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et auquel les alcools ont le prix du cours. De 0 à 4 les alcools sont primés de 5 francs par degré (au-dessus du cours) ; au-dessous de 4, on diminue 3 fr. par degré. On prend dès lors, au moyen d’un tube gradué placé dans la boîte du diaphanomètre, 10 centimètres cubes de l’alcool à vérifier, on les verse dans un petit ballon et on y ajoute 10 centim. du réactif, on fait bouillir sur une lampe à alcool, en une minute l’essai est fait. Il ne reste plus qu’à verser le liquide dans une des petites bouteilles placées dans le nécessaire, semblables à celles des types, et à comparer. Comme les types ont été composés avec de l’alcool pur additionné de 1 à 15 dix millièmes d’impuretés, on peut calculer très-approximativement à la nuance le degré de pureté de l’alcool essayé.
Pour les alcools de vin, le procédé est le même, mais le résultat différent. Ces alcools sont très-chargés d’éthers, œnanthiques et autres; dès lors le réactif les colore fortement et la teinte qu’il produit est toute particulière. La fraude à découvrir est de savoir si les alcools de vin sont chargés d’un autre alcool qui sera nécessairement plus pur. Le diaplianomètre répondra parfaitement à la question en montrant l’essai moins coloré , s’il y a addition d’alcool étranger, qu’avec l’alcool de vin pur.
Le diaplianomètre est donc fertile en bons renseignements, et nous jugerons d'un seul mot sa valeur en disant que bien peu des exposants ont osé, devant le jury, affronter son contrôle. C’est tout dire.
Distillation des mélasses. — Comme modèle de fabrication, nous citerons celle de M. Savary qui expose dans la classe 47 un échantillon de mélasse, matière première de son exploitation, des flegmes sans éthers, les éthers séparés par un agencement spécial de la colonne imaginé par M. Savary, des alcools rectifiés, et enfin des potasses, brutes et raffinées, des soudes, chlorures, sulfates et engrais. Les usines de M. Savary, situées à Ham et à Nesle, dans la Somme, sont des établissements de premier ordre, produisant ensemble par an de 60 à 70,000 hectolitres d’alcool de mélasse française, auxquels il faut joindre 1,800,000 kilog. de potasse brute , 4 à 300,000 kilog. de potasse raffinée, 200 à 230,000 kilog. de soude, 300,000 kilogram. de sulfate de potasse, autant de chlorure de potassium, et 7 à 800,000 kilogram. d’engrais, le tout valant environ 1 million de francs. Voici comment M. Savary établit ses frais
de fabrication :
Pour un hectolitre d'alcool à 90° :
Transport de la mélasse . 1 ,400
Commission d’achat de la mélasse . 0,873
Charbon . 2,230
Main-d’œuvre . 1,230
Acide sulfurique . . 0,500
Levûre . 0,250
Maïs (pour mémoire) . » »
Futailles . 3,500
Frais généraux comprenant :
Intérêt et amortissement . 1 , 1 50
Contributions, patentes , appointements , locations de logements, assurances, intérêts et négociations de valeurs, éclairage et marchandises diverses, comme huile, balais, etc . 2,100
Courtage de vente de trois-six — f 0/0 . 0,600
Entretien du matériel . 0,300
Total . 14,173
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Les frais de fabrication de la potasse brute sont compris dans ce prix. La consommation du charbon est alors de 140 à 150 kilogram. de qualité ordinaire par hectolit. d’alcool, et le rendement moyen des fabriques est de 29 litres d’alcool par 100 kilogram. de mélasse à 40. C’est le rendement que nous avons indiqué dans notre première partie.
L’industrie de M. Savary est donc aussi bien conduite que possible et peut servir de type à tous les autres établissements de même genre, parmi lesquels nous rencontrons à l’Exposition les distilleries de MM. Porion de Wardrecques, qui emploie les appareils Savalle , Bodé et Pasquesoone, Crépin Deslinsel, etc. D’ailleurs, nous pourrions citer un grand nombre de noms qui ne nous enseigneraient rien de plus, d’autant que beaucoup d’exposants se contentent d’exhiber un beau flacon en cristal sur lequel est écrit alcool ou flegme, sans dire si c’est tiré de la mélasse ou de tout autre produit. Nous nous abstiendrons donc de juger ceux-lii.
