‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 4)Chapitre 86 sur 124 · A REPORTER · texte numérisé non relu

A REPORTER

Report. . . 407.05

Charbon, 3 hect. à 3 l'r . 9

Frais généraux . 5

Transport de 2,700 kil. de fécule

par jour . 20.25

Imprévu. . . 20

Total . 461.30

Soit pour 100 kil. de fécule. ... 17.08

Prix de vente de la fécule . 22

Bénéfice de 100 kilos . 4.92

Soit, par jour, pour 200 hectolitres — de pommes de terre . 136.70

On voit que les deux usines qui ont servi de type aux auteurs de ces prix de revient travaillaient dans des conditions bien différentes, dont la principale était l'excessive richesse des tubercules delà seconde, puis ses frais moins grands de personnel qui proviennent sans doute d'un outillage plus perfectionné, car ses intérêts et amortissements sont beaucoup plus élevés que dans la première. Le fabricant pourra donc s’inspirer de ces quelques remarques pour améliorer ses bénéfices dans la mesure de ses moyens, en recherchant les conditions économiques les plus favorables à l’industrie en général et à la féculerie en particulier.

Nous passerons en revue les produits de la féculerie exposés au Champ-de- Mars, en même temps que ceux de l’amidon et des industries latérales, glucoses, dextrines, etc., la plupart des fabriques de fécule ayant joint à leur outillage celui de ces autres fabrications.

Essai des fécules. — Les matières qui constituent les impuretés de la fécule, dont on recherche la quantité pour connaître le quantum pour cent de fécule réelle que contiennent les produits du commerce, sont nombreuses et ont des origines diverses. Le premier de ces éléments est l’eau, qui se rencontre en quantité très-variable dans les différents produits industriels. Ensuite viennent les débris d’organisme ou de terre qui ont échappé dans une fabrication défectueuse au tamisage, puis certaines matières comme la pulpe de pomme de terre pulvérisée ajoutée dans un but de falsification. Enfin, suivant que la fécule ou l’amidon ont éprouvé un commencement d’altération, qu’ils ont été séchés à une temporal ure trop élevée, ce qui donne naissance à des grains d’empois, leur valeur doit être relativement moindre. Ce sont toutes ces causes de diminution de valeur que l’analyse recherche.

L’essai complet d’une fécule donnera l’eau, les cendres, et la quantité de matière féculente ; des essais partiels indiqueront les impuretés solides.

Veau se dosera par la dessiccation de 4 ou 5 grammes de fécule dans une capsule portée à l’étuve, chauffée doucement d’abord puis jusqu’à 150 ou 160° plus tard. Cette dessiccation est longue; on la pousse jusqu’à ce que deux pesées consécutives donnent le même résultat.

Les matières minérales ou cendres de la fécule sont obtenues par l’incinération pure et simple d’un poids déterminé de cette fécule. A cet effet, et pour simplifier les manipulations, les 4 ou 5 gr. de fécule pesés dans une capsule de platine pour doser l’humidité, sont portés dans un moufle au rouge, et abandonnés jusqu’à disparition complète de points noirs.

La quantité de matière féculente totale est trouvée en saccharifiant un poids donné de fécule par l’acide sulfurique et dosant la quantité de glucose ainsi obtenue, au moyen des liqueurs cupriques. A cet effet, on pèse 5 grammes de

CHIMIE INDUSTRIELLE

fécule, on les délaie dans 100 c.c. d’eau, on y ajoute 1 c.c., d’acide sulfurique du commerce, le tout dans un ballon de 200 que l’on ferme au moyen d’un bouchon traversé par un long tube à rétrogradation. On chauffe pendant 3 heures au bain-marie saturé de sel marin, on refroidit ensuite, et forme avec ce liquide 1 litre de solution. C’est sur cette solution glucosique que l’on fait le dosage. Le poids de glucose trouvé dans ce litre, divisé par 1,11 donne le poids de fécule contenu dans les 5 gr., de la fécule soumise à l’essai.

11 est bon de faire l’essai en double en variant la durée du chauffage au bain-marie.

Les impuretés solides sont faciles à isoler par le procédé Bondonneau : 4 gr. de fécule sont délayés dans 100 c. c. d’eau et additionnés de soude caustique, de manière à former de l’empois. Alors on ajoute un grand excès d’acide chlorhydrique. L’empois se dissout immédiatement et le liquide montre en suspension les matières étrangères. On laisse déposer, décante, et regarde le dépôt au microscope.

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