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LE PLI COURBE

visuelles, seul système de sensations et d'images pour lequel le centre sensoriel ait été nettement localisé. Si on n’admet qu’un centre, et si on se croit en droit de feindre que la même cellule et les mêmes mouvements cellulaires doublent sensations et images, le centre unique est la rétine corticale. S’1l y a deux centres, c’est beaucoup plus compliqué. Cajal, à propos de l’olfaction et dans l’hippocampe, distingue une partie antérieure, pour les sensations, et une partie postérieure, pour les images. Au niveau de la calcarine, nulle ébauche de semblable distinction n’a été faite, et on peut parler iei, avec un égal arbitraire, de centres intriqués, superposés, concentriques, ete. L'hypothèse de la dualité n’a pris quelque consistance que lorsqu'on a admis deux centres distants l’un de l’autre. Laissant alors la calcarine aux sensations, on à cherché le centre des gnosies, identifié à celui des images, quelque part dans le lobe occipital, avec une préférence marquée pour le pli courbe, en arrière du lobe temporal, au-dessous du lobe pariétal, à l’extrême avant de la sphère visuelle, au contact de la sphère auditive et du territoire praxique, loin encore de la zone tactile et des centres proprement moteurs.

Des faits avaient poussé les neurologistes, à l’époque de la fièvre localisatrice, à faire du pli courbe le centre des images verbales visuelles, et il n’est pas douteux que de très nombreuses fibres d'association transversales vont de la face interne du lobe occipital à sa face externe, de la calcarine au pli courbe. La théorie qui sépare l’image de la sensation pouvait donc s’attribuer un terrain anatomique. Pour l’hallucination, restait une difficulté. On pouvait sans doute, en attendant des précisions neurologiques, hésiter à la faire directement relever d’une activité particulière, automatique et autonome, du centre des perceptions ou du centre des images. Mais si on voulait en faire le fruit du centre perceptif excité par le centre imaginatif, de la calcarine par le pli courbe, voici où était l’obstacle :

Les connexions du lobe occipital avec le reste de l’écorce sont surtout occipitofuges, et si on décrit jusqu’à un faisceau occipito-frontal, on ne parle point de fibres fronto-occipitales. Il en est de même de la liaison calcarine-pli courbe. Déjerine étudie microscopiquement et sur coupes sériées,

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