Distillation des betteraves. — Le matériel de la distillerie, en dehors des alambics, est très-restreint à l’Exposition. Nous y trouverons cependant une installation de distillerie agricole système Champonnois réduit à ses éléments essentiels, laveur, épierreu.r de betterave, coupe-racine, cuve de macération et de fermentation, pompes affectées à divers services de l’usine, et colonne à distiller (Exposition agricole, quai d’Orsay). C’est vers 1853 que M. Champonnois imagina son procédé de traitement de la betterave dont nous avons expliqué le principe dans la première partie de cet article, résolvant ainsi le problème posé par la Société centrale d’agriculture : « Introduction dans la ferme d’une industrie simple et facile favorisant énergiquement la production économique du blé, du bétail et des engrais, par la culture et le traitement des racines sucrées, notamment delà betterave. »
En effet, M. Champonnois s’est attaché, comme l’exprimait en 1855 une commission chargée d’examiner ses procédés, pour introduire la distillation dans la ferme, à trouver les moyens : 1° d’avoir un outillage simple, relativement peu coûteux; 2° de conserver la plus grande partie delà betterave pour la nourriture du bétail, point essentiel pour le cultivateur; 3° de traiter la betterave par un mode facile et peu dispendieux, procurant une bonne extraction de l’alcool.
C’est qu’en effet la culture de la betterave coûte fort cher, et comme cette racine est une des nourritures les plus profitables au bétail , que sans bétail on n’a pas d’engrais, ni de blé par conséquent, il fallait chercher un moyen de dégrever la betterave de cet énorme prix de culture que le bétail ne pouvait pas supporter pour que son élevage fût rémunérateur. Or, dans la betterave, le sucre est une matière chère; n’enlever que le sucre de la betterave et donner aux bestiaux cette pulpe privée d’un seul de ses éléments, lequel élément paierait à lui seul le prix de la racine, tel est le problème résolu par M. Champonnois. Sans doute, avant lui, on extrayait l’alcool de la betterave; mais la racine lavée dans des macérateurs était privée non-seulement de sucre, mais encore d'une grande partie des substances nutritives qu’elle contient, substances solubles minérales et azotées, et dès lors n’avait plus qu’une valeur relativement beaucoup inférieure à celle de la racine mère. M. Champonnois s'efforça donc de rendre à la cossette épuisée de son sucre les éléments nutritifs enlevés par la macération , et il y parvint en rechargeant ses cuves avec les vinasses épuisées sortant de la colonne , au lieu de se servir d’eau pour cet usage.
Si simple que paraisse être cette modification, elle n’en a pas moins causé une grande transformation dans la culture en facilitant l’adjonction de la distillerie à la ferme, les racines sortant de la distillerie identiquement dans le même état que si elles avaient été cuites et fermentées en silos. Or, la cuisson des
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betteraves est en usage dans toutes les fermes, donc la distillerie agricole ne grève pas la ferme de frais nouveaux autres que l’amortissement du capital machine, capital couvert rapidement par la plus-value du rendement de la betterave en alcool, perdu jadis pendant la fermentation dans les silos. Il est résulté de ce fait une augmentation considérable dans la surface delà culture en betterave : de là augmentation du bétail, du fumier et du blé, c’est-à-dire la réalisation du vœu de la Société centrale d’agriculture, qui décerna dès la deuxième année de l’apparition du procédé une médaille d’or à M. Champonnois et une grande médaille l’année suivante, 1833.
