‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 4)Chapitre 108 sur 124 · GU1LL0T · texte numérisé non relu

GU1LL0T

montants l’un interne et l’autre externe sur lesquels vient s’articuler la ceinture à son extrémité inférieure servant de maintien au consoc en bois terminé en boule et fenêtré au centre pour recevoir l’articulation de la partie jambière; sur celle-ci vient s’engager un verrou qui immobilise l’articulation du genou pour servir à la marche et pour se tenir debout. A la partie moyenne de la jambe, existe une jointure qui permet de démonter le pied en le remplaçant par le pilon suivant le besoin; le dessous du pied est arrondi pour faciliter la marche.

M. le comte d’Osmont exposait un coupe-ongles pour manchots manœuvrant au moyen du pied et une brosse à ongles également pour manchots. Le coupeongles pour manchots se compose d’une pince semi-lunaire dont les deux branches se croisent. Une des branches est fixée sur une petite tablette, l’autre est mobile. Un ressort placé entre les deux branches les tient en écartement. Un bout libre de la branche mobile est pourvu d’une chaînette qui descend jusqu’à 0,n,t5 du sol et qui se termine par un étrier en métal. Un pied introduit dans cet étrier abaisse la branche mobile et permet le pincement.

L’ART MÉDICAL

Le coupe-ongles ainsi que la brosse à ongles pour manchots ont été exécutés avec beaucoup d’élégance et de goût.

On remarquait dans la salle d’opérations exposée par la Société française de secours aux blessés, plusieurs appareils de prothèse, modèles de M. le comte de Beaufort. Un bras artificiel avec main à doigts rigides composée de deux pièces : un pouce et un bloc de bois taillé en forme de doigts et de paume de main. Cette main peut s’appliquer aux bras pour le cas d’amputation au-dessus du coude, mais ne peut alors rendre que peu de services, à cause de l’absence d’articulation cubitale. L’avant-bras se fixe automatiquement à angle droit sur le bras à l’aide d’un crochet intérieur. Une bande de traction, fixée par une de ses extrémités au pouce et par l’autre à l’épaule saine qu’elle contourne, détermine l’écartement ou l’abaissement du pouce, au moyen d’un mouvement de l’avant-bras. Elle attire le pouce, en surmontant la résistance d’un ressort en caoutchouc lorsque le bras tend à former une ligne droite ; le pouce s’abaisse, lorsqu’on rend au bras sa position.

Un bras artificiel automaleur. Le mouvement de l’avant-bras sur le bras se fait automatiquement au moyen d’un ressort en caoutchouc qui agit en excentrique sur l’articulation du coude.

Un crochet-pince. C’est un crochet ordinaire auquel on a ajouté une pince articulée à charnière mise en mouvement au moyen d’un ressort en caoutchouc pour permettre de saisir et porter un objet.

Un bras de travail' composé d’une gaîne et d’un bloc de bois formant paume de maiu. Cette pièce porte sur ses bords inférieurs des encoches et un crochet; toutes les pièces sont fixes. Avec ce bras, on peut, au moyen d’une attache, maintenir un manche d’outil dans une position donnée ou former un joint pour faire pivoter un manche de pelle ou de faux au point d’attache.

Une jambe de bois articulée et une jambe de bois articulée avec pied articulé. Pour la première, d’après M. le comte de Beaufort, chaque montant de la cuisse se termine, à sa partie inférieure, par une martoise dont les joues sont métalliques : le montant de la jambe s’y emboîte et s’articule au moyen d’un boulon rivé à ses deux extrémités. Un œil percé dans l’attelle inférieure, pour le passage du boulon, est fortifié par une garniture tubulaire et deux rondelles en métal. Pour les cas d’amputation faite au-dessus du genou, ainsi que de désarticulation du genou, un cercle en métal réunit les deux attelles et fournit des points d’appui à l’ischion., comme dans les jambes mécaniques ordinaires. La rigidité de la jambe pendant la marche est obtenue au moyen de deux crochets fixés aux montants supérieu?’s sur lesquels ils se meuvent en avant et en arrière, pour saisir ou abandonner des pitons rivés aux montants inférieurs. Des ressorts en caoutchouc sont attachés à quelques centimètres au-dessous des pitons, de façon à maintenir en prise les crochets dont ils forment le prolongement et dont le dégagement ne peut être opéré que par l’action de la main.

La jambe de bois avec pied articulé ne diffère des jambes artificielles ordinaires qu’en ce que les montants sont en bois, au lieu d’être en acier; d’où légèreté et économie.

La société de secours aux mutilés civils pauvres exposait des appareils analogues dont nous parlerons plus loin.

INSTRUMENTS ET APPAREILS

3° Boîtes à pansements, boîtes de pharmacie, sacs, sacoches, cantines

d’ambulances.

