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LIBÉRATION FONCTIONNELLE

hallucination, peut-être soutenue par des phosphènes — ce n’est peut-être pas nécessaire —, n’est que l’inconscience de ne rien voir et de pauvrement imaginer, le retour aux attitudes familières, la rumination de vieilles formules, l’application de vieux noms, de noms d'objets qui ne seraient pas reconnus s'ils étaient vus, à de nébuleux souvenirs ou à des photopsies, élémentaires, et pourtant au-dessus des facultés perceptives du sujet.

LA LIBÉRATION FONCTIONNELLE. —- La singularité que nous a parfois paru posséder l’hallucination, l’hallucination telle qu’elle est avant d’être perçue, jugée et nommée, nous allons la retrouver avec « la libération fonctionnelle ». Son désir, exprimé ici sous une forme grossière, c’est de trouver des centres pleins d’hallucinations virtuelles prêtes à se réaliser, à s’actualiser, à s'épanouir, à pulluler.

Ces hallucinations seraient perpétuellement « réduites », et ces centres verrouillés par des centres sus-jacents ; mais, à l’occasion, les centres supérieurs s’endormiraient, l’inhibition des centres supérieurs serait levée, et les hallucinations s’échapperaient.

Rien ne permet de prévoir que la théorie de la libération fonctionnelle soit bientôt en état de réaliser cette ambition. Mais elle suggère autre chose, qui nous intéresse autant.

Elle parle de phénomènes moteurs et sensitifs extraordinaires, qui né nous apparaissent pas comme primitifs mais comme nouveaux et originaux, et, pour le sujet, de perception et d'interprétation difficile, On en pourra rapprocher l’hallucination. Elle ne sera plus alors la perception sans objet d’un objet vulgaire, mais un phénomène sensitif extraordinaire que la conscience ne peut capter qu’en le soumettant à sa mesure et à ses formes.

Il est encore moins facile, ici, de répondre à la question « Comment » qu’à la question « Où ». W. James, dans un passage de ses Principes de Psychologie, considérant son courant de la Pensée, et, du même coup, les courants qui circulent dans les fibres et cellules corticales, se demande si l’éveil subit d’une hallucination, cet éclat isolé, ne vient pas de ce qu’une image, au lieu de s’écouler,

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