L’ AG R I CU LT U K E
qualité remplacée par une autre généralement préférable, la précocité. Le type vendéen et ses variétés ne peuvent que rarement fournir assez de lait pour constituer un produit régulier et certain, aussi l’objectif de l’agriculteur est-il le travail de la ferme, l'élevage des jeunes et l’engraissement des adultes. Dans les montagnes du centre et du midi, l’aubrac et le Mézenc n’utilisent pas fructueusement les pâturages qu’ils parcourent ; chez les principaux fabricants de fromages et chez tous les agriculteurs où le travail n’csl pas excessif, il faudrait choisir des sujets les plus laitiers et créer son cheptel par sélection, ou introduire une race que l’on connaît et dont on est sûr, la tarentaise, par exemple.
Les formes et les aptitudes provenant du milieu dans lequel se trouvent les animaux, il en résulte que ceux qn’on importe perdent, au bout de quelques générations, leurs attributs primitifs pour revêtir ceux de la race locale, à moins de les entretenir dans des conditions particulières et de tirer du dehors tout ce qui leur est nécessaire. Dans l’immense majorité des cas, il convient de perfectionner son bétail par les bons soins, la nourriture copieuse, le choix judicieux des reproducteurs, l'allaitement prolongé des veaux, etc, plutôt que de s’adresser à des races étrangères et même à certains types trop perfectionnés et trop délicats de la race que l’on possède. On va lentement, mais avec certitude d’arriver. C’est le train « à petite vitesse et à prix réduit » de la zootechnie.
En un mot, toutes les variétés des races peuvent et doivent généralement être améliorées par la sélection. On a vanté et primé les durhams, mais on ne les entretient que dans les pays très-fertiles; partout ailleurs, ils ne garnissent que les étables de luxe, et ne servent guère qu'à gagner les prix des concours généraux et régiona'ux.