tonnes
Grains et farines .
Huile .
Sucre raffiné. . . .
Café .
Vins .
Ouvrages en métaux
Tourteaux .
Dessin .
Légumes .
Après avoir présenté le tableau des grands ports de commerce de la France, nous allons donner un résumé succinct des ressources que nous offrent les villes maritimes de second ordre situées sur notre littoral.
Calais, — Le port est assez facile d’entrée sauf quelques bancs de sable ; il peut admettre des navires de 1.300 à 1.800 tonneaux, les profondeurs d’eau y sont d’au moins 6 mètres; on y trouve un chenal, un avant-port, un port d’échouage et un bassin à Ilot dont la superficie approche de deux hectares.
ET LES PORTS DE COMMERCE
La pèche côtière y arme une centaine de bateaux d’un tonnage total de 8.000 tonneaux.
Le mouvement du port représente comme entrées, non compris le cabotage, 402.500 tonnes, et comme sorties 302.500 tonnes, total 705.000 tonnes.
Les importations consistent surtout en bois du nord et en houille anglaise, mais le plus grand mouvement porte sur les passagers allant de France en Angleterre et réciproquement ; leur nombre est environ de 200.000.
Les améliorations projetées pour le port de Calais comprennent : la restauration de la jetée à claire-voie de l’Est, la construction d’une 2mu écluse à sas à l’entrée du nouveau bassin ù. Ilot et d’une nouvelle écluse de chasse à l’Ouest, l’établissement d’une forme de radoub, la construction de quais dans le nouvel avant-port, dans le canal rectifié et sur la dérivation de ce canal, enlin des travaux complémentaires pour les entreprises en cours d’exécution.
Le Trêport. — C’est un petit port de la Bresle qui offre une grande sécurité et qui s’occupe surtout de la petite pèche ; cependant il importe des bois du Nord, de la houille d'Angleterre, du lin de Russie ; il exporte des graines, de la farine, du biscuit. On doit reconstruire ses jetées, établir un brise-lames, creuser le chenal et enlever le banc de sable qui obstrue le port, enfin, construire des murs de quais.
Ilonfleur. — Le port est assez bon et prend depuis quelque temps une certaine importance, il possède trois bassins à flot. Son commerce à l’extérieur se fait surtout avec l’Angleterre, la Suède, la Norwége, Riga, les ports de la Baltique, Amsterdam, Livourne et les ports français de Saint-Nazaire, Dunkerque. Eu 1877, les importations ont été de 158,000 tonnes et les exportations de 108.000 tonnes. Les entrées et les sorties comprennent 2.700 navires jaugeant 34.000 tonneaux.
Les principales marchandises d’exportation sont : les œufs 12 millions'dctkilog., le beurre 4 millions de kilog. , les fruits frais 2 millions de kilog. Ces envois ont presque exclusivement pour destination l’Angleterre.
Les articles d’importation sont surtout les bois du Nord, les fontes et les charbons anglais, les fers de Suède, les graines oléagineuses d’Allemagne.
Les travaux projetés pour l’amélioration du port de Ronfleur sont : la construction d'une écluse de communication entre le bassin et la retenue des chasses, le rescindement de l’île Mérie, la construction d’une cale de radoub.
Caen. — Petit port au confluent de l’Orne et de l’Odon; les navires peuvent trouver 4 à b mètres d’eau dans son bassin à flot; à Ouistreham se trouve son avant port qui peut offrir de plus grandes profondeurs. Le mouvement du port est de 200.000 tonnes environ. Caen exporte des œufs, des tourteaux, des fruits; il importe du sel, des bois, des fers, de la houille; à Ouistreham on doit prolonger la jetée et établir un quai dans l’avant-port.
Cherbourg. — Grand port militaire et petit port de commerce, ce dernier possède un chenal, un avant-port et un bassin à flot : la profondeur y est de 5m,50. Le mouvement du port dépasse 400.000 tonneaux. Son exportation consiste surtout dans les produits du sol, bétail, œufs, beurre, légumes pour l'Angleterre. On y importe de la houille, dubois. On doit achever de creuser le chenal et le bassin à flot, reconstruire l’écluse de ce bassin, et achever la forme de radoub.
Granville. — Excellent port sur le B.oscq, pouvant recevoir de gros navires dans ses bassins'; son principal commerce se fait avec Jersey et Guernesey où il envoie des produits du pays. Constructions de navires, armements pour la pèche TOME I. — NOUV. TECH. 34
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de la morue à Terre-Neuve, cabotage, pêche des huîtres. On va y construire une forme de radoub, approfondir le 2me bassin à Ilot et construire un pont tournant.
Saint-Malo et Saiilt-Servan. — Ce sont deux ports situés à une demi-lieue l’un de l’autre; l’accès [des ports est difficile; celui de Saint-Malo, le plus fréquenté, est sûr, vaste et commode. Il fait un peu de commerce avec l’Inde et arme pour la baleine et la morue.
En 1875, entrées et sorties de :
Saint-Malo . 4.859 navires jaugeant 424.113 tonnes.
Saint-Servan . 879 — 64.016 —
Total . 5.768 — 488.129 — .
La flotte de Saint-Malo pour Terre-Neuve comprend 80 navires jaugeant ensemble 13.000 tonneaux.
L’exportation est la même que pour les villes ci-dessus. C’est un des points où la différence est la plus grande entre la basse et la haute mer. Pendant les marées d’équinoxe, elle atteint quelquefois 15 mètres. On doit y construire des bassins à flot.