Autriche -Hongrie. — Dans la section austro-hongroise, la Société des chemins de fer du nord de l’Autriche exposait une caisse-cantine en bois , longue de 0m,60, large de 0m,35 et haute de 0ra,35. Cette caisse est divisée en plusieurs compartiments de différentes grandeurs. Ces compartiments contiennent une cuvette en métal, un appareil pour la compression, des bandes, des compresses, du fil à ligature, des aiguilles, de la cire, de la charpie, des boîtes en ferblanc, etc., etc. Dans l’intérieur du couvercle, deux coussins remplis de paille hachée, de la ouate, de l’amadou, des attelles en carton et des gouttières en fer-blanc. Ces différents objets sont maintenus au moyen de courroies.

Comme nous tenons à examiner si le coton et l’huile que nous recommandons avec tant d’instance et qui nous paraissent d’absolue nécessité pour les pansements se trouvent dans les sacs, sacoches, cantines d’ambulance que nous allons étudier, nous sommes obligés de signaler que, dans cette caisse-cantine des chemins de fer du nord de l’Autriche, nous trouvons bien la ouate, mais nous regrettons de ne pouvoir y constater au moins un flacon d’huile.

M. Grohs, pharmacien à Vienne, présentait une boîte de médicaments élastiques, dans laquelle on trouvait des préparations offrant les formes les plus variées, telles que : pilules rondes, allongées, ovales, cylindriques, pyramidales, des billes, des anneaux, des plaques. Toutes ces préparations varient de 4 millimètres à 4 centimètres et plus de diamètre et sont placées dans des enveloppes de gélatine.

Belgique. — Dans la section belge, M. Vandereamer exposait un sac d'infirmier ou nécessaire médico-chirurgico-pharmaceutique. Ce sac en toile contient : un bassin métallique, une timbale, une cuiller, un couteau, un tire-bouchon, une paire de ciseaux, une éponge, une serviette, un savon, un pinceau, du papier blanc et des crayons.

Comme objets de pansements, il renferme : des compresses, des bandes roulées, de la charpie, de la ouate, des épingles et du carton pour attelles. Enfin, il est muni des médicaments suivants : ammoniaque, 100 gr. ; perchlorure de fer, 100 gr. ; arnica, 100 gr. ; collodion, 100 gr. ; liqueur d’Hoffman, 20 gr. ; laudanum, 20 gr. ; teinture d’iode, 20 gr. ; acide phénique, 20 gr. ; une boîte de cérat; un rouleau de sparadrap; une gourde contenant une liqueur réconfortante. Nous voudrions voir dans ce sac un flacon d’huile pour l’application de notre mode de pansement par le coton.

M. le Dr Hermant exposait un sac d'ambulance d’infanterie et deux sacoches d’ambulance de cavalerie.

Dans l’intérieur des sacoches qui sont en toile imperméable, on a ménagé des compartiments en cuir, fermant au moyen de boutonnières et dans lesquels on met des flacons contenant de l’éther, du laudanum, du chloroforme, du perchlorure de fer. Dans un autre compartiment, on met de l’amadou, des épingles, etc. Dans un troisième, on dispose du linge, des bandes, des compresses, etc. Enfin, l’intérieur de la sacoche renferme encore des attelles articulées, en fer-blanc très-minces, se pliant sur une longueur de 0ra,25.

L’autre sacoche, du même système, renferme d’autres ustensiles. On y trouve de l’ammoniaque, des rubans, des éponges, de la charpie, etc., etc.

Le sac d’infanterie, beaucoup plus grand, a la même disposition, mais

L’ART MÉDICAL

renferme beaucoup plus d’objets. Il contient également des attelles articulées en fer blanc, des attelles en carton, des toiles à pansement, etc., etc. Ce sac est recouvert par un bassin en fer blanc.

Avec le contenu de ces sacs et sacoches d’ambulance, le pansement si simple avec du coton imprégné d’huile ne pourrait avoir lieu.

Etats-Unis. — Dans la section des Etats-Unis, M. le Dr Thomas W. Evans, avait placé une caissse médecine et pharmacie , inventée par M. Bunton de Philadelphie.

Dans la partie supérieure de cette caisse, au milieu, se trouve un cadre en bois divisé en un très-grand nombre de compartiments. Ceux-ci sont destinés à recevoir un nombre égal de tlacons en métal contenant toutes espèces de médicaments. Au-dessus de ce grand cadre, d’autres casiers également en bois, renferment toutes sortes d’appareils de pansement, du linge, de la charpie, des épingles, des attelles, etc., etc.

A droite et à gauche de ces casiers en bois et de chaque côté, un compartiment reçoit un grand flacon en métal, de la hauteur et de la largeur de la caisse. 11 est facile de placer du coton dans les casiers de cette caisse et de remplir un ou plusieurs flacons d’huile.

M. le Dr Evans exposait en outre plusieurs sacs d’ ambulance.

Un sac d'ambulance en cuir , muni d’une poignée dans sa partie supérieure pour être porté à la main. Dans l’intérieur de ce sac, on trouvait trois tiroirs en bois superposés, se tirant et se poussant par un des côtés du sac. Ces tiroirs renfermaient toutes espèces d’objets de pansement. Dans le tiroir du haut : des flacons enveloppés de métal et des boîtes en métal pour pilules; dans le tiroir du milieu : des bandes en toile, du linge, de la charpie, et dans le tiroir du bas : des attelles, etc.

