‹ Études sur l'hallucination: II La cliniqueChapitre 152 sur 422 · VISIONS RÉDUITES A DES I. C · texte numérisé non relu

VISIONS RÉDUITES A DES I. C

naire de la vie et de l’exercice des sens, à suppléer la perception en personne.

Nous prétendons avoir une hallucination pure infiniment complexe et aussi infiniment distante des souvenirs que des exesthèmes, Mais :

Nous ne savons pas que cette hallucination est soustendue par une post-image ;

Nous ne reconnaissons pas l’objet qui a causé l’exesthème ;

Nous déclarons la post-image homogène, simple, et nous croyons que s’y crée et s y enferme une hallucination parce que nous n'avons pas vu les détails de la post-image, qui font toute la matière de l’hallucination ;

Enfin, devant une image consécutive, une hallucination ou un objet, nous affirmons parfois la complexité de notre perception malgré la pauvreté du donné et même du perçu, nous postulons la complexité de la perception, avec ou sans objet, en oubliant l’inexistence du détail ou son inconscience. Au plus pauvre exesthème peut s'appliquer la conduite du tableau le plus fouillé, et la croyance en sa vision ou même en sa présence.

Quand une image consécutive partiellement ou totalement méconnue sous-tend une hallucination, toute la matérialité, toute la sensorialité, toute l’objectivité de l’hallucination peut être dans l’image consécutive, ce qu’elle tient de l’objet, et ses propres traits. Le reste n’est pas image projetée ; le reste n’est alors que pensée, croyance et attitude, sans la moindre matérialisation de souvenirs, sans retour d’on ne sait quelles images à l’état esthésique.

Mais cette affirmation ne réduit pas le moins du monde les prétentions de l’halluciné. Il admet parfaitement que des images consécutives, des perceptions résiduelles et plus ou moins élémentaires, soient à l’occasion capables de provoquer l’absurde croyance en des perceptions d'individus parfaits. Mais il maintient que de nombreux faits se refusent à n'être ainsi que des perceptions indigentes prises pour opulentes. Ses concessions n’atténuent pas ses irréductibles affirmations : des perceptions correctes et sans objet d’arabesques, de fleurs, de visages et de scènes dans toute leur prodigalité, à propos d’exesthèmes confus; et l’intégrale

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