastres, a pu en arriver à inviter le monde à une fête qui est une preuve indubitable que ce pays est en train de se relever par son activité et son travail, nous sommes convaincu par là de la puissance et de l’énergie du peuple français.
L’Exposition constitue un chapitre considérable à l’avoir de la République ; elle peut regarder avec satisfaction l’œuvre qu’elle a accomplie, et peut être sûre qu’elle récoltera dans le pays le fruit de ses labeurs.
Les petites voitures.
Une industrie qui obtient un véritable succès est celle des petites voitures, à l’usage des visiteurs infirmes, âgés ou fatigués. Le but de cette administration est dépassé. Dans les galeries industrielles, il y a, en vérité, si peu de sièges qu’on finit tôt ou tard par faire signe aux rares conducteurs dont le véhicule est libre.
Les instituteurs à l’Exposition.
Versailles, 16 mai.
Enfin, c’est décidé 1 Nos instituteurs pourront venir à l’Exposition comparer les méthodes d’enseignement et d’éducation appliquées chez les divers peuples.
Un grand nombre d’instituteurs viendront à Paris ; ils assisteront à des conférences pédagogiques comparées; ils se rendront compte du mouvement qui s’est accompli depuis dix ans dans l’instruction primaire.
C’est le vœu du Conseil général de la Seine qui est traduit en proposition de loi par MM. Chalamet et Hugot.
M. Hugot demande le renvoi à la commission du budget
Le ministre de l’instruction publique approuve le projet, mais il se réserve la direction du congrès des instituteurs.
Rien de plus juste.
M. Bardoux ajoute que les instituteurs seront logés dans les lycées pendant les vacances.
C’est ce qui s’est fait en 1867. Seulement, à cette époque, on a oublié un point important : c’est d’exiger des instituteurs un rapport détaillé de leur visite à l’Exposition.
Ce rapport pourrait être fait sous forme de conférences dans les réunions cantonales d’instituteurs, ce qui ferait participer aux avantages de l’excursion à Paris ceux des instituteurs qui n’auraient pu accomplir le voyage.
{Bien public ).
Les restaurants.
C’est moins gai qu’en 1867. Mais cela tient à l’ensemble de l’Exposition ellemême. Elle a un caractère autrement sérieux que son aînée et elle donnera aussi, croyons-nous, de meilleurs résultats au point de vue des intérêts internationaux.
Les prix des consommations ne sont pas trop élevés.
Les restaurants du côté de l’Ecole militaire, paraissent être ceux dont les tarifs
ont les plus modéré?, je n’en citerai aucun, n’ayant pas l’intention de faire de réclames (à moins qu’elle ne me soit payée) (1).
Un restaurant dont les prix sont un peu aristocratiquement établis, se trouve dans le parc avant de passer le pont pour aller au Tiocadéro. Mais son tarif est peut-être justifié, si son installation lui a coûté 500,000 fr. comme me l'a dit le garçon qui me servait, et cela ne m’étonne pas.
Un restaurant que je vous engage à regarder, # mais de loin, parce que son pavillon est élégant, c’est le restaurant Espagnol. Que la vue vous suffise, à moins qu’une poche richement garnie ne vous permette un luxe inconnu aux plumitifs en général et à votre serviteur en particulier.
En résumé, nous engageons vivement les visiteurs du dimanche, qui ne peuvent dépenser une grosse somme, à déjeuner avant d’entrer dans le palais. Ils seront plus vite et mieux servis, et par ce moyen ils feront économie de temps et d’argent.
Voici le tarif d’un restaurant de l’avenue de la Bourdonnaye, qui peut servir d’indication. Celui des autres maisons concurrentes n’en diffèrent pour ainsi dire pas.
1 plat de viande au choix, 75 c. ; lJi volaille, 1,25; œufs à volonté, 60 c. ;j bordeaux ordinaire, 1,50 ; mâcon ordinaire, 1,25.
Tarif des consommations. — Bock, 30 c. ; café, 40 c. ; vermouth, 30 c. ; vermouth de Turin, 40 c. ; bitter, 30 c. ; absinthe, 35 c. ; sirops assortis et liqueurs, 30 c. ; fine champagne, 40 c. ; chartreuse, 50 c. ; madère, malaga, zucco, xérès, porto, 50 c. ; grog américain, 50 c. ; limonade, 1 fr. ;eau de seltz, 30 c. ; pale-ale, porter, stout, l,50;gâteaux assortis, 15 c. ; sandwich, 25 c.
Entrées.
Le commissaire général a décidé qu’à partir d’aujourd’hui, les visiteurs payants pourront entrer à huit heures du matin, au lieu de dix heures, en payant double entrée jusqu’à dix heures, c’est-à-dire en donnant deux tickets.
Les porteurs de cartes d’abonnement pourront entrer à partir de huit heures, et les porteurs de cartes de services et d’exposants, à partir de six heures du matin.