Un sac d’ ambulance en peau renfermant toutes sortes d’appareils de médecine et de pansements. Ce sac contenait : du linge, des boîtes à pilules et différents médicaments.

Un autre sac en peau renfermait des objets de pansement.

Dans ces différents sacs on peut placer le coton et l’huile nécessaires pour nos pansements, mais nous voudrions voir leur place nettement déterminée.

France. — Dans la section française, on remarquait les cantines d'ambulances de M. Arrault.

C’étaient des colfres en osier recouverts de cuir qui renfermaient toutes espèces d’appareils et d’objets de pansements. 3 cantines étaient exposées, une cantine médicale pourvue d’un réservoir à deux compartiments, l’un renfermant sept litres d’eau et l’autre trois litres de cordial ; une cantine chirurgicale et une cantine vétérinaire. M. Arrault présentait en outre des sacoches de cavalerie.

M. Mathieu exposait des sacoches de cavalerie et M. Collin présentait différents sacs d'ambulance .

Le Ministère de la guerre exposait des cantines de chirurgie, de médecine et d’ administration, toutes construites sur le même modèle.

Ce sont des coffres solides en bois, à couvercles obliques pourvus de chaînes pour pouvoir être suspendus et fermés par des cadenas. Ces cantines sont appariées et se complètent l’une par l’autre. Elles sont numérotées 1 et 2.

Paire de cantines médicales. ( Contenu ) — Cantine il0 f.

Plan supérieur , case de droite : papier sinapisé, bandes roulées, gaze à

INSTRUMENTS ET APPAREILS

pansement, lanterne portative avec bougie, aiguilles, bougies, étui d’aiguilles, fil à coudre, rubans de fil.

Case du milieu : Cire jaune, ammoniaque liquide, tartrate d’antimoine et de potasse pulvérisé, chloroforme, protochlorure de mercure à la vapeur, acétate de plomb cristallisé, alcool camphré concentré, éther sulfurique alcoolisé, extrait d’opium purifié en pilules, poudre colophane, percaline agglutinative, (bande de 1 mètre de long sur 0ra,10 de large), ficelle fine, vin cordial, flacon en verre de réserve.

Case de gauche : agaric, extrait de réglisse, bouchons, 1 gamelle en fer battu étamé, 2 gobelets (même métal), 2 pots à tisane (même métal), une spatule à grains d’émétique.

Plan intermédiaire. — Case de droite : grand linge à pansement préparé : dix bandages de corps, trois bandages triangulaires, six écharpes, deux suspensoirs. Petit linge à pansement assorti.

Case de gauche : bandes roulées assorties, petit linge à pansement fenêtre, coton cardé et ouaté, comprimé.

Plan inférieur. — Case de droite formant appareil : agaric, acide acétique, extrait d’opium, azotate d’argent fondu, cérat simple, perchloriire de fer, sparadrap, bandes roulées assorties, petit linge à pansement assorti, fenêtré, charpie, seringue à injections en étain, épingles, éponges fines.

Case de gauche : petit linge à pansement assorti, charpie.

Cantine n° 2, — Plan supérieur. Bandes roulées assorties, grand linge à pansement préparé, petit linge à pansement assorti, gaze à pansement, 1 bandage à fractures pour jambes, 4 appareils à fractures, en fil de fer, 2 attelles articulées pour bandages à fractures de cuisse, 12 séries d’attelles conjuguées en fil de fer, 4 pour fractures de bras, 4 pour fractures d’avant-bras, 4 pour fractures de jambes, 2 attelles-palettes palmaires, coton cardé et ouaté comprimé, rubans de fil.

Plan inférieur. — Case de droite : petit linge à pansement assorti, charpie comprimée.

Case de gauche : bandes roulées assorties.

Dans ces cantines l’huile n’est pas indiquée, on doit en mettre dans les flacons de réserve.

Paire de cantines chirurgicales. (Contenu). — Cantine n° 1.

Tiroir supérieur formant appareil : agaric, cire jaune, perchlorure de fer, sparadrap de diachylon gommé, bandes roulées assorties, petit linge à pansement, charpie, gaze à pansement, 1 seringue à injection en étain, 4 petits flacons carrés pour appareil de chirurgien, 1 'boîte carrée en fer blanc avec couvercle, 1 boite rectangulaire en fer blanc sans couvercle, épingles, éponges fines, 1 seringue à injection en verre, 1 ventouse en verre.

Case de droite : 2 bandages herniaires de droite, 2 bandages herniaires de gauche.

Tiroir intermédiaire :2 boîtes de plumes métalliques, cire à cacheter, 1 canif, crayons noirs, 2 encriers, enveloppes, grattoir, porte-plumes, papier, 1 registre médical.

Case de gauche : Grand linge à pansement préparé, 2 bandages de corps, 5 écharpes, 1 bandage herniaire double, l’appareil Galante pour l’npplication

L’ART MÉDICAL

de la méthode d’Esmark (dans un étui en coutil imperméable), l’appareil à transfusion du sang (modèle Collin).

