CUIRS ET PEAUX
quadrillage des peaux; néanmoins le travail manuel, surtout dans les opérations du finissage, est encore le plus usité.
L'industrie de la fabrication des cuirs et peaux est une des plus importantes en France; elle est répandue sur tous les points du territoire cL occupe un grand nombre d’ouvriers qui travaillent à la journée, et plus généralement à la tâche; ils gagnent de S à 10 francs par jour. Ceux dits façonniers , dent le travail consiste à prendre la marchandise à l’état brut pour la rendre prête à. la vente, occupent souvent eux-mêmes un graud nombre d’ouvriers et sont de vrais fabricants qui trausfonneut une marchandise qui ne leur appartient pas.
Les fabricants tanneurs envoyaient autrefois la plus grande partie de leurs produits à Paris, où ils étaient vendus par l’intermédiaire de commissionnaires spéciaux. Aujourd’hui, grâce aux facilités et à la rapidité des communications, les relations directes entre les producteurs de cuirs et les acheteurs des départements deviennent de plus en plus fréquentes et tendent à se généraliser.
Il est difficile d’évaluer, même approximativement, l'importance du commerce général des cuirs et peaux en France. Les seules données exactes qu'on puisse relever sont celles relatives aux importations et aux exportations.
Les importations en peaux brutes de toutes sortes et de toutes provenances et en peaux préparées se sont élevées :
En 1867, à 58,396,455 kilogr. représentant une valeur de 142.640,032 fr.
En 1875, à 78,695,900 kilogr. — — 244,644,741 »
L’importance des exportations pour les mêmes matières a été :
En 1867, de 18,876,894 kilogr. représentant un valeur de 89,194,164 fr.
En 1875, de 20,855,166 kilogr. — — 116,661 ,ol6 »
Les petites fabriques tendent à disparaître au profit d’usines largement agencées et disposant de grands capitaux. Certaines villes, qui autrefois comptaient douze fabriques, n’en ont plus aujourd’hui que deux ou trois.
De grands efforts ont été tentés par les industriels pour perfectionner leur fabrication et résister à la concurrence étrangère. Cependant aucun procédé nouveau n’est A signaler; on ne peut mentionner que l’application, sans cesse croissante, des moyens mécaniques aux diverses phases delà fabrication, l’amélioration constante du matériel de la tannerie et de la corroierie, et quelques essais de tannage accéléré. En revanche de grands progrès ont été réalisés dans la maroquinerie et la teinture des peaux; l’emploi des couleurs tirées de l’aniline ou de scs dérivés a donné les meilleurs résultats.
NOTES SOMMAIRES