‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 2)Chapitre 28 sur 65 · III. — Espèce porcine · texte numérisé non relu

III. — Espèce porcine

Les races qu’on a regardé longtemps comme les plus méritantes étaient au nombre de six, savoir : la race normande, la race craonnaise, la race périgourdine, la race des Pyrénées, la race bressane et la race de Lorraine. Ces diverses races avaient généralement une conformation moins défectueuse et une plus grande aptitude à l’engraissement que la race commune qui est partout osseuse, mince et très-liaute sur jambes ; mais, si leurs produits étaient de bonne qualité, elles ne jouissaient pas de cette précocité qui distingue à un si haut degré les petites et les grandes races anglaises et perfectionnées.

Les concours d’animaux reproducteurs et les concours d’animaux gras créés depuis trente ans, ayant permis dans toutes les régions d’avoir une juste idée de la bonne conformation que doit présenter une bête porcine améliorée soit par la sélection, soit par les croisements, les éleveurs n'ont pas hésité à s’imposer la tâche de perfectionner les races qu’ils élèvent pour les vendre jeunes ou les engraisser à l’âge adulte.

C’est en croisant diverses races indigènes entre elles, ou en y infusant du sang des races anglaises, qu’on est parvenu à posséder, avec le temps, des animaux qui sont véritablement intermédiaires entre nos vieilles races indigènes et les races anglaises.

L’espèce porcine comprenait, en 1789, quatre millions; en 1840, cinq millions; et en 1866, six millions de têtes diverses.

Le concours des animaux gras a été clos mardi dernier, et des récompenses bien méritées sont destinées aux nombreux éleveurs qui avaient amené sur l’Esplanade des Invalides, annexe du Champ de Mars, les richesses de leurs étables.

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