Saint-Bricuc, sur leGouet. — Le port est à 1 kilomètre delà ville et se nomme le Légué', il est sùr et commode ; il possède un avant-port et un bassin à flot. La profondeur d’eau aux plus basses mers est de 6 mètres ; les navires de 400 à 450 tonneaux y accostent facilement. On y arme pour la pêche de la morue en Islande et à Terre-Neuve. Il s’y fait un certain commerce avec les Antilles et la mer du Sud. On y importe du bois, des fers et on en exporte des produits agricoles, beurre, légumes, œufs, etc.
Trèguier. — Le port est excellent et la profondeur de l’eau y varie de 5m,30 à 0 mètres. Le mouvement commercial y est peu considérable. 11 importe des fruits, du sel, de la graine de lin, du tabac; il exporte des produits du pays.
Morlaix. — Entrée difficile, port sûr et commode ayant une profondeur d’eau de 4 à 7 mètres. Les navires de 300 à 400 tonneaux peuvent y pénétrer facilement. Exportation de beurre, bétails, légumes; importation de cuirs, salaisons, charbons, poterie.
Concarneau. — C’est un très-petit port pouvant recevoir seulement des barques de pêche. Il est célèbre par ses pêcheries de sardines et arme chaque année plus de 500 embarcations qui vont pêcher depuis les Sables d’Olonne jusqu’à Douarnenez. La préparation des sardines s’y fait dans 20 usines qui occupent dans l’arrondissement de Quimper 10 à 12.000 ouvriers.
Lorient. — Port militaire et port de commerce. La rade est excellente ; le port de commerce possède un avant-port et un bassin à Ilot; le trafic y est peu considérable et porte, comme le précédent, principalement sur la pêche et la préparation de la sardine et des autres conserves. On doit y approfondir le bassin à flot et reconstruire le débarcadère à l’extrémité de la jetée.
Marans, petit port situé sur la Sèvre-Niortaise et communiquant avec l’anse du Brault par un canal maritime. Le port reçoit des navires de 250 tonneaux et les plus gros peuvent mouiller dans le Brault. La rade de l'Aiguillon où aboutit la Sôvre et la Divo sert de port de refuge. C’est dans cette rade que se fait 'élève en grand des moules, dont le produit (40.000.000 de kilogrammes de
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moules) donne environ 1.300.000 francs par an. Marans est un des plus grands marchés de grains de la France; il en exporte pour plus de 5 millions de francs.
La Rochelle. — C’est un des meilleurs ports de la côte ; il peut recevoir des navires de 8 à 1 .200 tonneaux ; il se compose d’un avant-port d’échouage, d’un bassin de carénage et d’un bassin à Ilot. On y voit encore, à la marée basse, les restes de la digue de Richelieu ; elle ne laisse pour le passage des navires qu’un goulet d’une centaine de mètres de largeur. La rade est bien abritée et le mouillage en est bon. Les nouveaux projets comprennent la création d'un port en eau profonde à la mare à la Besse dans la x’ade de la Palice. En 1875 le mouvement du port de la Rochelle a été de 320.000 tonnes. Les importations consistent surtout en bois du Nord, poissons salés et conservés, denrées coloniales, houille anglaise. On en exporte principalement du vin, des eaux-de-vie, des sels et des grains.
Rochefort. — Le port de Rochefort relégué sur la Charente et au-delà du grand port militaire, a beaucoup à souffrir des exigences de son voisinage. Le mouillage y est excellent et la profondeur à marée basse atteint près de 6 mètres. Le port comprend un bassin à Ilot ayant environ 1000 mètres de quai et pouvant recevoir les plus grands navires. La rade protégée par l’ile d’Aix, l'ile Madame, l’ile d’Enet est absolument sûre par les plus grands vents. Malheureusement il existe une barre à l’entrée de la Charente et la navigation y est difficile entre l’embouchure et la ville même. Il y a d’importants chantiers de construction. Un peu plus loinestTonnay-Charente, excellent port où peuvent s’abriter des navires de plus de 800 tonneaux. Le mouvement des deux ports de l’estuaire de la Charente atteint 400,000 tonnes. Le commerce porte sur le sel, les vins, les eaux-de-vie, les grains, les bois, les chevaux, les poissons salés, etc.
Bayonne. — Le port de Bayonne est très-sûr, mais il ne peut recevoir les navires de plus de 400 à 450 tonneaux. Sa profondeur ne dépasse guère 5 mètres, de plus, la barre de l’Adour rend très-difficile l’entrée de cette rivière. On y trouve de bons chantiers de construction. Les exportations consistent en tissus de laine, de soie et de coton, vins, spiritueux, jambons, produits résineux. Les importations se composent surtout des produits du sol de l’Espagne, de sel, de poissons, de charbon, etc. Son commerce atteint environ 35 millions; le mouvement du port en 1875 a été de 1.450 navires jaugeant 170.000 tonneaux.
Toulon. — Comme dans les autres ports militaires, le commerce y vit étouffé, aussi, malgré ses rades aussi sûres qu’étendues, l’importance du port commercial de Toulon est loin d’être en rapport avec les avantages qu’il présente. Dans la rade même se trouve le petit port de la Seyne qui possède d’importants chantiers de construction. Le commerce importe à Toulon les grains de la mer Noire, des bois, de la houille, des salaisons ; il en exporte du vin, de l’huile d’olives, des fruits secs, des oranges, des savons, etc.
Nice. — Bon port bien abrité et présentant une importance commerciale plus grande que celle de Toulon. Il a de fréquents et fructueux rapports avec l’Espagne et l’Italie. Ses exportations consistent en huile d’olives, biscuits, parfumeries, oranges; on y importe principalement du blé, des spiritueux, des denrées coloniales, du coton.
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