Et maintenant, si nous revenons à notre Exposition, si nous voyons le modeste petit outillage qui représente un si grand perfectionnement dans l’agriculture française, nous y trouvons un élévateur à palettes en bois, un laveur à liteaux en bois, un épierreur, le tout analogue aux appareils de sucrerie décrits dans la première partie de l’article Sucrerie, un coupe-racine système Champonnois semblable pour la forme aux râpes décrites en sucrerie, mais de plus petit diamètre, et garni de six lames dentelées pour découper les cossettes de beltcrave en rubans de 2 millimètres d’épaisseur environ. L’eau, à la râpe, est remplacée par du jus faible ou par de l’eau acidulée à raison de 2 kilogram. d’acide sulfurique dans 30 litres de jus environ par 1,000 kilogram. de betterave. Cette eau acidulée est destinée à prévenir toute altération des cossettes.
Les cossettes acidulées sont chargées à la pelle ou automatiquement dans les cuviers de macération, en les disposant de préférence contre la circonférence. 11 y a trois cuviers de macération en bois, dont un spécimen est exposé, contenant chacun 2,000 kilog. de betteraves, que l’on remplit alternativement toutes les trois heures, soit huit cuviers ou 16,000 kilog. de betteraves, par vingtquatre heures; de la sorte, le coulage de chaque cuvier est de six heures au moins, ce qui est suflisant avec 130 ou 1 40 °/0 de jus du poids de la betterave, correspondant à une température de 23 degrés dans les cuves de fermentation. Cependant, comme cette température est variable avec la qualité de la betterave, attendu que sur une betterave riche il est nécessaire de couler plus de liquide que sur une pauvre, M. Champonnois a imaginé un petit réfrigérant exposé et placé entre la cuve de macération et la cuve de fermentation qui est disposé de telle sorte que les liquides passent à volonté par l’espace tubulairerefroidisseur ou vont directement à la cuve, par le déplacement seul d’une petite rigole métallique placée en tête du réfrigérant. Cette disposition fort commode et fort utile règle admirablement le jeu de la fei’mentation.
La fermentation par le procédé Champonnois est continue, c’est-à-dire que le jus coule d’une manière continue en petit filet dans la cuve à fermentation en sorte qu’il entre lui-même en fermentation rapidement sans entraîner celle de la cuve.
La pulpe, au sortir des cuviers de macération, représente environ 73 °/„ du poids de la betterave.
Voici quels sont les frais de fabrication qu’occasionne le procédé Champonnois. Les nombres suivants forment la moyenne de ceux recueillis dans dix usines de dimension dilférente dans des localités variées.
Frais de fabrication de l’alcool pur les procédés Champonnois, établis par 1 ,000 kilog. de betteraves travaillées.
Combustible . 1,398
Main-d’œuvre . 1,903
Dépenses diverses . 1 ,69 i
Intérêt et amortissement . 1,729
Total . 6,726
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Le rendement moyen en alcool dans ces différentes usines a été de 4,50 °/0, soit 2225 kilog. de betteraves fournissant 1 hectolitre d’alcool il 100 degrés.
La quantité de pulpe obtenue étant au minimum 70 °/0, soit 1558 kilog. par hectol. d’alcool , et valant 10 francs les 1 ,000]kilog., donne un revenu nourriture de 13,58 par hectolitre d’alcool; or, les frais de fabrication revenant à 0 fr. 726 les 1000 kilog. de betteraves ou 14,965 par hectol. d’alcool, ces frais sont amplement couverts par le prix de la pulpe; donc, les pulpes paient les frais de fabrication.
De 1866 il 1877, le prix moyen de l’hectolitre d’alcool a été de 60 fr. 80 c. L’écart de vente de l’alcool au rectificateur qui fournit les fûts et prend livraison à la gare du distillateur, étant de 10 fr. en général, le prix de vente de l’hectolitre d’alcool revient il 60, 80—10=30 fr. 80 c. Ces 30 fr. 80 c. représentent le prix que le cultivateur retire de sa betterave , c’est-à-dire que la distillerie rembourse au cultivateur la betterave 22 fr.'80 c. les 1000 kilog. en année moyenne ; dans la plus mauvaise année, la betterave a encore été payée 16 fr. 10 c. et dans les bonnes années à rendement égal à 26 fr. et même 28 , nombre qui augmente encore si l’on calcule qu’au lieu de 4,50 pour 100, la betterave rend jusqu’à 6 °/0 dans les bonnes années.
