FAVORISER LA RÉPONSE : JE VOIS
oui, si c’est non, c’est non... Ne réponds pas pour me faire plaisir... C’est non ?... C’est ton dernier mot ?... J'attends encore un peu... »
Quelles que soient les réponses, on passe à la deuxième épreuve. L'enfant va regarder le même dessin, maïs, cette fois, en fixant un de ses points le plus rigoureusement possible.
Si, après l'examen libre des lapins, les réponses ont été négatives, « je ne vois rien, je me rappelle très bien mais je ne vois rien », la deuxième épreuve, génératrice d'images consécutives, montrera au sujet que la première expérience ne dit pas le dernier mot de la question. On peut voir un objet qui n’est plus là et le succès engage à continuer.
Si, au contraire, après examen libre des lapins, l’enfant répond « je vois », la fixation énergique du même objet, en lui révélant l’image consécutive, lui permettra de préciser ses connaissances, ses distinctions et ses futures déclarations; il ne dira plus « je vois » par confusion verbale.
L'enfant fixe donc un point du couple de lapins, un point noir sous la bouche du lapin jaune et, après vingt à trente secondes d’une fixation aisément rigoureuse, on le met en présence de l’image consécutive. Chacun connaît les particularités de celle-ci : le lapin de droite, le lapin jaune, est devenu bleu, et le lapin de gauche, le lapin bleu, est devenu jaune. Quant aux détails, œil, nez, moustaches, leur réapparition ne peut être que rarissime.
L’enfant cherche et suit sa post-image, et on lui pose quelques questions : « Vois-tu les lapins ? De quelle couleur ? De quel côté est Le jaune ? Vois-tu les moustaches ? Tu te les rappelles ? Ces trois poils qui barrent la joue du lapin... Fais comme si tu les voyais... Dessine-les avec tes yeux sur la figure du lapin bleu. Les vois-tu ? « Il est aisé de s’éterniser sur ces questions, l’image consécutive durant volontiers une minute et plus.
L'image consécutive des lapins précisée, leur rôle n’est pas toujours terminé; et la séance continue souvent par un deuxième examen libre du même dessin. On voit, en effet, sans autre éclaircissement, que la situation du sujet