Tiroir inférieur : Papier sinapisé, 2 sondes œsophagiennes, 12 sondes diverses, grand linge à pansement préparé, 2 bandages de corps, 3 écharpes, 3 boites d’instruments de chirurgie : boite n° 1 pour l’avulsion des dents, boîte n° 2 (grande) pour amputation et trépan, boîte n° 17 pour résection des os, chaque boite est dans un étui en coutil imperméable, 1 trousse de médecin garnie, sans giberne, 1 trousse pour les infirmiers de visite, 1 trousse de réserve, 1 seringue de Pravaz, en argent et en verre, 2 seringues à injection en étain, 1 thermomètre médical, aiguilles, épingles, 1 étui d’aiguilles, 2 seringues à injection en verre.

Cantine de chirurgie n° 2. — Tiroir supérieur formant appareil : Agaric amadonvier, cire jaune, perchlorure de fer liquide à 30°, sparadrap, bandes roulées assorties, petit linge à pansement, linge fenêtré, charpie, gaze à pansement, 1 seringue à injection en étain, 4 petits llacons carrés pour appareils de chirurgien, 1 boîte d’appareils carrée, avec couvercle en fer blanc, 1 boîte d'appareils rectangulaire, sans couvercle, épingles, éponges fines, 1 seringue à injection en verre, 1 ventouse en verre.

Plan intermédiaire : 1 irrigateur du Dr Eguissier de 0m,50, 2 palettes en cuivre pour les saignées, 1 verre gradué.

Tiroir de gauche : agaric amadouvier, extrait de réglisse gommé, 6 bandes de percaline agglutinative, bouchons, carnets de diagnostic, cordonnet de soie à ligature, éponges fines, fiches de diagnostic, fil à coudre.

Tiroir inférieur : 1 flacon en fer blanc contenant du thé, 1 flacon d’acide acétique, 1 fiacon d’ammoniaque liquide, tartrate d’antimoine et de potasse pulvérisé en paquets de 1 décigramme, 16 flacons de chloroforme, 1 fiacon en 1er blanc contenant de la glycérine, 1 fiacon de chlorydrate de morphine (en paquets de o centigrammes! , 1 flacon d’acétate de plomb cristallisé, sulfate de quinine en paquets de 1 gramme dans un flacon en fer blanc, des flacons d’alcoolé de camphre concentré, alcoolé de canelle, alcoolé d’extrait d’opium, eau distillée, éther sulfurique concentrée, perchlorure de fer, poudre d’ipécacuanha (en paquets de 1 gramme), 1 étui cylindrique eu fer blanc, contenant des pilules d’extrait d’opium à 5 centigrammes,des cataplasmes Lelièvre, 1 spatule à grains d’émétique. Nous regrettons d’avoir à constater l’absence du coton et de 1 huile dans les cantines de chirurgie du Ministère de la guerre, et de trouver au milieu de llacons contenant toutes espèces de substances volatiles et de médicaments, un flacon de thé qui, croyons-nous, serait bien mieux à sa place dans la cantine d’administration où, comme nous allons le voir se trouve le sucre.

Paires de cantines d’administration.

Cantine d' administration n° 1. — Elle contient: 1 sac à denrées de 3 kil. pour le sucre, 2 flacons carrés en fer blanc (eau-de-vie et huile à brûler), 2 bougeoirs en cuivre, 4 bidons en fer blanc de 10 litres, 2 étuis en fer blanc pour pierre à repasser, 3 lanternes, 1 sac d’outils, ficelles, fils, savons, bougies et allumettes, 1 litre d’eau-de-vie, du sucre, 1 boîte renfermant : aiguilles, plumes, pains et cire à cacheter, canif, crayons, encriers, enveloppes, porte-plumes, poudre, registres médicaux, règles.

Cantine d’administration n° 2. — Contenu : 6 cuillers et 6 fourchettes en fer battu étamé, 6 gamelles, 6 gobelets en fer blanc, 2 pots à eau également

INSTRUMENTS ET APPAREILS

en fer blanc, 3 verres, 3 torchons, 3 sacs à denrées, 2 lanternes, 2 couteaux de cuisine, 2 crémaillères de campagne, une fourchette de cuisine, 2 casseroles, \ cuiller à bouillon, 1 écumoire, 1 gamelle ovale de 10 litres, 2 marmites de 15 à 20 litres, tous ces objets en fer battu étamé, 1 boite à sel, 1 Irébuchet à bascule et à colonnes avec les poids, 1 balance avec poids, 1 serpe, 500 gr. de sel gris.

Cantine d'approvisionnement n° 1. — Elle contient : bandes roulées assorties, grand linge à pansement préparé: 8 bandages de corps, 10 écharpes, 1 suspensoir, grand linge ordinaire (draps), petit linge à pansement ordinaire et î'enêtré, charpie comprimée, gaze à pansement, coussins à fractures, 6 attelles conjuguées en fil de fer (2 pour fractures de bras, 2 pour fractures d’avantbras, 2 pour fractures de jambes), 1 attelle en bois collée sur toile, coton cardé et ouaté comprimé, ruban de fil.

