‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 3)Chapitre 87 sur 95 · BOULANGERIE ET PATISSERIE · texte numérisé non relu

BOULANGERIE ET PATISSERIE

Quelques usines soûl mues par la vapeur cl utilisent ensemble une force de 30 chevaux. Parmi les nombreuses machines-outils dont l’introduction a contribué pour une large part aux développements de cette industrie, on peut citer les batteuses, les émondeuses, les broyeuses, les pétrins, etc., mûs à bras ou par la vapeur.

Au commencement de ce siècle les villes de Reims et de Dijon avaient déjà acquis une réputation méritée pour la fabrication des pains à' épice ; on citait les carrés de Lille, les cœurs d'Arras et les pavés de Chartres. Les fabricants s’occupaient alors directement de la vente de leurs produits; en province, dans les foires et marchés; à Paris, en les faisant débiter aux carrefours et aux barrières par leurs ouvriers.

A dater de 18i0, la fabrication du pain d’épice a acquis une réelle importance et les foires et marchés ont été fréquentés par des marchands spéciaux. La foire aux pains d’épice, qui se tient à Paris le jour de Pâques, comptait à peine 23 marchands en 1840, tandis qu’ils étaient au nombre de 000 en 1861 et de 1,200 en 1876.

Il existe en France environ 80 fabricants de pain d'épice qui emploient annuel lemenl à leur fabrication des matières premières diverses, farines, miel et mélasses, sucres et fruits, pour une valeur de 2,300,000 francs; 1,200 ouvrière dont 400 femmes, vivent de cette industrie ; le salaire moyen des hommes est de 3 francs, celui des femmes 2 fr. 30 cent, par jour. Dans la plupart des établissements, la fabrication se fait manuellement; cependant quatre maisons emploient des machines à vapeur représentant ensemble une force de 43 chevaux.

NOTES SOMMAIRES

note Vil.

Cuirs et peaux (1).

(Classe 49.)

Les produits de la classe 19 se divisaient en neuf catégories :

1° Cuirs tannés, comprenant les cuirs forts pour semelles, les cuirs à ce livre destinés au corroyage;

2° Cuirs corroyés pour chaussure, sellerie et machines, etc. ;

3° Cuirs v ernis noirs et de couleurs pour chaussure et sellerie, équipement, etc ;

4° Peaux de chèvre et de mouton inaroquinées ou teintes pour chaussure, reliure, carrosserie, meubles, objets dits de maroquinerie-,

5° Peaux mégissées pour chaussure, ganterie, etc.;

6° Peaux chamoisées;

7° Peaux hongroyées pour bourreliers, etc.;

8° Peaux parcheminées;

9° Les articles de boyauderie pour emplois divers: chirurgie, cordes instrumentales, charcuterie, battage de l'or, etc.

Paris est le centre le plus important de fabrication des cuirs en tous genres; viennent ensuite Château-Renault, Civet, Saint-Saens, Pont-Audemer, pour les cuirs forts. — Millau, Lyon, Nantes, Bordeaux, pour les cuirs à empeigne. — Grenoble, Annonay, pour les peaux de ganterie. — Niort, Amiens, Gisors, pour les peaux chamoisées- — Issoudun, Villedieu (Manche), pour les peaux parcheminées. Marseille et le département du Var possèdent d’importantes fabriques de chèvres et moutons tannés au sumac. Les cuirs dits à la garouille viennent des départements du sud-est et sont presque entièrement consommés sur place.

Les cuirs fabriqués en France proviennent : j° de l’abatage des bestiaux indigènes; 2° des importations de peaux brutes, venant d’Angleterre, d’Irlande, de Hollande, de Russie, de la Plata, du Brésil, du Mexique, des Antilles, des Indes et de l’Australie. Ces dépouilles d’animaux très-différents entrent en France à l’état de peaux sèches, peaux salées ou peaux salées sèches.

Les peaux brutes de provenance étrangère représentent une valeur de 160 millions de francs, cl le produit des abatages indigènes doit être évalué au minimum au quadruple des importations.

Les matières premières employées dans la préparation des peaux et des cuirs, presque uniquement d’origine française, sont les écorces à tan du chêne vert et du chêne blanc. Depuis quelques années on se sert aussi, mais rarement du bois de châtaigner. Le sumac est employé pour la fabrication de peaux de chèvre et de mouton destinées à être inaroquinées ou teintes, Le département du Var en produit une petite quantité; la majeure partie est importée du sud de l’Italie et de la Sicile.

Le travail mécanique progresse tous les jours; il est non-seulement appliqué aux travaux préléminaires de la tannerie et de la corroierîe, mais aussi à quelques opérations délicates, telles que le ponçage, le lustrage, 1 égalisage et le

(1) Consulter l’article de M. Henri Villain, publié dans les Etudes sur l Exposition de 1867. — Cuirs et peaux, tannage, corroyage et mégisserie.

Page 1