PREMIÈRE SÉRIE D'ÉPREUVES
qui cherche une image eidétique diffère selon qu’il a déjà fait ou non connaissance avec l’image consécutive,
Pourquoi avoir choisi deux silhouettes animales accolées, l’une jaune, l’autre bleue, agrémentées de détails en noir: deux lapins, l’un à droite, jaune, l’autre, à gauche, bleu, les museaux barrés de précises moustaches noires ?
On sait déjà que l’image consécutive de cet objet consiste en deux silhouettes, l’une, celle de droite, bleue, l’autre, celle de gauche, jaune, sans que, règle quasi universelle, aucun des traits noirs reparaisse, Il m'a semblé qu'un tel dessin favoriserait, chez l’enfant, la tendance à neutraliser l'image consécutive négative, complémentaire et incomplète, au profit de l’image consécutive positive de Jaensch ou de l’image eidétique aux inépuisables détails.
Résumons, après ces indications concrètes, la première série d'épreuves
1° Examen libre, pendant dix à vingt secondes, d’un dessin de 5 à 6 centimètres de diamètre, amusant si possible, de teinte vive et homogène, avec quelques détails tranchés.
2° Fixation, pendant vingt à trente secondes, d’un point de ce même objet.
Si on n'obtient pas d'image consécutive nette, on « entraîne » le sujet à l’aide d’une surface colorée plus simple, mais on ne passe pas outre avant d’avoir obtenu l’image consécutive de l’objet principal.
3° Retour, facultatif, à l’examen libre du même dessin.
4 Examen libre ou fixation, facultatifs, d’un dessin plus complexe, mais appartenant au même groupe, le chien jaune aux trois ballons, par exemple.
On accompagne chaque examen de questions et d’encouragements, en évitant, avant tout, d’inhiber les sujets.
—. Tous ont obtenu de belles images consécutives négatives, et quatre fillettes de neuf à douze ans m'ont admirablement dit, après fixation du chien aux trois ballons : « Le chien jaune est devenu bleu, le ballon vert est rose, le ballon rose est vert et le ballon bleu est jaune », ordonnant