Cantine d’ approvisionnement n° 2. — Bandes roulées assorties, grand linge à pansement préparé: 8 bandages de corps, 10 écharpes, 1 suspensoir, grand linge ordinaire (draps) ; petit linge à pansement, ordinaire et fenestré; charpie comprimée, gaze à pansement, 6 coussins à fractures, 6 attelles conjuguées en fil de fer : 2 pour fractures de bras, 2 pour fractures d’avant-bras, 2 pour fractures de jambes ; 1 attelle en bois collée sur toile, coton cardé et ouaté comprimé, ruban de fil.

Cantine d’approvisionnement n08 3 et 4. — Même composition que les deux précédentes.

Cantine d' approvisionnement n° 5. — Elle contient : 12 coussins à fractures, 2 bandages à fractures pour cuisses, 2 pour bras et avant-bras, 2 pour jambes, 1 biberon en étain, 2 sarraux d’officiers de santé en coton, 6 serviettes de toile pour la toilette, 3 tabliers d’infirmier, 6 tabliers d’officier de santé, 10 attelles (palettes palmaires), 1 musette, appareil en coutil imperméable, contenant : bandes roulées assorties, petit linge à pansement, ordinaire et fenestré ; charpie, gaze à pansement, 1 paire de ciseaux de Vézien, 1 flacon en métal anglais.

Cantine d'approvisionnement n° 6. — Elle contient des appareils à fractures en fil de fer: 10 pour bras et avant-bras, 10 pour cuisses, 10 pour jambes avec semelles, 20 attelles pour bandages à fractures de bras et d’avant-bras, 10 pour bandages à fractures de jambes, 10 articulées pour bandages à fractures de cuisses (modèle Isnard), 10 attelles palettes (palettes palmaires), 2 musettes, appareils en coutil imperméable, 1,000 kil . de crin pur, 12 bandes de carton, 1 musette, appareil en coutil imperméable, contenant : bandes roulées assorties, petit linge à pansement, ordinaire et fenêtré, charpie, gaze à pansement, 1 paire de ciseaux de Yézien, 1 flacon en métal anglais.

M. Suzanne exposait un sac de premiers secours de pompiers. Dans ce sac, il y a place pour 12 flacons dans 12 casiers. Chaque casier contient en outre une bande ou un linge.

La Société française de secours aux blessés présentait des Cantines chirurgicales et des Cantines de pharmacie mobiles, placées dans le fourgon de chirurgie et de pharmacie qu’elle exposait et que nous étudierons plus loin, p. 580. Ces cantines sont en chêne ou en osier recouvert de toile noire goudronnée.

Elle présentait également, dans sa salle d’opérations, un Sac d'ambulance modèle Collin, type adopté par la société. Ce sac (fig. 48), large de 0m,40, haut de 0m,38, profond de 0m,20, pèse 9k,10. Le couvercle contient des compresses, de la ouate, 6 attelles métalliques de 0^,33 de longueur sur 0m,05 de large, 2 attelles en bois de 0m,34 de long sur 0m,045 de large, et deux avec rallonges en fer blanc. I attelle de 0m,35 de long et de 0m,035 de large, sert de fermeture. L’intérieur contient des pinces, des bistouris, des ciseaux, 1 boîte TOME VIII. — NOUV. TECH. 38

L’ART MÉDICAL

d’amputation, du sparadrap, du taffetas, des aiguilles, des épingles, des bandes assorties, de la cire, de la tieelle, des bougies, de la charpie, des ventouses en caoutchouc, un bassin en cuivre, du fil, des allumettes, une lampe, des petites compresses, des rubans, de l'amadou, des éponges, 3 grands flacons, et 4 petits. Dans les côtés du sac, on trouve deux boites en fer blanc formant bassin. On doit remplir un des flacons d’huile. La boîte d’amputation contient une bande hémostatique de M. Houzé de l’Aulnoit.

Fig. 48. — Sac d’ambulance. — Type de la Société française.

La Société exposait aussi un Sac d' ambulance, modèle Delpech, ayant 0^,48 de hauteur, 0m,48 de largeur, 0m,12 d’épaisseur et pesant 9k,800. Ce sac contient du linge, de la charpie dans les cases inférieures et sur des rayons, des flacons d’acide phénique, d’acide acétique, de glycérine, de laudanum, d’ammoniaque, d’extrait de saturne, de collodion, d’alcool camphré, d’alcoolat de mélisse, d’étlier sulfurique, de chloroforme et de perchlorure de fer. Dans les cases supérieures, on place du sparadrap et des bandes, et, sur les bas côtés, de la poudre hémostatique, des paquets d’émétique et d’ipécacuanha, de l’amadou, de la glycère d’eucalyptus et du sulfate de quinine. Enfin dans les parties latérales du couvercle, on met d’un côté une trousse médicale et de l’autre une trousse chirurgicale, et, à l’extérieur, sur les côtés, on place une réserve de charpie, une réserve de linge, des attelles, une lampe à alcool et un gobelet. Ni coton, ni huile.

