‹ Études sur l'Exposition de 1878Chapitre 85 sur 174 · RÉSISTANCE · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE

à la

congélation.

INFÉRIORITÉ du prix en France.

Coco.

Coco.

Colza anglais.

Baleine.

Arachide.

Colza français.

Colza français.

Colza français.

Sperma-ceti.

Colza anglais.

Baleine.

Colza anglais.

Colza français.

Baleine.

Olive.

Coco.

Colza anglais.

Arachide.

Sperma-ceti.

Arachide.

Olive.

Sperma-ceti.

Arachide.

Olive.

Baleine.

Olive.

Coco.

Sperma-ceti.

LES CHEMINS DE FER

On voit , d'après ce tableau , que si l’huile de colza français est loin d'occuper le premier rang, au point de vue de la durée de la combustion, elle donne une intensité suffisante, pour peu que l’on n’emploie pas une mèche plate; elle résiste bien à la congélation et ne coûte que 137 fr. les 100 kilos à Paris (les droits d’octroi s’élèvant à 48 francs). Ces deux dernières qualités sont essentielles, étant donnés notre climat et nos habitudes d’exploitation. D’ailleurs, le colza est un produit de notre pays, et son prix est, par suite, à l’abri de certaines fluctuations que détermine toujours le moindre changement dans les relations internationales.

La forme de la mèche a une grande influence sur l’intensité de la combustion. Si l'on emploie, comme on l’avait toujours fait, des mèches plates pour l’éclairage des compartiments, l’huile de colza reste au-dessous de ses congénères. Elle regagne, au contraire, le premier rang, si l’on se décide à adopter le bec rond, qui a , il est vrai, l’inconvénient de nécessiter un verre de lampe.

Cette différence considérable tient à ce que, dans le bec rond, l’air nécessaire à la combustion arrive au centre et l’utilisation est, par suite, meilleure que dans les mèches plates où l’air ne peut arriver qu’à la surface extérieure, tandis que le milieu de la flamme manque généralement d’oxygène pour hrûler le carbone.

Étant donnée la préférence accordée à l’huile de colza, sa principale qualité est d’être parfaitement pure : aussi les cahiers de charges qu’imposent les Compagnies à leurs fournisseurs d’huile, prescrivent-ils l’essai de ces huiles par leur usage prolongé, dans des conditions déterminées à l’avance. Mais le procédé consistant à faire usage de l’huile, pour l’essayer, est long et donne des résultats peu précis.

En effet, on mélange à l’huile de colza, pour la falsifier, des huiles de cameline , de lin , d’oeillette , de ravison et de baleine dont la densité est très-inégale. Si l’on n’a pas eu la précaution de rouler, au préalable, les tonneaux, les prises d’essai faites à diverses hauteurs peuvent être tout à fait inexactes au point de vue de la densité et, par suite, de la nature de l’huile essayée.

Aussi a-t-on cherché d’autres procédés à la fois plus expéditifs et indiquant plus nettement la nature de la fraude. Nous en dirons successivement quelques mots.

Oléomêtre Lefebvre. — La densité des huiles végétales varie selon leur nature, mais elle est constante pour une huile donnée, si on la mesure à une température déterminée, à la degrés par exemple. On gradue, par conséquent, un pèse-liquide , de manière qu’il suffise de le plonger dans l’huile à essayer et de vérifier jusqu’à quelle hauteur il s’enfonce, pour être édifié sur la pureté de cette huile.

On peut, d’ailleurs, faire l’essai à toute température, excepté au-dessous de 4 degrés, température à laquelle l’huile commence à se figer, à la condition de faire une correction à l'aide d'une table jointe à l’oléomètre et donnant le poids de l’hectolitre d’huile de colza à chaque degré de température.

Néanmoins, ce procédé a l’inconvénient de ne pas déceler la nature de l’huile mélangée à celle qu’il s’agit d’essayer.

Essai par la fluidité. — Le degré de fluidité de l’huile de colza est sensiblement modifié par le mélange des autres huiles. En adaptant, par conséquent, un ajutage de faible diamètre à un tube de verre rempli d’huile, et en recueillant l’huile qui s’écoule par cet ajutage, pendant une durée de cinq minutes par exemple, le poids recueilli peut donner une idée assez exacte de la pureté de l'huile, si on la compare à un poids normal correspondant à de l’huile vierge.

On pourrait également déterminer la fluidité de l’huile, en se servant de la machine à étudier le pouvoir lubrifiant des corps gras, du système Déprcz et

APPAREILS D’ECLAIRAGE

Napoli. Cette machine était exposée dans la grande galerie de la Section Française et nous dirons quelques mots du principe sur lequel elle repose.

On donne mécaniquement à un plateau parfaitement lisse et recouvert d’une couche d’huile à essayer, un mouvement de rotation qui se communique, avec plus ou moins de rapidité, à un plateau supérieur placé en contact avec le premier. L’entrainement du plateau supérieur est d’autant plus grand que le pouvoir lubrifiant de l’huile est moins considérable. Il existe plusieurs dispositions dans le détail desquelles il serait trop long d’entrer et qui servent à apprécier graphiquement ce coefficient de frottement. Il nous suffira de dire que, si l’on a gradué l’instrument pour une huile déterminée qui, par sa pureté, a été appelée à servir de type , il peut donner des indications très-satisfaisantes sur le degré de pureté d’une autre huile à essayer.

Essai par la sécativité. — On expose à l’air, pendant un certain temps et à l’abri de la poussière, une plaque de verre sur laquelle on a déposé, au préalable, quelques gouttes de l'huile à essayer. Si l’huile de colza est pure, la goutte qui s’est étendue sur la plaque garde sa limpidité; si elle est mélangée d’autres huiles, la plaque de verre prend, au bout d’un certain temps, un aspect vernissé facile à reconnaître.

Essai par l’acide sulfurique. — Si on laisse tomber une goutte d’acide sulfurique au milieu de quelques gouttes d’huile étendues sur une plaque de verre, au-dessus d’une feuille de papier blanc, il se forme immédiatement, des auréoles dont la couleur varie suivant la nature de l’huile essayée.

L’huile de colza donne une auréole d’un bleu pâle qui disparait au bout d’un quart d’heure; mais, suivant qu’elle est mélangée d’une huile ou d’une autre, la place où est tombée la goutte d’acide devient jaune ou brune, et l’ensemble finit généralement par prendre une teinte d’un gris sale.

Si elle est mélangée d’huile de baleine, de cameline ou de lin, il ne se produit aucune auréole, mais seulement des stries colorées et un changement de couleur de la tache.

Essai de Maumené et Fehling. — En mélangeant à l’huile une quantité déterminée d’acide sulfurique, on obtient une élévation de température particulière pour chaque espèce d’huile , et déterminée par le tableau suivant :

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