En résumé, la culture de la betterave est toujours rémunératrice pour l’agriculteur distillateur, et d’autant plus qu’il cultive les racines avec plus de soin et de science , de manière à les rendre plus riches en sucre et par conséquent en alcool. Ici il n’y a pas, comme en sucrerie, d’antagonisme possible; le cultivateur travaille pour lui seul, il n’est à la merci de personne, même pas du consommateur de pulpe s’il a du bétail en conséquence. Il peut donc faire rendre à ses champs tout ce qu’il veut aussi bien en beaux blés qu’en bonnes betteraves , ce qui assure la supériorité de la distillerie sur la sucrerie, surtout quand les alcools sont d’un prix élevé. Aussi voyons-nous l’Exposition nous montrer da nombreux spécimens d’alcools de betterave , pulpes conservées , nourriture de bestiaux préparées avec les cossettes etc. , et cela dans maintes contrées où la sucrerie n’existe pas. Tels sont les expositions des environs de Beauvais, de M.\l. Gilbert , Pluchet , Petit à Champagne (Seine-et-Oise) , Meyer à Coubert (Seine-et-Marne) , Rocquigny de Thérouldeville , etc.
Alcools de grains, de maïs, de vins, etc. — L’alcool de blé est peu représenté à l’Exposition ; le maïs au contraire abonde, souvent joint à la distillation de la mélasse, comme on le voit indiqué dans l’Exposition collective du Pasde-Calais, renfermant des produits de malterie, de maïs et mélasse fermentés ensemble et séparément, des résidus de distillerie, éthers, potasse, etc. Nous retrouvons, d’ailleurs, l’industrie de la distillation du maïs dans le midi de la France, l’exposition de M. Pezet de Grépiac (Haute-Garonne) en est un exemple.
Il y a des fabrications localisées , comme celle de l’eau-de-vie de cidre trèsrépandue en Normandie, comme l’attestent les nombreuses expositions des environs de Rouen, de MM. Varet à Bouville, de Morel à Monterollier, etc. L’alcool de vin est la spécialité du Midi, comme nous le voyons dans l’Exposition de la distillerie de vin de Lapierre, aux Adrets (Isère); en Bourgogne, on fait des eaux-de-vie de marc : tels sont ceux de MM. Bailly et Gallimard de Dijon. Enfin l’École d’agriculture de Saint-Rémy (Haute-Saône) a tenu à honneur de nous montrer une foule de sources cachées d’alcool. En effet, elle expose des alcools de sorbes, de carottes, de poires, d’aubépine , de lie, de sureau noir, d’alèses, de cassis , d’églantier, de gentiane, de coing, de miel de prune , etc.
Si nous allons dans les pays étrangers, nous voyons la distillerie de grains plus répandue ; en Russie, même , c’est une industrie spéciale à l’exclusion
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du;
de toute autre, comme l’indique l’exposition de M. Jankowski de Varsovie. Dans les colonies, nous trouvons des expositions fort curieuses, car dans les Indes- Portugaises, par exemple, à côté de l’eau-de-vie de canne, on trouve celle du caju dont on retire ordinairement des matières grasses, et du palmier, faite avec de la farine obtenue en broyant le fruit de l’arbre. Mais, nous le répétons, tous ces essais sont peu de chose à côté de nos grandes industries agricoles.
Appareils réfrigérants. — Dans l’industrie des alcools, le besoin d’amener à une température fixe les liquides à fermenter a fait rechercher les moyens les plus divers pour rafraîchir les moûts. La distillerie, comme la brasserie, a besoin d’appareils réfrigérants, puissants et économiques pour arriver à un travail rapide, sans perte de temps, conditions essentielles pour mener b bien ces industries. L’Exposition universelle nous montre , comme tendance presque unique de tous les constructeurs, des appareils formés de surfaces refroidies d’une manière intense d'un côté et sur lesquelles circule en nappe de l’autre le moût trop chaud. Le problème est résolu de plusieurs manières.