Une giberne pour premiers pansements de M. Collin. — Cette giberne (fig. 49 et 50), haute de 0m, 18, large de 0m, 30, épaisse de 0m, 12, pôsegarnie 2k, 150, et est disposée pour être portée en bandoulière ou sur le ceinturon. Elle contient : des bandes, des compresses, de l’agaric, de la charpie, un flacon de perchlorure de fer, un flacon d’alcool camphré, une cuvette, une éponge, un compresseur du

INSTRUMENTS ET APPAREILS

Pic* 49. — Giberne pour pansements— Modèle Collin. (Société française.)

Dp Nicaise, un bistouri, des ciseaux, des pinces, des attelles en fil de fer, des rubans, des aiguilles, du fil et des épingles. Ni coton, ni huile.

Une boîte de pharmacie d'ambulance, type delà Société.— Cette boîte (fig. 51, page 572) s’ouvre par la paroi antérieure en deux battants latéraux, ressemblant à deux volets, qui découvrent la paroi postérieure. On a alors sous les yeux et sous la main tout le contenu de la boîte, placé dans des casiers, flacons et tiroirs.

Un des modèles est, pour la facilité du transport, entouré d’une double courroie très-forte, munie d’une poignée.

Chaque boîte renferme les médicaments et objets suivants : acétate de plomb liquide, acide acétique, acide phonique, alcool camphré, agaric, ammoniaque, teinture d’arnica, sous -nitrate de bismuth, hydrate de chloral , chloroforme, chlorhydrate de morphine , éther sulfurique, pilules d’extrait thébaïque , glycérine, laudanum, solution de morphine, perchlorure de fer, pilules purgatives, sulfate de quinine , tannin , tartre stibié, sinapismes Rigollot, charpie hémostatique, diachylon, trébuchet, éponges, aiguilles, fil , épingles, bouchons de rechange, ventouses , lampes à

alcool, allumettes. A la fin de l’Exposition, M. le comte de Beaufort a imaginé et placé dans cette boîte un nouvel appareil destiné à donner de la stabilité aux flacons dans les boîtes de pharmacie. Le fixateur , c’est ainsi que M. le comte de Beaufort a appelé son appareil, se compose d’une simple bande d’étoffe qui passe dans des fentes pratiquées, à mi-hauteur et mi-largeur, dans les parois latérales disposées pour recevoir les flacons. Elle embrasse ainsi la moitié

Fig. 50. — Mémo giberne ou ver le.

L’ART MÉDICAL

antérieure de chaque flacon qu’elle serre contre le fond de la boîte; elle se boucle à une de ses extrémités. Pour dégager un flacon, il suffit de déboucler l’extrémité de la bande qui alors, n’opposant plus aucune résistance, laisse libre toute la rangée',; qu’il s’agisse d’un ou de plusieurs flacons, l’opération est toujours aussi simple, tant pour dégager que pour fixer. Le système présente de plus cet avantage, que dans le cas où, par suite d’accident, les flacons seraient de dimensions inégales ou de formes diverses, ils n’en seraient pas moins aussi bien fixés que s’ils étaient tous du même modèle.

Une boîte de pansements , modèle de la Société, haute de 0m,25, large de 0m,26, longue de 0“,52; elle pèse garnie 10\800 et contient : charpies, bandes, éponges, cuvette étamée, gouttières métalliques, attelles assorties, articulées,

Fig. 51. — Boîte do pharmacie d’ambulance ouverte. — Type de la Société française de secours

aux blessés.

conjuguées, etc. ; rubans, coussins de balle d’avoine, draps fanons et appareils de Scultet. Ni coton, ni huile.

Une boîte à pansements, modèle Favre. — Cette boîte, longue de 0“,70, large de 0m,38, haute de 0m, 25, pèse î 2k, 500 et contient : 1 bassin, 1 palette à saignée, 4 éponges, 500 gr. de compresses, 500 gr. de bandes, bandages de corps, bandages en T, 1 kilog. de charpie, 1/t kilog, de linge fenestré, 6 coussins balle d’avoine, \ pelote garnie d’épingles, 24 attelles assorties, 6 attelles conjuguées, \ rouleau de sparadrap et taffetas, du fil ciré, 2 flacons de catgut , 4 mètres de protective silk , 1 mètre de mackintosh, 4 mètres de gaze pliéniquée, 10 mètres de soie, 4 mètres de tubes à drainage, 1 kilog. de tube à drainage, i kilog. de coton pur, 1 paquet de lint. Le couvercle de la boîte contient : 1 pince à pansements, 1 paire de forts ciseaux, 1 spatule, 1 rasoirf 1 sonde, des aiguilles et des épingles. Nous regrettons de ne pas trouver au moins un flacon d’huile dans cette boîte à pansements où nous trouvons 1 kilog. de coton pur.

Pays-Bas et Indes néerlandaises. — Dans la section des Pays-Bas, partie des Indes Néerlandaises, nous avons remarqué un Petit coffre d’ambulance allongé dont le dessus a la forme d’un toit et qui renfermait des casiers garnis de flacons carrés. A côté était placé un Sac d'ambulance de premier pansement contenant de la charpie et des flacons carrés.

