UN CAS DIFFICILE
Nous commençons par la chauve-souris. Son examen libre provoque une représentation banale, et sa fixation une image négative extrêmement tenace, qui va compromettre l'épreuve des lapins. Après leur examen libre, en effet, on obtient leur représentation et l’image négative... de la chauve-souris.
On arrive à la pièce de résistance : le mendiant. Son
examen libre permet à Ba... une description suffisante, et il assure : « je vois ». Après deux minutes de repos, M. F... engage Ba... à imaginer le mendiant, et celui-ci reparaît aussitôt : « je le vois ». « Imaginez un objet familier » « Le voyez-vous ? » .. « Oui... C’est une fiasque ». Nous insistons pour avoir des détails, et l'incertitude des réponses nous conduit à la conclusion provisoire : une image eidétique grise, homogène et de dimensions indéterminables.
On reprend une deuxième fois la vignette du mendiant. Ba... la fixe vingt secondes et revoit le carré et les silhouettes ; le carré « très foncé », mais « moins foncé que le fond »; les silhouettes « claires », mais « plus foncées que le fond! » Le banc est là, avec sa teinte naturelle, mais brusquement, la chauve-souris efface tout!
M. F... intervient et demande à Ba... d'imaginer un 2. I] le voit, « noir ». Un 3 ? Il apparaît, « brun ». Un i? ervoici, « bleu». Un a? Le voila, <cvert» (Unrorall surgit, « brun », el je note en passant que M. F... prononçait ces lettres et chiffres très lentement, avec des longues démesurées.
Je mis fin à ce jeu, et Ba... paraissant désireux de poursuivre, je lui fis fixer une dernière fois le chemineau de Jaensch; il maintint ses premières réponses. Cependant le facteur avait disparu.
On termina par vingt secondes de fixation du carré rouge. Quatre-vingt-dix secondes après, son image verte faisait place à une image noirâtre qui durait quatre minutes, Ba... restant capable, après deux minutes de repos, de la retrouver, toujours noirâtre.
Le surlendemaïin, je suis seul avec Ba...; nous causons, et j'apprends que la reviviscence de ses images le gêne