La maison Decker et Mot, de Paris, expose les réfrigérants Lawrence (de Londres) dont le principe consiste en une circulation d’eau de température graduée, depuis l’eau glacée jusqu’à l’eau tiède, entre deux surfaces profondément ondulées en cuivre. Les deux tôles ondulées sont verticales, réunies à leurs extrémités par des joues en fonte qui règlent leur écartement. Le liquide à refroidir tombant par une gouttière ménagée au-dessus de l’appareil sur toute sa longueur, et horizontalement, et garnie par en-dessous de trous d'écumoire, s’étend en nappe sur les deux surfaces métalliques, et tombe à la température désirée dans une auge ad hoc. On règle l’introduction de l’eau d’après la température à laquelle on veut obtenir le moût. En distillerie, où l’on ne recherche pas de très-basses températures, ces appareils consomment peu d’eau , et l’usage de l’eau glacée est inutile. Si, au lieu d’eau, on fait circuler de la vapeur entre les surfaces, la même’machine peut tour à tour servir à réchauffer ou à refroidir les liquides; elle est donc d'un usage avantageux. C’est une machine des plus recommandables, sur laquelle nous insisterons dans l’article Brasserie.
Au lieu de faire circuler l'eau entre deux surfaces ondulées, on peut faire usage d’une série de tubes horizontaux reliés par leurs extrémités en forme de serpentins et superposés, rendant le même office que l’appareil précédent, avec l’avantage de donner plus de prise aux courants d’air qui circulent entre les tuyaux. Seulement ces appareils, ayant une surface beaucoup moindre que le précédent, sont généralement moins puissants.
Le réfrigérant Duboc (Carignan, Ardennes) est basé sur ce principe : il se compose de tuyaux horizontaux superposés , laissant entre eux un certain espace pour la circulation de 'l’air, et reliés à leurs extrémités par des coudes en bronze. Le moût tombe de la gouttière supérieure sur le premier tuyau par l’intermédiaire d’une lame de cuivre taillée en forme de scie , chaque dent conduisant la goutte régulièrement sur toute la longueur de l’appareil. Chaque tuyau est garni intérieurement d’une lame semblable régularisant jusqu’en bas le courant du liquide. Le nettoyage intérieur est facilité par des regards réservés dans les coudes de bronze.
M. Castelin-David, à Méziôres (Ardennes), a fait, sur le même système des réfrigérants qui présentent certaines modifications ingénieuses. Les tubes, au lieu d’être ronds, sont plats et de diamètre assez fort. Au milieu du tube se trouve un autre tube dans lequel on provoque une circulation d’air, et qui a l’avantage de réduire le volume d’eau intérieur , le centre concourant peu à la réfrigération, puisque c’est le liquide de contact seul qui refroidit.; les extrémités des tubes sont encastrées avec rondelle en caoutchouc dans des supports creux en fer,
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verticaux, et séparés intérieurement en compartiments formant le coude du serpentin. Le liquide se distribue sur le tuyau supérieur au moyen d’un tuyau distributeur à pression naturelle, formant filtre, et garni d’une lame dentelée comme dans l’appareil précédent. Tous les tuyaux sont garnis également par en-dessous de lames semblables. La forme aplatie des tubes permet de donner une grande surface de refroidissement, jointe à une faible hauteur de l’appareil.
MM. Méline et Baptiste exposent un réfrigérant analogue à tubes cylindriques avec courant d'air forcé par un ventilateur.
Nous ne nous occuperons pas plus longtemps de ces appareils, qui sont beaucoup plus du domaine de la brasserie que de celui de la distillerie.
Macérateurs, cuves-matière. — Tous les instruments de ce genre qui sont exposés sont construits spécialement pour la brasserie. Cependant' nous voyons dans l’annexe de la section belge un petit modèle du macérateur Lacambre perfectionné par Désiré Hainaut.