Sous le côté tendu de la voiture-tente d’ambulance du lieutenant colonel

INSTRUMENTS ET APPAREILS

Kromhout, se trouvait une Boîte à pansements en bois de 0m,70 de long, dô 0m,50de large et de 0m,4 5 de profondeur, pouvant être transformée en table de pansement. Dans ce cas, le couvercle composé de deux bois de 0m,006 d’épaisseur collés ensemble, découpé obliquement suivant sa longueur en trois parties inégales, et rabattu, forme les pieds de cette table. Ces pieds sont au nombre de trois, un d’un côté et deux de l’autre; par une de leurs extrémités, ils sont articulés à la boîte au moyen de charnières très-larges, et l’autre extrémité qui va reposer sur le sol, et qui est environ moitié moins large que la partie articulée, est garnie d’une petite plaque de fer. Cette boîte contient des casiers de différentes grandeurs et présente une idée nouvelle, puisqu’elle peut être instantanément transformée en table à trois pieds, ce qui facilite beaucoup pour le pansement. Elle devrait faire partie du matériel de toutes les ambulances et de tou3 les hôpitaux.

4° Transport du Matériel. — Fourgons d’ambulance. — Voitures-

cuisines.

i° Fourgons d'ambulance .

Belgique. -ï-Dans la section belge, on remarquait une charrette-cantine d'am~ balance des hospitaliers de Saint-Josse de Bruxelles. Cette charrette-cantine se compose d’une caisse en bois longue de lm,20, haute de 0m,80, large de 0m,60. suspendue sur deux ressorts en feuilles longs de 0m,90 et montée sur deux roues de tnyi2 de diamètre. Cette charrette est pourvue en avant de deux petits brancards à main et de deux pieds en fer destinés à la soutenir. En arrière, elle est munie d’un porte-lanterne en fer. La caisse est complètement fermée de tous côtés; en avant et en arrière, par une porte à deux battants fermant à clef; en haut et au-dessus, par un couvercle qui la recouvre entièrement et qui ferme également à clef.

Dans l’intérieur, se trouvent 6 tiroirs: 3 s’ouvrant en avant et 3 s'ouvrant en arrière. Les tiroirs du devant contiennent; le premier : des bandages et de la ouate; le deuxième: des linges de corps, des écharpes, des gourdes, etc.; le troisième : de la pharmacie. Les tiroirs de derrière renferment des sacs d’infirmiers, de la charpie, des compresses, des ustensiles divers. Au-dessus de ces tiroirs, sous le couvercle qui recouvre la caisse, on a ménagé différents compartiments renfermant toutes sortes d’ustensiles. Enfin, sur les côtés de la charrette, on a suspendu des sacs d’infirmiers en toile. Cette charrette-cantine d’ambulance, construite avec beaucoup de précision et pouvant être facilement traînée par un seul homme peut être d’une très-grande utilité pour de petites expéditions.

Etats-Unis. — M. le Dr Thomas W. Evans, exposait dans la section des États- Unis, un fourgon de chirurgie, médecine et pharmacie . Ce fourgon suspendu est monté sur 4 roues, 2 devant de I“,02 et 2 derrière de 1“,22 de diamètre; il est pourvu d’un frein pour ces dernières. La caisse est complètement ouvcrLe de toutes parts, excepté dans la partie inférieure de ses côtés où elle est boisée sur une hauteur de 0m,44. De chacun de ces côtés, partent 4 montants en bois continués à leurs parties supérieures, par des demi-cercles en bois destinés A recevoir une forte toile qui forme le toit et recouvre la voiture. Les côtéssontfermés au moyen de rideaux libres ou de rideaux cloués sur les montants dont nous venons de parler. Cette voiture est entièrement remplie de grandes caisses mobiles en bois contenant toutes espèces de médicaments et d’appareils. A l’avant on trouve

L’ART MÉDICAL

des caisses pour les instruments et à l’arrière des tiroirs et des compartiments de différentes grandeurs pour divers ustensiles, des flacons, des paquets, etc., etc. Un brancard est suspendu à l’extérieur, sur un des côtés de ce fourgon.

Nous rappellerons ici un fourgon d’ambulance qui avait été exposé en 1867, dans la même section et qui méritait d’être apprécié, (le fourgon était fermé entièrement par de larges portes et aménagé de telle façon que, ces portes ouvertes, on voyait tous les appareils, médicaments et objets de pansement parfaitement disposés et rangés dans des tiroirs, ce qui donnait une grande facilité pour la personne qui avait besoin de ces médicaments, instruments ou appareils.

