LA VISION : PRODUIT OU PARASITE DE LI. C
réseau hexagonal à l’entrelac extrêmement compliqué; beaucoup plus haut, ce ne sont plus des dessins géométriques purs, mais des objets à dessin géométrique, tapis, broderies, bijoux; plus haut encore, apparaît la géométrie florale, la souplesse de la vie; au sommet enfin, et très loin au-dessus des niveaux précédents, se modèlent les figures irrégulières, d’un art parfait et vivantes, les visages, les scènes, l’individuel et l’infini déjà nommés.
Tout cela se réalise dans l’image consécutive, dans un petit disque lumineux. Une fois seulement, j'ai vu, tout en croyant ne pas rêver, la vision se dilater aux dimensions d’un paysage réel et m'y mettre en figurant.
Du haut en bas de ces degrés, j'ai eu la vive conscience d’être passif et de ne pas imaginer, de percevoir comme objets extérieurs et exogènes des phantasmes que je savais endogènes, de percevoir enfin, dans le métesthème, des formes dont la moindre surpasse infiniment les moyens d’une post-image.
Quelquefois, dès le premier stade, je sens absurdement mais vigoureusement que le disque homogène contient, virtuellement, et, mieux encore, éminemment, une infinité de figures et d'événements, À la deuxième phase, lors du foisonnement confus, J'oscille entre le sentiment d’être en présence d’un germe aux possibilités infinies, et la notion d’un travail rétinien élémentaire.
Au passage entre la deuxième et la troisième phase, quand je ne sais pas très bien si les figures qui vont s'illuminer sont encore virtuelles ou déjà réelles, tantôt je crois que la faute en est à ma perception, que j'ai affaire à une réalité infiniment complexe, mais que ma faculté de découper et identifier s'exerce mal et n’aboutit pas; tantôt je crois qu’il n’y a pas d'autre objet qu’un métesthème vaguement grouillant, et que ma mémoire échoue à le peupler d'illusions.
Ces oscillations, et même ces surimpressions, où domine tour à tour l’exesthème pur, l’exesthème interprété, l’exesthème parasité par des apparitions, mes images, ma Re ces oscillations ne s'arrêtent pas là.
Encore passif, encore perdu dans l’objet, encore à l'étape « perceptive », encore incapable de mettre à l’actif de l’image consécutive résiduelle et élémentaire tout ce qu’il y