France. — Le ministère de la Guerre exposait, dans la section française, plusieurs voitures destinées au transport du matériel. Ces voitures qui ont été construites dans les ateliers de l’Etat montrent quels progrès immenses cette administration a faits depuis l’Exposition de 1867.

l°'Un fourgon de chirurgie. — Ce fourgon se compose d’une caisse do 2m,52 de longueur, 1^62 de hauteur et l”,o0 de largeur, complètement fermée, suspendue à six ressorts et montée sur 4 roues. Cette caisse est pourvue à l’avant d’un siège pour trois personnes, d’un drapeau portant la croix rouge et d’une lanterne; sur les côtés ou a peint des croix rouges. Dans la cloison qui sépare bavant, où se trouve le siège du cocher, du resto do la voiture, -on aménagé une ouverture de 0m,50 sur 0m,30, munie d’un volet. Le derrière de la voiture est fermé par une porte simple munie d’un marchepied; la partie supérieure de cette porte est à claire-voie formant une espèce de persienne. L’intérieur de la voiture est divisé en deux parties égales par un couloir surmonté d’un toit surélevé de 0m,30 et muni tout du long, de chaque côlé, de vitres et de vasistas pour donner de l’air et de la lumière. Cette surélévation permet aussi de circuler debout. Le toit est garni tout autour par une galerie en fer et entre cette galerie et la surélévation du couloir on place dos brancards roulés.

Dans l’intérieur, on trouve les ustensiles nécessaires pour la chirurgie, dans des casiers numérotés, à tiroirs pour les instruments fragiles et libres pour les autres, tels que les attelles en bois et les appareils à fractures en fil de fer.

Matières et objets contenus dans le fourgon de chirurgie par casiers et tiroirs numérotés :

C. i. — 8 fioles à médecine de 250 gr., 14 de 125 gr., 8 de 60 gr.

T. 2. — 1 flacon en verre d’acide acétique, 1 flacon ammoniaque liquide, 2 flacons éther sulfurique, 3 flacons chloroforme, 1 flacon alcoolat de mélisse, 2 flacons alcoolé de cannelle, 2 flacons alcoolé d’extrait d’opium, 2 flacons perchlorure de fer, 1 flacon acétate de plomb cristallisé, 2 flacons sous-nitrate do bismuth, 2 flacons acide phénique, 2 flacons glycyrrhizine, 1 flacon de sulfate d’atropine en 50 paquets de 2 centigrammes, 4 flacons vides, 2 flacons de collodion, 1 flacon azotate d’argent fondu, 1 flacon sulfate de zinc, 1 flacon extrait d’opium en pilules de 5 centigrammes, 4 boîtes d’appareils carrées avec couvercles, une de ces boîtes contient 60 paquets de 5 centigr. de chlorhydrate do morphine; 2 pots en faïence de 10 centilitres, un de ces pots contient de l’extrait de quinquina gris, 10 mètres de sparadrap, 6 bandes de percaline agglutinative, 100 feuilles de papier sinapisé, agaric, cire jaune, 1 éprouvette graduée de 20 centilitres, 1 spatule à grains d’émétique.

■ T. 3. — Thé, sulfate de magnésie, sulfate de quinine, ipécacuanha, sulfate d’alumine et de potasse, émétique pulvérisé, huile d’arachides, glycérolé d’amidon, calomel à la vapeur, silicate de potasse, chloroforme, alcoolé de camphre concentré, alcool à 90 degrés, eau-de-vie, cataplasmes Lelièvre, bouclions.

T. 4. — 1 boîte avulsion des dents, 1 boîte amputation et trépan, 1 boîte

couteaux de rechange, 1 boîte résection des os, d trousse de médecin, 2 trousses d’infirmier de visite, 1 trousse de réserve (ciseaux et pinces), 1 seringue de Pravaz, 1 appareil d’Esmarck, 2 seringues à injection dont d en étain et l’autre en verre, 3 sondes œsophagiennes, 20 sondes méthodes diverses, 6 mètres de tubes à drainage de 2 à 3 calibres différents, éponges, thermomètre à mercure.

T. 5. — 3 musettes renfermant des bandes roulées, du petit linge, de la charpie et 3 flacons en métal anglais, 3 musettes vides.

T. 6. — d appareil à, pansement renfermant : des bandes roulées, du petit linge à pansement, de la charpie, 1 boîte en fer blanc rectangulaire sans couvercle, d boîte carrée en fer blanc, 2 verres de ventouses, 2 petites seringues dont d en verre dans un étui en bois, l’autre en étain, d poire en caoutchouc pour pansement, 4 flacons en verre, carrés, bouchés à l’émeri.

T. 7. — 1 appareil à pansement contenant les mômes objets que le T. 6.

C. 8. — 2 irrigateurs Eguisier, 6 cuvettes à pansement (diamètre supérieur 24 centimètres), d biberon en étain, 1 pot à tisane et 2 gobelets en fer blanc, 1 lampe avec gobelet à queue mobile, 1 pierre à repasser avec étui en fer blanc.

G. 9. — 45 aiguilles dans 2 étuis, 2200 épingles dans une boîte, cordonnet de soie, fil, ruban, lacs à boucles, gaze à pansement, taffetas gommé, d2 bandages herniaires, 3 de droite, 5 de gauche et 2 à double pelote, 6 serviettes, 3 tabliers d’infirmiers, 6 tabliers de médecin.

G. 10. — 20 coussins pour gouttières, 10 pour gouttières de jambeset 10 pour les membres supérieurs.

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